, 1619 - , est un philosophe japonais adepte de la branche du néoconfucianisme appelée « études Wang Yangming » {en japonais Yōmeigaku: 陽明学}, du début de l'époque d'Edo. Son nom d'enfance (yōmei) est , son imina , également lu Shigetsugu. Son nom commun (azana) est , et il est communément connu sous les noms personnels (tsūshō) ou . Son nom de courtoisie (gō) le plus courant est . Son surnom « Kumazawa » (熊沢) est changé pour celui de « Shigeyama » (蕃山) en 1660 et le précédent, lu Banzan en sino-japonais, devient son titre de courtoisie à titre posthume, par lequel il est communément connu, même aujourd’hui.

Yōmeigaku Yōmeigaku est le terme japonais qui désigne une école du néo-confucianisme associée à son fondateur, le philosophe chinois Wang Yangming, caractérisée par l'introspection et l'activisme, et qui exerce une profonde influence sur les révisions japonaises de la théorie politique et morale confucéenne au Japon au cours de l'époque d'Edo.

Biographie Jeunesse Il naît à Kyoto Inari (de nos jours Shimogyō-ku, Kyoto), l'ainé de six enfants. Son père, rōnin, s'appelle et sa mère . À l'âge de huit ans, il est adopté par son grand-père maternel, , samouraï au service de Tokugawa Yorifusa, le daimyo du domaine de Mito, et tient de lui son nom de Kumazawa.

Études auprès de Nakae Tōju En 1634, par l'entremise de , obligé fudai des TokugawaMcMullen, James. (1999). "Idealism, Protest and the Tale of Genji", . [Note: Une explication légèrement différente est avancée sur l'article Wikipedia en japonais consacré à Kumazawa.], il sert comme page auprès d', le daimyo du domaine d'Okayama dans la province de Bizen. Il quitte Ikeda pour un temps, et retourne chez son grand-père à Kirihara dans la province d'Ōmi (à présent Ōmihachiman, préfecture de Shiga).

Au domaine d'Okayama En 1645, de nouveau grâce à la recommandation de la famille Kyōgoku, il travaille au domaine d'Okayama. Comme les idées de Mitsumasa penchent vers le Yōmeigaku, il fait grand usage de Banzan, et l'estime pour avoir étudié auprès de Tōju. Banzan travaille essentiellement pour l'école Han appelée , dont le nom signifie « Ferme du champ de fleurs ». Cette école ouvre en 1641, ce qui en fait l'une des premières au Japon. En 1647, Banzan est nommé assistant, avec un de 300 koku. En 1649, il part pour Edo en compagne de Mitsumasa.

En 1650, il est promu chef d'un . En 1651, il rédige les règlements pour un , littéralement « club de jardinage de fleurs », un endroit pour l'éducation des gens ordinaires. C'est la mise en œuvre initiale de la première école au Japon pour éduquer les gens du peuple, , ouverte en 1670, après que Banzan a quitté le service du domaine treize ans auparavant. En 1654, lorsque les plaines de Bizen sont dévastées par les inondations et une famine à grande échelle, il met toute son énergie à aider Mitsumasa aux efforts de secours. Avec , il travaille en tant qu'assistant de Mitsumasa, à établir le début d'un gouvernement de domaine dans le domaine d'Okayama. Il travaille pour produire des stratégies entièrement développées sur l'agriculture, y compris les moyens de fournir des secours aux agriculteurs à petite échelle et des projets d'ingénierie des terres pour gérer montagnes et rivières. Toutefois, ses réformes audacieuses de gouvernement de domaine le mettent en opposition avec les conservateurs. Par ailleurs, alors que Banzan est adepte du Yōmeigaku, la philosophie officielle du shogunat d'Edo est une forme différente de néo-confucianisme, le . Banzan est critiqué par des personnalités telles que et . En fait, Banzan est le premier d'une série de notables néo-confucéens qui se trouvent confrontés au pouvoir critique croissant des lettrés du clan HayashiCollins, Randall. (1998). The Sociology of Philosophies: A Global Theory of Intellectual Change. ..

C'est la raison pour laquelle Banzan n'a pas d'autre choix que de quitter le service du château d'Okayama et de vivre caché à , district de Wake, (maintenant Shigeyama, à Bizen, préfecture d'Okayama). Le nom « Banzan » est dérivé du mot « Shigeyama ». Sa demeure se trouvait à , Okayama-shi.

Éloigné du pouvoir Finalement, en 1657, incapable de résister à la pression du shogunat et des seigneurs de domaine, il quitte le domaine d'Okayama.

En 1658, il s'installe à Kyoto et ouvre une école privée (juku). En 1660, à la demande de , il se rend à Tateda, près d'Oita, où il donne des directives pour le management des terres. En 1661, sa renommée a grandi et il se retrouve de nouveau sous la surveillance du shogunat qui finalement le fait chasser de Kyoto par , assistant du chef du .

En 1667, il s'enfuit à Yoshinoyama, province de Yamato (aujourd'hui Yoshino, Nara). Il déménage ensuite pour vivre dans la clandestinité à dans la province de Yamashiro (aujourd'hui Kizugawa près de Kyoto). En 1669, sur ordre du shogunat, il est placé sous le contrôle de , seigneur du dans la province de Harima. En 1683, tandis que Nobuyuki est transféré dans la province de Kōriyama, il s'installe à , dans la province de Yamato (de nos jours Yamatokoriyama dans la préfecture de Nara). En 1683, il reçoit une invitation du , mais la refuse. Après avoir servi le district Okayama, après qu'il a quitté la fonction publique, il écrit souvent et critique les politiques du shogunat, en particulier le , le (politique interdisant aux individus extérieurs à la classe des samouraï de s'armer), et le système héréditaire. Il critique également le gouvernement du domaine d'Okayama.

L'objectif de Banzan est de réformer le gouvernement japonais en préconisant l'adoption d'un système politique fondé sur le mérite plutôt que sur l'hérédité et l'emploi de principes politiques pour renforcer le système du mérite.

En 1687, il est placé sous le contrôle de , seigneur du , et héritier de Matsudaira Nobuyuki, et il lui est ordonné de rester à l'intérieur du château de Koga. En 1691, le confucéen rebelle tombe malade et meurt au château de Koga à l'âge de 74 ans.

Postérité Les restes de Banzan sont enterrés par Tadayuki avec beaucoup de cérémonie au , à , aujourd'hui Koga dans la préfecture d'Ibaraki. L'inscription initiale sur la pierre tombale est , en référence à son nom posthume, mais cette inscription est plus tard remplacée par .

Au cours de la période du bakumatsu, la philosophie de Banzan revient au premier plan et influence considérablement la structure du gouvernement. Favorisée par, entre autres, et , elle devient une force motrice dans le renversement du gouvernement du shogunat. Katsu Kaishū loue Banzan comme « un héros en habits confucéens ».

En dehors du domaine de la politique, Banzan devient progressivement une sorte de héros culturel parce que ses actes et ses paroles montrent un souci constant pour les gens du commun et les pauvresNajita, Tetsuo. (1980). Japan: The Intellectual Foundations of Modern Japanese Politics. .. Il est loué pour sa résistance à l'imposition de politiques corrompues et de charges bureaucratiques sur les gens ordinairesNajita, ..

En 1910, le gouvernement honore Banzan du titre de , en reconnaissance de sa contribution au développement de l'éducation durant l'époque d'Edo.

Écrits

Descendance

- - - Banzan

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Notes et références

Bibliographie Collins, Randall. (1998). The Sociology of Philosophies: A Global Theory of Intellectual Change. Cambridge: Harvard University Press. (toilé) (cartonné) McMullen, James. (1999). Idealism, Protest and the Tale of Genji: The Confucianism of Kumazawa Banzan (1619-91). Oxford: Oxford University Press. (toilé) Najita, Tetsuo. (1980). Japan: The Intellectual Foundations of Modern Japanese Politics. Chicago: University of Chicago Press. Jean-François Soum (2000), Nakae Tôju & Kumazawa Banzan : deux penseurs de l'époque d'Edo, Collège de France - IHEJ,

Liens externes

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