Ahmad Assi Jarba, né en 1969 à Kameshli en Syrie, est un homme politique syrien, président de la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution (CNFOR) du انتخاب الجربا رئيسا للائتلاف السوري, Al Jazeera, 6 juillet 2013Ahmad Jarba élu président de la Coalition de l'opposition syrienne, Le Monde, 6 juillet 2013 au Syrie: la coalition regroupant l'opposition a un nouveau chef, Le Point, 10 juillet 2014. L'organisation, fondée lors de la guerre civile syrienne, réunit les principales composantes de l'opposition, dont le Conseil national syrien dirigé par le chrétien Georges Sabra.

Biographie Origines et études Ahmad Assi Jarba est un chef bédouin de la confédération tribale des Chammar., très influente à l'est de la Syrie et présente également en Irak, en Arabie saoudite et en Jordanie Profile: Ahmad Jarba, Syrian opposition leader, BBC News, 8 juillet 2013. Elle prend ses origines historiques dans la région saoudienne du Nejd, dont est issu le roi AbdallahQui est Ahmad Jarba, nouveau chef de la Coalition nationale syrienne?, Radio France International, 8 juillet 2013, et s'avère .

Il est diplômé en droit de l'université arabe de BeyrouthAhmad Assi Jarba, chef de tribu et opposant de la première heure, L'Orient-Le Jour, 6 juillet 2013.

Opposition au régime baasiste

Il est emprisonné entre 1996 et 1998 pour son opposition à Hafez el-Assad, puis de nouveau détenu en , quelques jours après le déclenchement de la guerre civile syrienne. Libéré en , il s'enfuit au Liban, puis s'installe en Arabie saoudite où il maintient des relations étroites avec la tête du royaume. Il rejoint ensuite le Conseil national syrien, puis la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution (CNFOR) créée en , dans laquelle il représente les tribus syriennes.

Responsable au sein de la CNFOR (2012-2013)

Au sein de la CNFOR, il est chargé de l'action humanitaire pour les réfugiés syriens, dont il a visité plusieurs camps ; puis du dossier de l’armement de la rébellion. Il fait à ce titre partie de plusieurs délégations de la coalition ayant visité des pays arabes et européens pour les convaincre d’armer les rebelles, Le Parisien, 6 juillet 2013. Il profite notamment de sa proximité avec les services secrets saoudiens pour négocier l’achat d’armes dans les surplus croates.

Il quitte brièvement l'organisation en pour protester contre l'élection au poste de Premier ministre de Ghassan Hitto, mais la réintègre à la suite du soutien que lui apporte la faction de l'opposant syrien historique Michel Kilo.

Présidence de la CNFOR (2013-2014)

Mouaz al-Khatib démissionne de la présidence de la CNFOR en en dénonçant l'insuffisance de l'aide apportée par la communauté internationale et les pressions du Qatar et de l'Arabie saouditeAhmed Moazz Al Khatib reste à la tête de la Coalition Nationale syrienne, Ignace Leverrier pour Le Monde, 24 mars 2013Coups de Trafalgar pour l'opposition syrienne, Le Point, 25 mars 2013. Après l'intérim assuré par Georges Sabra, l'organisation se rassemble fin mai pour désigner son successeur, mais ajourne la décision en raison de ses divisions et de la guerre d’influence que s’y livrent ses principaux parrains, le Qatar et l’Arabie saoudite.

Elle se réunit finalement en juillet à Istanbul, après s'être élargie à des personnalités réputées plus proches des Saoudiens. C'est au troisième jour de la réunion qu'Ahmad Assi Jarba est élu par les 114 membres de la CNFOR en obtenant 55 voix contre 52 à Mustafa al-Sabbagh, un homme d’affaires considéré comme proche du Qatar. Ahmad Assi Jarba a notamment reçu le soutien de l'Arabie saoudite et de la faction de l'opposant Michel Kilo, dont il est proche. Il a pour vice-présidents Suheir Atassi, Mohammed Farouk Tayfur et Salim Muslit ; et pour secrétaire général Badr Jamous, qui succède à ce poste à Mustafa al-Sabbagh.

Après son élection, il déclare dans un communiqué que sa , cible d’une nouvelle offensive des forces du régime et du Hezbollah libanais qui cherchent à reprendre les quartiers rebelles. Il propose également aux forces de Bachar el-Assad une trêve pendant le mois du ramadan et annonce des renforts en provenance de son allié saoudien.

Comme son prédécesseur Mouaz al-Khatib, il demande que soit installée une zone d'exclusion aérienne dans le nord de la Syrie. Il déclare également : "La France a une responsabilité historique" en Syrie, Le Monde, 25 juillet 2013. Il ajoute à ce sujet : .

Après le massacre de la Ghouta du , il demande que soit menée et que Bachar el-Assad et sa famille comparaissent devant la Cour pénale internationale. Il affirme par ailleurs : Ahmad Jarba : «Assad doit être jugé par la Cour pénale internationale», Le Parisien, 29 août 2013.

Le , il est réélu à la présidence de la CNFOR face à Riad HijabSyrie: Jarba réélu à la tête de la Coalition nationale d'opposition, Le Point, 6 janvier 2014.

Il cède sa place à Hadi el-Bahra, élu le .

Poursuite dans l'opposition

Le , il fonde avec d'autres opposants syriens le mouvement politique Ghad al-Suri (« Le Mouvement de Demain de la Syrie ») dont il prend la présidence.Il a rencontré Masrour Barzani, pour discuter des développements récents en Irak, en Syrie et dans la région au sens large, et l’importance de résoudre les conflits régionaux par le dialogue.

Distinction

Chevalier de la Légion d'honneur

Notes et références

Catégorie:Naissance en septembre 1969 Catégorie:Naissance à Qamichli Catégorie:Personnalité politique syrienne du XXIe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Personnalité de la guerre civile syrienne Catégorie:Exilé politique du XXIe siècle Catégorie:Étudiant de l'université américaine de Beyrouth Catégorie:Juriste syrien du XXe siècle