L'eau-forte Que se la llevaron! est une gravure de la série Los caprichos du peintre espagnol Francisco de Goya. Elle porte le numéro huit dans la série des 80 gravures. Elle a été publiée en 1799.

Interprétations de la gravure Il existe divers manuscrits contemporains qui expliquent les planches des Caprichos. Celui qui se trouve au Musée du Prado est considéré comme un autographe de Goya, mais semble plutôt chercher à dissimuler et à trouver un sens moralisateur qui masque le sens plus risqué pour l'auteur. Deux autres, celui qui appartient à Ayala et celui qui se trouve à la Bibliothèque nationale, soulignent la signification plus décapante des planchesHelman, op. cit., p. 54..

Explication de cette gravure dans le manuscrit du Musée du Prado :La mujer que no sabe guardar es del primero que la pilla y cuando no tiene remedio se admiran de que se la llevaron.(La femme qu'on ne sait pas garder, est parmi les premières qu'on enlève et quand il n'y a pas de solution, on admire qu'on l'ait enlevée)Helman, op. cit., p. 214..

Manuscrit de Ayala :La mujer que no se sabe guardar, es del primero que la pilla.(La femme qu'on ne sait pas garder est la première qu'on enlève).

Manuscrit de la Bibliothèque nationale :Un eclesiástico que tiene un amor ilicito, busca un gañánGañán : “Le pâtre rustique et grossier qui garde le bétail et sert les autres Pâtres et le Majoral dans les tâches les plus petites et humbles”. (Academia Española, Diccionario de la lengua castellana, Madrid, 1791). L'édition de 1803 élargit l'acception à tous les travailleurs des champs sans qualification. que le ayuda al rapto de su querida.(Un ecclésiastique qui a un amour illicite, cherche un valet qui l'aide au rapt de sa chérie).

Technique de la gravure

Le premier dessin préparatoire est tiré de l'Album de Madrid. C'est un lavis à l'encre de chine avec des traces de pierre noire. En haut à droite : « 61 », en haut au centre : « caricaturs ». Dans la marge inférieure, à gauche : « Es dia de su santo » (« C'est le jour de sa fête »). Ajouté en haut au centre : « 4 ». L'image reproduit l'exemplaire du Musée du Louvre. Le premier dessin préparatoire mesure .

L'arbre à l'arrière sur le second dessin préparatoire à la sanguine, conservé au Musée du Prado, a été supprimé sur la gravure approfondissant la plaine désoléeSánchez Catón, op. cit., p. 72. Dans l'angle inférieur gauche, au crayon : « 6 » ; à côté à l'encre : « 6 ». Le second dessin préparatoire mesure .

Goya a utilisé pour l'estampe l'eau-forte et l'aquatinte. L'estampe mesure sur une feuille de papier de .

Catalogue Numéro de catalogue G02096 de l'estam1pe au Musée du Prado. Numéro de catalogue D04231 du second dessin préparatoire au Musée du Prado. Numéro de catalogue RF 6912 du premier dessin préparatoire au Musée du Louvre. Numéro de catalogue 51-1-10-8 au Musée Goya de Castres.

Notes et références

Annexes Bibliographie . . . . . . .

Liens externes

Le Caprice nº8 en grand format à la Bibliothèque virtuelle Miguel de Cervantes (recto-verso - exemplaire de la Biblioteca de Catalunya) Le Caprice nº 8 au Musée du Prado Second dessin préparatoire à la sanguine du Caprice nº 8 au Musée du Prado Premier dessin préparatoire du Caprice nº 8 au Musée du Louvre Les Caprices au Musée Goya de Castres Le Caprice nº 8 au Musée Goya de Castres Le Caprice nº 8 chez Gallica Brève analyse sur chaque Caprice (Miguel Moliné)

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