Le quai de Bondy est une voie publique située dans le 5 arrondissement de Lyon, en France.

Situation et accès vignette|213x213px|Le quai la nuit.|centré

Situation Il se trouve en rive droite de la Saône, entre le quai Romain-Rolland au sud et au niveau de la place Ennemond-Fousseret, et le quai Pierre-Scize au nord, au niveau de la place Gerson, en face de la passerelle Saint-Vincent. Il est desservi par le pont de la Feuillée, qui le relie au arrondissement.

Accès

En autobus L’arrêt La Feuillée est desservi par la ligne de bus à haut niveau de service TB11, et d’autres lignes majeures et secondaires du réseau d’autobus lyonnais.

À vélo Le circuit n°3 du réseau cyclable des Voies Lyonnaises passe également par le quai.

Odonymie Le quai porte le nom de Pierre-Marie Taillepied, comte de Bondy, né à Paris en 1766 et mort en 1847, qui fut préfet du Rhône de 1810 à 1814Louis Maynard, Histoire, légendes et anecdotes à propos des rues de Lyon, avec indication de ce qu'on peut y remarquer en les parcourant..

C'est durant ses fonctions que fut créé et constitué le quai actuel.

Ce nom fut attribué le (délibération municipale)..

Histoire vignette|gauche|redresse|Dé de piédestal à Caius Novellius Januarius, musée gallo-romain de Fourvière, trouvé quai de Bondy en 1873, . vignette|Plattes (bateaux-lavoir) sur les berges de la Saône, quai de Bondy. Durant l'Antiquité, le site faisait partie des rives de Saône, sous la ville romaine de Lugdunum, l'actuelle Lyon. Plusieurs éléments antiques datant de l'époque romaine ont été trouvés lors de la construction du quai de BondyAnne-Catherine Le Mer, Claire Chomer, Carte archéologique de la Gaule, Lyon 69/2, Paris, 2007, , pp. 469-470. : le dé d'un piédestal à Caius Novellius Januarius de la cité des Vangions, représentant un batelier sur la Saône. Ce dé daté de 216 a été découvert en 1873 en remploi du mort d'écurie de l'hôtel des Trois Ambassadeurs ; un cippe portant une inscription funéraire en l'honneur de Severia Philumena ; des estampilles d'amphores conservées au musée gallo-romain de Fourvière ; une inscription incomplète mentionnant le Ségusiave Caius Ulattius.

Au , la rue porte le nom de rue de la Saulnerie, en raison des marchands sauniers qui y sont installés.

En 1540, le plafond des chambres de l'auberge du Porcelet s'effondre sur des clients, causant la mort de trois gentilshommes bourguignons, Messieurs de Sénécé, de Corberon et de Sarcy ; cet épisode a donné lieu à plusieurs textes, dont un attribué à Maurice Scève :

Cette même auberge du Porcelet abrita jadis les partisans de la démolition de la citadelle de Lyon, rasée en 1585, connus comme les pourcelets ligueurs de Lyon.

Avant la construction du quai au début du , la rue porte le nom de : rue de Flandre et est bordée de maisons entre la rue et la Saône. La construction des quais de Saône débute véritablement avec la Révolution française et les destructions qu'elle entraîne, à l'exception d'une petite portion du quai de la Baleine constituée dès 1674p. 62. Le quai actuel, du pont du Change, détruit en 1974 et le quartier de Bourgneuf, aujourd'hui le quai Pierre-Scize, est mis en adjudication le pour , pour sa construction demandé par le comte de Bondy, préfet du Rhône, qui lui donne son nom.

En , le pont la Feuillée est construit et ouvert, permettant de relier le quai de Bondy à la Presqu'île, centre de Lyonp. 61.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : maison style ; : maison du Chapeau rouge ou hôtel du Louvre ; : maison du abritant un escalier à vis ; : le palais Bondy, abritant deux salles de spectacle dont la salle Molière, édifié de 1902 et 1904 par l'architecte Eugène Huguet ; : maisons du ; : emplacement de la Galerie K, galerie d'art ouverte par le poète Roger Kowalski et sa femme Colette en 1974, quelques mois avant sa mort, et qui ferma ses portes en 1989.

Notes et références Notes

Références Jean Pelletier, Connaître son arrondissement, le 5e, éditions lyonnaises d'art et d'histoire, 2001, 127 pages, :

Autres références :

Voir aussi Liste des monuments historiques de Lyon

Bondy Bondy