Ioánnina, parfois en français : Jannina ou Janina, (en , souvent appelée ou encore ; ; en ) est la ville la plus importante d'Épire, au nord-ouest de la Grèce. C'est le chef-lieu du district régional d'Ioánnina, ainsi que la capitale de la périphérie d'Épire, mais aussi celle du diocèse décentralisé d'Épire-Macédoine occidentale.
Géographie La population de la municipalité de Ioánnina est de selon le recensement de 2011Statistiques Grèce EL.STAT ( de Grèce). La localité est située à au nord-ouest d'Athènes, à au sud-ouest de Thessalonique et à du port d'Igoumenítsa. Elle se trouve à une altitude de , sur la rive ouest du lac Pamvotida.
Histoire
Antiquité
Moyen Âge
Temps modernes
Époque contemporaine
Population
Transports Transport aérien Ioannina abrite l'aéroport d'Ioannina.
Liaisons routières L'autoroute A2 (Egnatia Odos), qui fait partie de la route européenne 90, passe par Ioánnina. Elle relie le port d'Igoumenítsa de la côte ouest, au village de Kípi, à la frontière orientale gréco-turque. L'autoroute A5 relie Ioánnina à Patras. La route nationale E05 mène à Antirion, la route nationale E06 reliant Igoumenítsa à Vólos traverse Ioánnina. La route nationale E020 relie Ioánnina à Kozáni.
Histoire
Deux origines sont avancées pour le nom de la ville. Ioánnina proviendrait du nom du constructeur de la forteresse, un certain Ioánnis. Elle pourrait tirer son nom du monastère dédié à saint Jean Baptiste qui se situait dans la forteresse avant sa destruction en 1611. Les deux hypothèses ne sont bien sûr pas exclusives l'une de l'autre.
La ville aurait été fondée (ou fortifiée seulement selon Procope de Césarée) par l'empereur byzantin Justinien au . En 879, on sait qu'elle était le siège d'un évêché : Zacharias, évêque de Ioanniki signe le registre du synode à Constantinople. Elle abritait entre autres une importante communauté romaniote.
Pendant longtemps, la ville se limite à la forteresse.
En 1430, la ville est conquise par les armées de Mourad II sur le comte de Céphalonie et devient la capitale du pachalik d'ÉpireN.Clayer, Dictionnaire de l'Empire Ottoman, sous la direction de François Georgeon, Nicola Vatin et Gilles Veinstein, Fayard 2015, .
Au début du , elle est la capitale d'Ali Pacha, le gouverneur d'Albanie, de Macédoine et de Thrace, nommé par l'empire ottoman, et qui est tué en 1822 par des agents du sultan dans le monastère de Panteleïmon sur l'île située au centre du lac Pamvotis, après un siège au cours duquel la ville est détruite.
Un bureau de poste autrichien y est ouvert en 1857Österreich 1850-1918, Spezialkatalog und Handbuch, von Dr. Ulrich FERCHENBAUER, Wien 1981, Post inder Levante (en allemand). La ville est alors le chef-lieu du pachalik de Ioannina qui couvre l’Épire et le sud de l'Albanie et qui devient en 1867 le vilayet de Ioannina.
La ville est rattachée à la Grèce en 1913, à l'issue de la première guerre balkanique.
Le , le professeur Moses S. Elisaf, responsable de la minuscule communauté juive de Ioánnina est élu maire, probablement le tout premier juif de l’histoire moderne de la Grèce à prendre la tête d’une municipalité.
Ioánnina au Ioánnina est une ville étudiante qui accueille quelque de l'université d'Ioánnina.
La ville possède trois mosquées réaffectées, chose rare en Grèce. . 300px|thumb|Déportation des juifs d'Ioánnina. La communauté juive romaniote, très ancienne, a été presque éradiquée par les nazis ; la communauté ne compte plus qu'une cinquantaine de membres. Elle possède une synagogue dans le quartier du Kastro.
Ioánnina a donné son nom à un compromis sur les règles de vote au sein du Conseil de l'Union européenne : le compromis de Ioánnina du , qui a mis fin à un long débat sur les règles de vote et de prise de décision dans l'Union européenne élargie à la Finlande, l'Autriche, la Suède et la Norvège, a eu à trancher la question de la minorité de blocage Armelle Renaut-Couteau, Jean-Claude Masclet, Les institutions et organes de l'Union européenne, Publications de l'Université de Rouen, 1995 - 342 pages p. 57 .
Éducation L'université d'Ioánnina est une située à cinq kilomètres au sud-ouest d'Ioánnina. L'université a été fondée en 1964, comme partie l'Université Aristote de Thessalonique et est devenue une université indépendante en 1970. Aujourd'hui, l'université est l'une des principales institutions universitaires de Grèce.
Jumelages
Personnalités Ali Pacha de Janina (v. 1750–1822), gouverneur et chef militaire ottoman né à Tepelen (Albanie actuelle). Athanásios Psalídas (1767–1829), né à Ioánnina, un des premiers écrivains grecs modernes. Essad Pacha (1862–1952) et son frère Vehib Pacha (1877-1940), généraux ottomans ; leur père avait été maire de Ioánnina. (1863–1920), homme politique ottoman Mit'hat Frashëri (1880–1949), né à Ioánnina, diplomate, écrivain et homme politique albanais. (1926–1991) né à Neraïda de Tríkala, écrivain et directeur de la revue littéraire et historique "IPIROTIKI ESTIA" (1956-1991) Károlos Papoúlias, (1929-2021) né à Ioánnina, président de la République grecque de 2005 à 2015. Michális Spéngos, né à Ioánnina en 1963, écrivain. Sotíris Leontíou, né à Ioánnina en 1984, footballeur.
Galerie
Dans la littérature La ville de Janina apparait dans le roman d'Alexandre Dumas, Le comte de Monte-Christo (« On vous écrit de Janina »)
Notes et références
Annexes
Articles connexes Liste de villes de Grèce Baiounitai
Liens externes
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