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Origine La plus ancienne trace connue en Belgique de cette famille remonte à Diego de Villegas († 1561). Il était un marchand castillan basé à Anvers et fut cité dans un acte d'achat de poivre le . Il avait épousé Adrienne de la CoronaJean-François Houtart, Anciennes familles de Belgique, Recueil LXI de l'Association royale Office Généalogique et Héraldique de Belgique, Bruxelles, 2008, ..
Héraldique
Armes anciennes Les armes anciennes de la famille de Villegas se blasonnent comme ceci : d'argent à la croix florencée de sable, vidée du champ, à la bordure de gueules chargée de 8 chaudières d'or posées 3, 2 et 3. Le tout surmonté d'un dextrochère armé d'une épée d'argent tenue dans une main de carnationJacques H.T.J. de Neufforge, Armorial du Royaume de Pays-Bas, planche 2..
Branche contemporaine de Clercamp Les armoiries de la branche de Clercamp se blasonnent comme ceci : d'argent à la croix florencée de sable, vidée du champ, à la bordure componée de seize pièces, huit de gueules, chargées chacune d'une tour d'or et huit d'argent, chargées chacune d'une chaudière de sable. Couronne : de comte des Pays-Bas à trois fleurons séparés par une perle surélevée. Supports : deux léopards lionnés d'or tenant chacun une bannière, celle à dextre aux armes de l'écu, celle à senestre d'argent à deux loups passants de sable, l'un sur l'autre, et à la bordure de gueules chargée de huit flanchis d'or (d'Ayala). Devise : Vilia ne legas (de sable sur un listel d'argent)Oscar Coomans de Brachène, État présent de la noblesse belge, Annuaire de 1982, seconde partie, V - Vin, Collection "ETAT PRESENT" a. s. b. l., 1982, .. Branche contemporaine de Saint-Pierre Jette
Les armoiries de la branche de Saint-Pierre Jette se blasonnent comme ceci : écartelé: au 1 d'or à la fasce bretessée et contrebretessée de sable (Kinschot); au 2 fascé d'or et de sinople de six pièces (Oyenbrugge); au 3 d'argent à cinq losanges de gueules, accolés en bande (van Ophem); au 4 d'argent à un cœur de gueules, sommé d'une couronne royale d'or, et au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or (Douglas dit Schott); sur le tout : un écusson d'argent à la croix florencée de sable, vidée du champ, à la bordure componée de seize pièces, huit de gueules, chargées chacune d'une tour d'or et huit d'argent, chargées chacune d'une chaudière de sable (Villegas). Couronne : à treize perle, dont trois relevées. Supports : deux léopards lionnés d'or, armés et lampassés de gueules, tenant chacun une bannière, à dextre aux armes du surtout, et à senestre d'azur au chevron accompagné de trois barillets couchés, le tout d'argent (van der Laen). Devise : Vilia ne legas (de sable sur un listel d'argent). Branche contemporaine de Villegas Les armes de la branche de Villegas se blasonnent comme ceci : d'argent à la croix ancrée de sable, à la bordure de gueules chargée alternativement de 8 tours d'or et de 8 chaudrons de sable. Symbolique Le chaudron signifie que la famille entretenait un régiment à ses frais dans la lutte contre les Maures. La croix représente l'Ordre du Christ; les tours, le nombre de seigneuries possédéesSource: Site du château de Rivieren..
Preuves de noblesse À la page 80 du livre Cofradia di Santiago, livre sur parchemin de 1501 photographié à Burgos par le comte Fernand de Villegas en 1903, sont représentés deux chevaliers Ruiz de Villegas à cheval en armure armés et casqués tenant un bouclier à ses armes (très proches des armoiries actuelles). {Ce précieux livre est considéré comme le plus ancien armorial équestre d'Europe Jehan le Manant.
Un document intéressant daté du signé par Richard de Grez, Premier Roy d'Armes provincial de Sa Majesté Impériale et Catholique nous montre les huit quartiers de noblesse de Don Paul Joseph de Villegas, Ecuïer. Nous trouvons parmi ses ascendants de la branche d'Hovorst les personnages suivants : Don Melchior de Villegas, Ecuïer (sic), seigneur d'Hovorst et de Bouchout, fils de Melchior, il avait épousé dame Jeanne Mechelmans. Leur fils, Messire Paul Melchior de Villegas, baron d'Hovorst, seigneur de Bouchout, Vriesel et de Wester.. (fin du mot illisible) avait épousé Dame Marie Isabelle d'Ophem. Leur fils Don Melchior de Villegas a épousé Dame Marie Caroline de Dongelberghe. Nous retrouvons donc comme quartiers : VILLEGAS, MECHELMANS, OPHEM, VITS, DONGELBERGHE, OUDAERT, RIJSWIJCK et VITS.
Une gravure signée par J. Harrewijn nous montre un bourdon (énorme cloche) décoré des armes d'Anne Pétronille de Villegas et de son mari Don Gaspard del Vaus y Frias, ancien conseiller et Maître de la Chambre des comptes de Bruges et ensuite du Conseil de guerre de Sa Majesté Catholique et Contador principal del Exercito aux Pays-Bas. Sur ce bourdon, on peut lire "Illustris Domina Anna Petronilla De Villegas 1686". Sa sœur Régine fut inhumée en 1735 au côté de son mari Melchior van Velde au grand chœur de l'ancienne église Sainte-Catherine de Bruxelles. (d'après le Grand Théâtre du Duché de Brabant), cette gravure montre également huit quartiers : VAN VELDE, LAESSEN, CORTBEMDE, PARYS, VILLEGAS, MECHELMANS, VAN OPHEM et VITS.
La branche de Villegas de Clercamp obtient concession du titre de comte transmissible à la primogéniture mâle en 1820 et 1967.
Une seconde branche portant le nom de Villegas de Saint-Pierre Jette obtint confirmation du titre de comte de Saint-Pierre-Jette en 1767, reconnaissance de noblesse et du titre de comte transmissible à la primogéniture mâle en 1866, extension de ce titre de comte pour toute la descendance en 1934.
Une troisième branche portant le nom de Villegas obtint reconnaissance de noblesse en 1822.
Lignages de Bruxelles
De nombreux membres de cette famille furent admis au lignage de Roodenbeke et ce dès 1654: Balthazar-Joseph-Ignace, seigneur d'Estainbourg, admis en 1745 au Roodenbeke. Charles-Emmanuel, admis en 1730 au Roodenbeke. Ferdinand, baron d'Hovorst, seigneur de Viersel, admis en 1675 au Roodenbeke. Ferdinand-Charles-Melchior, admis en 1761 au Roodenbeke. Ferdinand-Melchior-Charles, seigneur d'Aa, admis en 1729 au Roodenbeke. Gaspard-Bernard-Jean-Dominique, comte de St.-Pierre-Jette, admissible au lignage de Roodenbeke. Gaspard-Joseph-Liévin-Ghistlain, époux de Marie-Thérèse van den Broeck, admis en 1757 au Roodenbeke. (Filiation 101). Gaspard-Melchior, seigneur d'Aa, admis en 1702 au Roodenbeke. Le chevalier Jacques Ferdinand, seigneur de Serville, admis en 1655 au Roodenbeke. Le vicomte Gaspard-Joseph fut admis en 1712 au Roodenbeke. Melchior-Joseph-Alexandre, admis en 1775 au Roodenbeke. Messire Didace-Ferdinand, seigneur de Bouchout, admis le au Roodenbeke. Messire Gérard-François-Balthazar, comte de St.-Pierre Jette, baron de Rivière, Ganshoren, Releghem et Ham, admis en 1712 au Roodenbeke. Messire Paul-Melchior, créé baron d'Hovorst en 1675, admis en 1654 au Roodenbeke. Messire Paul-Philippe, époux d’Anne-Thérèse de Kinschot, seigneur de Luttre, admis en 1691 au Roodenbeke (Filiation 110). Tous les membres de la famille de Villegas (Clercamp et Saint-Pierre-Jette) en descendent. Philippe-Melchior-Emmanuel, seigneur de Clercamp, admis en 1720 au Roodenbeke.
Les premiers degrés aux Pays-Bas I) Diego de Villegas, mort . Les actes le citent comme "marchand espagnol". Les enfants du couple Villegas-Corona édifièrent à leur mémoire un beau monument funéraire à N-D de Bruges, avec tableau de quartiersSerait venu selon Azevedo (auteur tardif du ) en qualité de capitaine d'infanterie et gentilhomme de Charles-Quint. Toutefois aucun acte authentique ne rappelle cette qualité, incompatible avec sa compétence et son savoir-faire de grand marchand international..
Les archives, même devenues fragmentaires, donnent une idée de son activité de grand marchand :
, requis de payer à Philippe Pottier, marchand de Paris actuellement à Anvers, 81 livres de Flandre pour achat de poivre. , envoie d'Anvers à Lisbonne de froment , achète 160 quintaux de métal à Edmond Doppelgieter, marchand d'Aix la Chapelle. , Villegas répond à Pedro Nunez, marchand en Andalousie. , Villegas expédie avec Diego de la Torre arobes de sucre d'Anvers à l'Île São Tomé, dans le golfe de Guinée. autorisé par Charles Quint à expédier au Portugal 400 quintaux de biscuit (son nom est orthographié Diego de Villiega).
Nous avons donc affaire à un très important marchand espagnol, aucun acte ne lui donne une quelconque qualité nobiliaire.
Diego de Villegas eut 16 enfants (quatre enfants naturels et douze légitimes)Sources : sœur Gladys Guyot de Mishaegen, "La famille de Villegas en Belgique", dans : L'Intermédiaire des généalogistes, , Bruxelles, mai-juin 1984, passim, et ibidem, "Chapitre : Diego de Villegas ancêtre commun des Villegas en Belgique", , juillet-août 1984, à 261..
Il eut de sa concubine Lucia Denys, bourgeoise d'AnversSource: testament passé devant le notaire Philippi :
1) Une fille décédée avant 1560.
2) Mayken de Villegas, religieuse au monastère de Maagdendaal à Audenarde. (Voir Amatus, prieur de cette abbaye cité ci-dessous).
3) Ysabel de Villegas, épousa Jean Maufroy (Mainfroy).
4) Juan de Villegas.
Diego de Villegas eut de son mariage à Bruges le , avec Adrienne de la Corona, fille de Lopez, marchand espagnol et bourgeois de Bruges :
5) Diego de Villegas, épousa à Bruges en 1581 Anna Dominicle.
6) Isabelle de Villegas, épousa en 1565, Juan Fernandez de Salazar
7) Lopez de Villegas, doctor iuris utriusque, épousa à Gand, Emerentiana de Baenst, fille de Jean, bourgmestre de Bruges.
8) Anne de Villegas, épousa le , Paul van den Ryne, docteur en droit.
9) Gaspard de Villegas, meurt célibataire à Lisbonne le .
10) Françoise de Villegas, épousa le , Juan Lopez de Carrion, d'une famille de Burgos et en secondes noces à Calais Diego de Paralta, pagador demeurant à Dunkerque.
11) Melchior de Villegas, décédé le , selon une généalogie provenant des archives de Corroy-le-Château, aurait été licencié es lois et docteur en droit canon, mais n'est cité que comme marchand espagnol, hoofdman van de poorterije, schepen van peyse et en 1608 comme membre de la "policiekamer".
Durant l'exercice de ses fonctions publiques il continuait son commerce. Il avait épousé à Anvers en 1581, Josine de Tornel.
12) Catherine de Villegas, épousa à Ypres en 1576, Jonckheer Jean-Baptiste Bulteel.
13) Balthasar de Villegas, mort étudiant à Salamanque le .
14) Grégoire de Villegas, décédé en 1613, s'établit à Bruges où il eut cinq enfants naturels.
15) Adrienne de Villegas.
16) Anna de Villegas, carmélite au couvent de Ten Troost à Vilvorde, décédée en 1622
Membres notoires Voir l'image de Pedro Ruiz de Villegas extraite de la Cofradía de Santiago de Burgos, folio 80, V°, le plus ancien armorial équestre d'Europe. Cette image se trouve à la page 5 du livre La famille de Villegas en Belgique de Gladys Guyot. La photo de ce chevalier existait déjà dans le livre de Jehan le Manant déjà plus ancien. (1304-1355); ' (° 1335), fils du précédent.
Il est à noter que la filiation entre les branches actuelles de la famille de Villegas avec Pedro et Ruy, sus-mentionnés, n'est pas établieCette généalogie ancienne est donnée par le généalogiste et romancier Charles Poplimont, dans son livre La Belgique héraldique, ouvrage dépourvu de fiabilité et devant se lire avec prudence. Ce lien n'est pas confirmé par Jean-François Houtart dans son ouvrage Anciennes familles de Belgique vu qu'il ne fait remonter cette famille qu'au . Toutefois sœur Gladys Guyot dans la généalogie publiée par fascicules dans l'Intermédiaire des Généalogistes rattache le marchand anversois aux générations nobles antérieures..
Melchior de Villegas († 1618), fils de Diego († 1561)Ancêtre prouvé le plus lointain de la famille de Villegas, et, selon Charles Poplimont, petit-fils au de Ruy Pérez de Villegas (° 1355), licencié ès lois, échevin d'Anvers en 1590 et 1591 ; François de Villegas, fils du précédent, capitaine d'une compagnie d'infanterie espagnole ;