Jean-Marie-Philippe Du Bourg, né à Toulouse le et mort à Limoges le , est un homme d'Église français des et .
Biographie
Jean-Marie-Philippe Du Bourg, fils de noble Valentin Du Bourg, conseiller au Parlement, naquit le à Toulouse, dans la paroisse Saint-ÉtienneArchives départementales de la Haute-Garonne, 2E IM 8415, baptisé le 14/11/1751.. Issu d'une des plus grandes familles toulousaines, il s'orienta très tôt vers l'état ecclésiastique, étant tonsuré à neuf ans, le Archives départementales de la Haute-Garonne, 1G 467, fol. 47 r°.. Il fit ses études à Paris, au collège d'Harcourt en entra au séminaire Saint-Magloire. Il obtint à la Sorbonne un doctorat en théologie à l'âge de 27 ansSalvan Adrien (abbé), Histoire générale de l'Eglise de Toulouse, tome IV, Temps modernes, Toulouse, Delboy, 1861, pp. 522-523..
Quelques mois après son accès à la prêtrise, le Archives départementales de la Haute-Garonne, 1G 468, fol. 127 r°., il fut fait chanoine de la cathédrale Saint-Étienne, fonction qu'il occupa jusqu'à la RévolutionArchives départementales de la Haute-Garonne, 1G 294, fol. 282 r°-v°.. Parallèlement, il consacra une partie de sa fortune à la maison des sourds-muets de l'abbé Sicard, à Toulouse, et fonda la maison dite du Bon Jésus pour les filles repenties, maison qui fut victime d'un incendieMeyer Jean-Claude (abbé), La vie religieuse en Haute-Garonne sous la Révolution : 1789-1801, Toulouse, Association des publications de l'Université de Toulouse-Le Mirail, 1982, p. 169.. Il devint également franc-maçon, membre de la loge l'EncyclopédiqueDevaux Olivier, "Note sur quelques enseignants suspects durant la Terreur à Toulouse", Revue historique, n°586, 1993, p. 432..
Lors de la Révolution, l'abbé Du Bourg rejeta la Constitution civile du clergé et fut fait vicaire général de l'Église de Toulouse par l'archevêque François de Fontanges. Contre-révolutionnaire, il parvint à faire héberger quatre cents ecclésiastiques et religieuses dans différentes maisons de la ville et organisa le culte clandestin avec les prêtres réfractaires, disputant les fidèles à l'évêque constitutionnel Antoine Pascal Hyacinthe Sermet. Bien que sa tête fut mise à prix, il refusa d'émigrer, ayant pris par ailleurs pour habitude d'écrire Non emigrabo en tête de ses lettresSalvan Adrien (abbé), op. cit., p. 541.. Obligé de changer de cache à plusieurs reprises, il réussit toujours à échapper aux autorités révolutionnaires et continua ses activités clandestines, distribuant par exemple des brochures et pamphlets contre-révolutionnaires. Il se présenta le à la municipalité de Toulouse pour se soumettre à la Constitution de l'an VIIIMeyer Jean-Claude (abbé), op. cit., pp. 203, 280, 550..
En mai 1802, l'abbé Du Bourg accepta de devenir évêque de Limoges et le sacre eut lieu le . Il décéda le et le vicaire général Massainguiral procéda à la publication de son testament, qualifié de « monument de piété »Testament de Marie-Jean-Philippe Du-Bourg, évêque de Limoges, Limoges, P. et H. Barbou frères, 1822..
Références
Catégorie:Évêque de Limoges Catégorie:Évêque catholique français du XIXe siècle Catégorie:Naissance à Toulouse Catégorie:Naissance en août 1751 Catégorie:Décès en janvier 1822 Catégorie:Décès à Limoges Catégorie:Décès à 70 ans Catégorie:Participant au concile de Paris (1811)