L'eau-forte Se repulenRepulir : « pulir » à nouveau. Pulir : « Chez les gitans même chose que vendre ou voler » ou « habilitar a alguno, le rendre courtois, l'élever dans la culture et l'urbanité » (Esteban de Terreros y Pando, Diccionario castellano con las voces de ciencias y artes, Madrid, 1786-1793). (en français Ils se pomponnent.) est une gravure de la série Los caprichos du peintre espagnol Francisco de Goya. Elle porte le numéro 51 dans la série des 80 gravures. Elle a été publiée en 1799.
Interprétations de la gravure Il existe divers manuscrits contemporains qui expliquent les planches des Caprichos. Celui qui se trouve au Musée du Prado est considéré comme un autographe de Goya, mais semble plutôt chercher à dissimuler et à trouver un sens moralisateur qui masque le sens plus risqué pour l'auteur. Deux autres, celui qui appartient à Ayala et celui qui se trouve à la Bibliothèque nationale, soulignent la signification plus décapante des planchesHelman, op. cit., p. 54..
Explication de cette gravure dans le manuscrit du Musée du Prado :Esto de tener uñasuña = « ongle », mais aussi : « habileté, ou forte inclination à frauder ou voler » (Academia Española, Diccionario de la lengua castellana, Madrid, 1791). Ainsi, l'expression largo de uñas : « ayant tendance à voler; vaurien, voleur » (Academia Española, Diccionario de la lengua castellana, Madrid, 1992). largas es tan perjudicial, que aún en la Brujería está prohibido.(Avoir des ongles longs (avoir tendance à voler) est si préjudiciable, que même dans le monde de la Sorcellerie cela est interdit) Helman, op. cit., p. 223..
Manuscrit de Ayala :Los empleados ladrones se disculpan y tapan unos a otros.(Les employés voleurs se défendent et se couvrent les uns les autres).
Manuscrit de la Bibliothèque nationale :Los empleados que roban al estado, se ayudan y sostienen unos a otros. El Jefe de ellos levanta erguido su cuello y les hace sombra con sus alas monstruosas.(Les employés qui volent l'État, s'aident et se soutiennent les uns les autres. Leur Chef tient dressé son cou et leur fait ombre (les abritent) de ses ailes monstrueuses).
Goya dénonce ici l'exploitation frauduleuse de l'État par des employés indélicats qui se couvrent l'un l'autre et se refont une « beauté » pour échapper aux sanctions.
Technique de la gravure vignette|Dessin préparatoire.
L'estampe mesure sur une feuille de papier de . Goya a utilisé l'eau-forte, l'aquatinte et le burin.
Le dessin préparatoire est à la sanguine. Dans le coin supérieur gauche, au crayon, est écrit « 51 ». Dans le coin inférieur gauche, à la plume est écrit « 34 ». Dans le coin inférieur droit, à la plume est écrit « 7 ». Le dessin préparatoire mesure .
Catalogue Numéro de catalogue G02139 de l'estampe au Musée du Prado. Numéro de catalogue D04219 du dessin préparatoire au Musée du Prado. Numéro de catalogue 51-1-10-51 de l'estampe au Musée Goya de Castres.
Notes et références
Annexes Bibliographie . . . . . . .
Liens externes
Le Caprice nº 51 en grand format à la Bibliothèque virtuelle Miguel de Cervantes (recto-verso - exemplaire de la Biblioteca de Catalunya) Le Caprice nº 51 au Musée du Prado Dessin préparatoire du Caprice nº 51 au Musée du Prado Les Caprices au Musée Goya de Castres Le Caprice nº 51 au Musée Goya de Castres Le Caprice nº 51 chez Gallica Brève analyse sur chaque Caprice (Miguel Moliné)
Catégorie:Caprichos