est un film américain réalisé par Bob Rafelson et sorti en 1968, avec Micky Dolenz, Davy Jones, Michael Nesmith et Peter Tork, mieux connus collectivement sous leur nom de groupe . C'est l'adaptation au cinéma d'une série télévisée de la NBC, The Monkees aussi créée par Bob Rafelson dont c'est le premier long-métrage. Le film est un échec commercial, qui contribuera peu après à la dissolution du groupe.

Synopsis

Fiche technique Réalisation : Bob Rafelson Scénario : Jack Nicholson, Bob Rafelson Producteurs : Jack Nicholson, Bob Rafelson, Bert Schneider Production : Pays de production : Genre : comédie musicale, fantasy Image : Michel Hugo Montage : Michael Pozen Durée : , 86 minutes (version raccourcie) Distribution : Columbia Pictures Budget : dollars Dates de sortie : États-Unis : France : (Festival de Cannes)

Distribution

Peter Tork : Peter Davy Jones : Davy Micky Dolenz : Micky Michael Nesmith : Mike Victor Mature : The Big Victor Annette Funicello : Minnie Timothy Carey : Lord High 'n Low Logan Ramsey : Off. Faye Lapid Abraham Sofaer : Swami Vito Scotti : I. Vitteloni Charles Macaulay : Inspector Shrink T.C. Jones : Mr. and Mrs. Ace Charles Irving : Mayor Feedback William Bagdad : Black Sheik Percy Helton : Heraldic Messenger Sonny Liston : Extra Ray Nitschke : Private One Carol Doda : Sally Silicone Frank Zappa : The Critic June Fairchild : The Jumper Teri Garr : Testy True Mireille Machu : Lady Pleasure Terry Chambers : Oreh Mike Burns : Gnihton Esther Shepard : Rehtom

Production vignette|upright|Jack Nicholson, le scénariste du film, en 1976 Le groupe de rock avait été constitué par les productions BBS afin de créer la série télévisée The Monkees, réalisée par Bob Rafelson, inspirée du film des Quatre Garçons dans le vent..

La série remporte un grand succès qui finit par s'essouffler au bout de deux ans : l'arrivée de la contre-culture, d'artistes comme Jimi Hendrix ou Janis Joplin, les mouvements politiques de l'époque ringardisent les , leurs disques se vendent moins bien. Bob Rafelson éprouve aussi le besoin de se détacher de cette série qu'il trouve trop commerciale. Il souhaite réaliser un film qui en montre Alors que son entourage lui déconseille de faire ce film, il éprouve le besoin de terminer ce qu'il a commencé avec ce groupe en montrant la véritable histoire.

Le film est écrit par Jack Nicholson, qui est ami avec Bob Rafelson et est à l'époque un acteur dont la carrière est en panne. Il passe des mois au contact du groupe dont les membres l'apprécient beaucoup. Il se rend sur le plateau de la série télévisée, les rencontre à leurs domiciles afin de s'inspirer de leur univers, toute l'équipe du film étant d'accord pour qu'il ne soit pas qu'une version longue de la série. Il enregistre des conversations avec le groupe alors qu'ils prennent du cannabis, et, selon Rafelson, c'est sous LSD qu'il structurerait ensuite le scénario.

Le titre de travail du film est . Peter Tork racontera n'avoir pas aimé travailler avec Bob Rafelson, ne se sentant pas en accord avec lui. Selon lui, sa scène préférée où il raconte ce qu'il a appris d'un indien a en fait été réalisée par Jack Nicholson.

En 2011, l'ancien Davy Jones déclarera s'être senti manipulé dans ce film, y participant sans avoir de prise sur ce qu'allait être le résultat et avoir eu la sensation que Bob Rafelson et Jack Nicholson n'étaient finalement là que pour expérimenter les techniques cinématographiques qu'ils utiliseraient par la suite dans leurs carrières..

Analyse est un film qui cherche à se moquer aussi bien de la guerre que de la télévision, d'Hollywood ou des Monkees eux-mêmes.

Le film est influencé à la fois par la Nouvelle Vague et par le film Huit et demi. Le chanteur des , Micky Dolenz, déclare en 2008 qu'il ne comprend toujours rien à ce film alors qu'il a joué dedans.

Accueil Critique vignette|gauche|Les Monkees en 1967 Lors de sa sortie, crée une certaine curiosité : les comme les auraient demandé à le voir en projection privée, et l'écrivain Thomas Pynchon aurait assisté à une avant-première déguisé en plombier.

Les affiches déroutent les spectateurs : elles n'évoquent pas les mais font référence au théoricien John Brockman avec le slogan est trop recherché pour les fans des mais les cinéphiles de l'époque n'ont pas envie d'aller voir un film sur ce groupe commercial : le film est un échec public.. Si Bob Rafelson imaginait que la qualité cinématographique du film éclipserait le fait qu'il parle des , le film ne génère que $ de recettes et reçoit des critiques très négatives.

Selon le journal The Guardian en 2011, le film peut être vu comme annonçant l'arrivée du Nouvel Hollywood. Il est apprécié des réalisateurs Quentin Tarantino et Edgar Wright.

Distinctions Le film a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs, en sélection parallèle du festival de Cannes 1969Édition 1969, site officiel de la Quinzaine des réalisateurs..

Autour du film On peut noter des brèves apparitions dans le film de Jack Nicholson (qui a coécrit le scénario), de Frank Zappa et Dennis Hopper.

Des extraits des dialogues du film ont été samplés par le groupe Saint Etienne et par DJ Shadow.

Notes et références

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