(latin pour « lumière de la foi ») est une encyclique du pape François s'appuyant sur les travaux préparatoires menés par son prédécesseur .. Elle porte sur la foi, une des trois vertus théologales, et s'inscrit dans le contexte de l'année de la foi..

Présentation générale La première encyclique du pape François intitulée Lumen fidei (la lumière de la foi) est présentée le par l'archevêque allemand Gerhard Ludwig Müller, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal québécois Marc Ouellet, alors préfet de la Congrégation pour les évêques et l'archevêque italien Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation. Mais elle porte la date symbolique du , fête des apôtres premiers témoins de la foi à Rome..

Cette encyclique est le fruit d'un travail largement entamé sous le pontificat de Benoît XVI. Publiée au cours de l'Année de la foi, elle forme avec les encycliques de Benoît XVI Deus caritas est et Spe salvi une trilogie sur les vertus théologales (charité, espérance et foi).. Elle est écrite aussi dans le contexte du cinquantenaire de Vatican II, concile sur la foi, et du vingtième anniversaire du catéchisme de l’Eglise catholique dont le pape François souligne la valeur fondamentale du Credo.

Le texte du pape François cherche à démontrer le caractère lumineux de la foi qui se construit dans l'être humain et l'aide à distinguer le Bien du Mal. Il retrace l'histoire de la foi de l'Église depuis l'appel de Dieu à Abraham et au peuple d'Israël jusqu'à la résurrection du Christ. Puis il décrit la relation entre foi et raison, le rôle de l'Église dans la transmission de la foi et les bénéfices de celle-ci dans des sociétés en recherche du bien commun. Le texte se conclut sur une prière à la Vierge Marie, présentée comme un modèle de foi.

Contenu Publiée en latin et traduite dans un premier temps en six langues (français, espagnol, italien, anglais, allemand et portugais), la lettre encyclique comporte et se divise en quatre chapitres, chacun présentant comme titre une citation de l'Ancien ou du Nouveau Testament qui sert de principale référence au développement. Elle s'ouvre sur une introduction en sept paragraphes et se termine sur une évocation de Marie, la (LF, 58).

Introduction : Lumen Fidei François rappelle que la lumière de la foi est le de Jésus qui se présente par opposition aux ténèbres dans l'Évangile selon Jean : (§1). Le pape évoque aussitôt après la rencontre de saint Paul avec Jésus, qui est une expérience de lumière dont il se dit transfiguré. François s'inscrit donc d'emblée dans l'héritage paulinien qui présente la foi comme une expérience personnelle ..

Une lumière illusoire ?

Le pape s'attache ensuite à répondre aux objections qui peuvent s'élever contre la pertinence de la foi, citant notamment Friedrich Nietzsche. Il distingue , apportées par la science, de apportée par la foi, qui montre le chemin (§ 2 et 3).

Une lumière à redécouvrir.

François insiste sur le caractère particulier de la lumière de la foi qui éclaire toute l'existence de l'homme et qui tient de sa : Dieu (§ 4 et 5). Il évoque Vatican II qui a invité les croyants à remettre au centre de leur existence (§ 6). Il déclare enfin assumer le travail de Benoît XVI sur la foi, (§ 7).

Chapitre 1 : Nous avons cru en l'amour (cf. 1 Jn 4, 16) Dans ce chapitre, le pape retrace l'histoire de la foi et de ses grands témoins.

Abraham, notre père dans la foi

Le patriarche Abraham est longuement évoqué en trois paragraphes, ce qui permet au pape de .. L'expérience de la foi est singulière et relationnelle : à l'instar du patriarche, chacun peut la vivre en s'engageant dans une réponse personnelle à l'appel de la parole de Dieu (§ 8). Dieu qui appelle les hommes n'est pas un Dieu étranger mais un Dieu paternel, source de bonté et cause de tout (§ 11).

La foi d’Israël

La confession de foi d'Israêl se fait dans la continuité de celle d'Abraham : le récit des bienfaits de Dieu qui tient ses promesses se transmet de génération en génération (§ 12). Se tourner vers Dieu garantit l'homme de l'idolâtrie et lui assure une stabilité dans la foi. L'idolâtrie est contraire à la foi car elle égare l'homme sur des chemins et des désirs multiples (§ 13). Est ensuite évoqué Moïse, entre Dieu et son peuple. L'acte de foi de chacun s'inscrit dans l'acte de foi de la communauté, du peuple d'Israël (§ 14).

La plénitude de la foi chrétienne

Selon les paroles de Jésus que le pape rappelle, la foi d'Abraham était dirigée vers le Messie. (§ 15). L'histoire de Jésus et de son ultime sacrifice pour les hommes est et de l'efficacité de l'amour (§16). La résurrection du Christ opérée par l'amour du Père confirme cette fiabilité, Dieu agissant concrètement dans le monde et dans l'histoire pour en déterminer le destin final (§ 17). Le pape insiste sur l'importance de la relation personnelle que le croyant entretient avec Jésus et qui lui permet de et de (§ 18).

Le salut par la foi

Dans les §19 à 21 est développé le pouvoir de la foi chrétienne qui est de transformer l'homme en , , participant à l'amour de Dieu par l'action de l'Esprit saint. C'est par cette ouverture à l'amour divin que s'opère le salut qui est un don de Dieu.

La forme ecclésiale de la foi

Citant saint Paul, le pape rappelle que par la foi, l'homme devient aussi membre du Corps mystique du Christ, c'est-à-dire membre de l’Église en tant que communauté de croyants. Les chrétiens sont un seul corps sans perdre pour autant leur individualité. C'est pourquoi la foi ne peut pas être quelque chose de privé ni une conception individuelle et subjective (§ 22).

Chapitre 2 : Si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas (cf. Is 7, 9) Le deuxième chapitre porte sur le lien étroit entre foi et vérité..

Foi et vérité

Dans le paragraphe 23, le pape se livre à une exégèse des paroles du prophète Isaïe (Is 7, 9), comparant le texte hébraïque qui lie foi et fermeté, et sa version grecque qui lie foi et compréhension. Puis il propose la synthèse qu'en a faite saint Augustin quand il évoque la vérité à laquelle on peut se fier et qui permet de rester ferme. À partir de là, il avance dans le paragraphe suivant que et que l'homme a besoin de la connaissance pour avancer. Ce lien entre foi et connaissance doit être rappelé dans que connaît le monde contemporain où la culture dominante tend à ne considérer que la vérité technologique et l'homme à ne croire que ce qui peut être construit par lui et mesuré par la science. Sont évoqués ensuite le relativisme, face aux totalitarismes du puis le refus de la connexion entre vérité et religion, face au fanatisme, auxquels le pape oppose , la question (§ 25).

Connaissance de la vérité et amour

Le texte s'attache à définir le type de connaissance propre à la foi, en citant l'expression de saint Paul : . Il lie foi et amour dans la mesure où l'amour porte une lumière, où il est connaissance (§ 27 et 28).

La foi comme écoute et vision

Présentée dans la Bible comme une écoute, la foi est liée à l'ouïe. Réfutant l'opposition faite entre cette approche biblique et l'approche grecque fondée sur la vision, le pape affirme que l'Ancien Testament concilie au contraire les deux types de connaissance, (§ 29). Cette connexion se lit aussi dans l'Évangile de Jean avec la personne concrète de Jésus qui est vu et écouté : la Parole qui s'est faite chair (§ 30 et 31).

Le dialogue entre foi et raison

Ce dialogue naît dès les premiers temps de l'Église : . Le texte fait référence ensuite à l'encyclique Fides et Ratio de saint Jean-Paul II qui développe cette complémentarité (§ 32). Est évoqué ensuite le cheminement de saint Augustin (§ 33). Cette section se clot sur l'importance de ce dialogue à l'époque contemporaine où la vérité est souvent réduite à une subjectivité individuelle (§ 34).

La foi et la recherche de Dieu

Ce passage de l'encyclique confirme l'importance du dialogue avec les hommes et les femmes d'autres religions, des humanistes et tous ceux qui cherchent à faire le bien, que Benoît XVI avait soulignée en 2011 à Assise lors de la journée de dialogue, de réflexion et de prière pour la paix. (§ 35).

Foi et théologie

Dans cette dernière section du deuxième chapitre de l'encyclique, le pape affirme que la théologie est impossible sans la foi (§ 36).

Chapitre 3 : Je vous transmets ce que j'ai reçu (cf. 1 Co 15, 3)

Chapitre 4 : Dieu prépare pour eux une cité (cf. He 11, 16)

Bibliographie L'encyclique Lumen fidei en ligne sur le site du Vatican. . .

Notes et références

Annexes Articles connexes Le Christ mort Constitution Dei Filius Constitution Dei Verbum Catéchisme de l'Église catholique

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