Laurent Baudru est un médecin et homme politique français né le à Perpignan dans les Pyrénées-Orientales et mort le dans la même ville.

Biographie Jeunesse et Première Guerre Mondiale Fils de Baptiste Baudru, capitaine au d’infanterie de ligne et de Bonaventure Fontano, Laurent Baudru, naît le au 2, rue du Jardin Botanique à PerpignanActe de naissance de Laurent Baudru. Après une scolarité dans sa ville natale, il part poursuivre des études de médecine à Toulouse.

Pendant la Première Guerre mondiale, il est médecin-auxiliaire dans le de chasseurs à pied du colonel Driant. Il s'illustre notamment dans la bataille du Bois des Caurès, sur le front de Verdun le avant d'être fait prisonnier et envoyé dans plusieurs camps en Allemagne. Rapatrié en , il est ensuite médecin aide-major au d'armée pendant le reste des hostilités. Blessé de guerre (gazé en 1918), titulaire de quatre citations à l'ordre de l'Armée, il sera fait Chevalier de la Légion d'honneur le .

Carrière politique Militant effacé de la SFIO, proche des idées de Léon Blum, Laurent Baudru est élu au conseil municipal de Perpignan en sur la liste socialiste de Jean Payra. Après le décès de ce dernier, des élections complémentaires sont organisées et Laurent Baudru est élu le à la mairie de Perpignan, par 26 voix contre 7 bulletins blancs sur 33 votantsArticle paru dans Le Temps, 2 juillet 1937..

Le conseil municipal, qui possède toujours une majorité de Front populaire poursuit l'œuvre entreprise par Payra mais la situation politique devient de plus en plus houleuse en raison des répercussions locales de la Guerre d'Espagne et des mouvements de population.

En 1938, Laurent Baudru adhère au Comité de solidarité internationale antifasciste qu'organisait le militant Henri Abbadie, conseiller municipal de la ville. Ce comité rassemblait des anarchistes et des pivertistes venus du Comité du Continental Bar qui s'était distingué par ses actions en faveur des révolutionnaires espagnols. Cette prise de position fait grincer des dents, notamment chez les communistes qui mettent en garde contre « les anarcho-trotskistes que les Roussillonnais ont déjà condamné car ils étaient liés avec tous les incontrôlés qui, en Catalogne, terrorisaient pillaient et sabotaient la défense républicaine »Cité par ..

Pendant la Retirada En 1939, la mairie de Perpignan s'engage à accueillir les réfugiés qui fuient les troupes franquistes pendant leur offensive en Catalogne. Mais la situation est loin d'être facile, et les critiques sont nombreuses. Dans un entretien accordé au Petit Parisien, le , le maire explique :

Éviction à la suite de la défaite En , Laurent Baudru doit gérer les conséquences des terribles inondations qui ont frappé la ville. Dans les circonstances difficiles de la défaite, il prend une série de mesures d'urgence et publie une petite plaquette de 7 pages, s'appuyant sur les recherches de M. Lavail, directeur des services municipaux de voirie, intitulée Les Inondations en Roussillon depuis le VIIIe siècleDr Laurent Baudru, Les inondations en Roussillon depuis le VIIe siècle - Perpignan : impr. de l'Indépendant, 1940. - 7 p. ;.

Le , la municipalité socialiste est dissoute et remplacée par une délégation vichyste dirigée par Antoine Castillon. De nombreux employés de la mairie, des fonctionnaires de la préfecture et de l'enseignement sont révoqués.

Laurent Baudru restera en retrait durant toute la Seconde Guerre mondiale, ne participant à aucune action de résistance, ce qui peut expliquer son absence de la scène politique à la Libération.

Activités ultérieures et mort S'étant détaché de la SFIO, il tentera sans succès, un retour politique aux élections du Conseil Général d', où il se présente dans le canton Perpignan-Est sous l'étiquette "socialiste indépendant".

Laurent Baudru poursuit ses activités de médecin et devient vice-président de la commission administrative des Hospices et président du Comité consultatif du centre départemental de la transfusion sanguine, en 1950 dont il a participé activement à la création.

Le docteur Baudru meurt brutalement d'une crise cardiaque le , à la salle Arago de la mairie de Perpignan, lors d'une cérémonie organisée en l'honneur des donneurs de sang bénévoles à laquelle il participaitArticle nécrologique paru dans L'Indépendant, le 5 novembre 1962. Il est enterré au cimetière Saint-Martin de PerpignanArticle paru dans L'Indépendant, le 7 novembre 1962.

Sources

Notes et références

Catégorie:Personnalité de la Section française de l'Internationale ouvrière Catégorie:Maire de Perpignan Catégorie:Naissance en août 1888 Catégorie:Décès en novembre 1962 Catégorie:Naissance à Perpignan Catégorie:Décès à Perpignan Catégorie:Médecin lié aux Pyrénées-Orientales Catégorie:Décès à 74 ans