La famille Goullet de Rugy est une famille subsistante de la noblesse française originaire de Metz.
Elle compte parmi ses membres un capitaine de la grande fauconnerie de France, un conseiller au parlement de Metz, des officiers supérieurs et généraux dont plusieurs ont servi dans l'artillerie et ont été décorés de l'ordre de Saint-Louis, un polytechnicien, un président de l'Assemblée nationale puis ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire (François de Rugy) sous la Cinquième République
Origines Dans son Armorial général de France, Louis Pierre d'Hozier précise que les Goullet de Rugy, mentionnés sous l'Ancien Régime à Metz en Moselle, étaient de confession protestante jusqu'à la révocation de l'édit de Nantes.
Noblesse La famille Goullet de Rugy reçut en avril 1785 des lettres de confirmation et d'anoblissement « en tant que de besoin ».
D'Hozier donne copie des lettres de confirmation et d'anoblissement « en tant que de besoin » données par le roi Louis XVI à Jean Melchior Goullet de Rugy en . Ces lettres rapportent une tradition prétendant que la famille Goullet aurait été anoblie par le roi Charles VI toutefois cette tradition n'est pas confirmée à ce jourLa généalogie de cette famille ne confirme pas cette tradition. De plus si la famille Goullet de Rugy avait été réellement anoblie par le roi Charles VI elle aurait fait l'objet de maintenues en la noblesse dans les siècles suivants, Metz faisant partie des Trois Évêchés occupés par la France depuis 1552 et définitivement rattachés en 1648 par le Traité de Westphalie.. Cette famille a pu être confondue avec une autre famille des Trois Évêchés, noble d'extraction, qui comptait parmi ses membres Jean Goulet, dit le Capitaine balafré, à cause d'une blessure reçue en combattant à la tête d'une compagnie de gendarmes sous le règne du roi Henri IV. Alexandre Pierre Goulet de Montlibert, seigneur de Secourt, né à Metz le , reçu conseiller au Parlement de Metz le , en remplacement de son grand-père maternel Pierre-François Lefebvre, mort en 1740. Il était le fils de Maximilien Goulet, chevalier, seigneur de Secourt, brigadier ingénieur des armées du roi, et de Marie-Marguerite Lefèbvre de Vulmont. Il a laissé une fille Anne Goulet de Montlibert, née à Metz en 1736, mariée à Jacques-François de Candale, baron du Lau, capitaine au Régiment de BourbonnaisEmmanuel Michel, Biographie du parlement de Metz, Metz, 1855..
Selon Régis Valette la famille Goullet de Rugy a accédé à la noblesse en 1765 par l'exercice d'une charge au parlement de MetzRégis Valette, Catalogue de la noblesse française au , 2002, .. D'Hozier mentionne en effet un membre de la famille Goullet de Rugy qui fut conseiller au parlement de Metz mais la charge de conseiller au sein de ce parlement ne donnait la noblesse qu'au terme de la deuxième génération d'exercice successif de la dite charge (noblesse graduelle)François Bluche et Pierre Durye, L'anoblissement par charges avant 1789, .. Il s'agit de Philippe-Auguste Goullet (1724-1810) qui n'a pas contracté d'alliance. Cette information de Régis Valette ne semble ainsi pas fondée.
La famille Goullet de Rugy a été admise en 1945 au sein de l'Association d'entraide de la noblesse française (ANF).
Armes Les armes de la famille Goullet de Rugy se blasonnent ainsi : D'azur au lion d'or grimpant une fontaine d'argent
Généalogie
(Tableau de descendance non exhaustif)
Possessions Crespy Rugy : d'Hozier précise que la famille Goullet a acquis ce fief au de la famille Petitjean, seigneurs de Rugy, en Moselle. David Goullet épouse Judith Petitjean le au temple de Metz (en secondes noces car il était veuf), celle-ci était la fille de Charles Petitjean, seigneur de Rugy (1622-1720), et d'Élisabeth de Moranville (1630-1681), d'une famille calviniste. C'est ce mariage qui fait entrer la terre de Rugy dans la famille GoulletLouis Pierre d'Hozier, Armorial général de France, volume 7, , ..
Alliances Les principales alliances de la famille Goullet de Rugy sont : Braconnier (), Dubois (1579 et 1599), Schott (1583), Mongin (1624), Jennet (1657), Petitjean (1675), Charpentier (1719), Le Coq (1719), de Grégoire de Saint-Sauveur (1743), de Lasalle (1759), d'Herbelet (1759), Picard d'Eisch (1782), Tardif de Petiville (1797), Marchal de Corny (1821), de Caulaincourt (1830), de Beaufort (1835), Coustant d'Yanville (1838), de Romanet (1858), de Redon (1858), Bigot de Morogues (1861), de La Rochelambert (1867), Dufresne de La Chauvinière (1900), du Plessis d'Argentré, Denize, Danguy des Déserts (1927), de Guillebon (1928), Colin-Barrand, Le Bouteiller, de Mathan (1930), Bernard de Courville (1946), du Plessis de Grenédan (1964), Mazier de Montbrillant (1970).
Pour approfondir Bibliographie Louis Pierre d'Hozier, Armorial général de France, volume 7, , Émile Auguste Nicolas Jules Bégin, Biographie de la Moselle, ou : Histoire par ordre alphabétique de toutes les personnes nées dans ce département, qui se sont fait remarquer par leurs actions, leurs talens, leurs écrits, leurs vertus, ou leurs crimes, volume 4, 1832, , Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au , 2002,
Articles connexes Rugy Liste des familles subsistantes de la noblesse française (A à K)
Liens externes
Notes et références Notes
Références
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