Pâques sanglantes (titre original : ) est un film italien réalisé par Giuseppe De Santis et sorti en 1950.

Synopsis Francesco, démobilisé, retrouve sa région natale, la Ciociaria, au lendemain de la guerre. Sa famille est, par contre, dans un total dénuement, ayant été dépouillée de son troupeau de moutons par le voisin Bonfiglio. Celui-ci, devenu riche durant le conflit, veut, à présent, épouser Lucia, pourtant amoureuse de Francesco. Avec le soutien de Maria Grazia, sa propre sœur, Francesco reprend son bien par la force. Afin de se venger, Bonfiglio viole Maria Grazia et porte plainte contre lui à l'aide de faux-témoignages. Francesco est alors condamné à quatre ans de prison. Il parvient à s'évader, enlève Lucia et, grâce aux bergers jusqu'ici terrorisés, pourchasse Bonfiglio dans la montagne. Acculé, ce dernier se tue en tombant dans un précipice. Les cloches de Pâques sonnent, au même moment, à toute volée. De son côté, Francesco se livre à la police afin que justice soit rendue.

Fiche technique Titre du film : Pâques sanglantes Titre original : (traduction littérale : Il n'y a pas de paix entre les oliviers) Réalisation : Giuseppe De Santis Scénario : Libero De Libero, Carlo Lizzani, G. De Santis, Gianni Puccini Photographie : Piero Portalupi Format : Noir et blanc - 35 mm Décors : Carlo Egidi Costumes : Anna Gobbi Son : Giovanni Rossi, Venanzio Biraschi Musique : Goffredo Petrassi Montage : Gabriele Varriale Production : Domenico Forges Davanzati pour Lux Film Pays d'origine : Langue originale : Italien Durée : 100 minutes Genre : drame Sorties : en Italie ; en France

Distribution Raf Vallone (VF : René Arrieu) : Francesco Dominici Lucia Bosè (VF : Paula Dehelly) : Lucia Silvestri Folco Lulli (VF : Raymond Rognoni) : Agostino Bonfiglio Maria Grazia Francia (VF : Renée Simonot) : Maria Grazia, la sœur de Francesco Angelina Chiusano : la mère de Bonfiglio Dante Maggio (VF : Jean-Pierre Lorrain) : Salvatore Capuano les bergers du hameau Quercie de la commune de Fondi Narration :Jean Darcante

Commentaire Giuseppe De Santis manifesta très tôt sa volonté de tourner un film sur les problèmes agricoles de l'Italie et, en particulier, sur Jean A. Gili in : Le cinéma italien, Éditions de La Martinière, 2011.

Certains critiques ont noté chez le réalisateur italien une tendance au romanesque et au mélodrame populaire. Le film correspond toutefois aux volontés du cinéaste qui déclarait : in : Éducation et Cinéma, n° 20, mars 1959.

Freddy Buache, dans son ouvrage sur le cinéma italien, émet, quant à lui, cette opinion : F. Buache : Le cinéma italien 1945-1979, Éditions L'Âge d'Homme, 1979.

Mais, peut-être, faut-il voir Pâques sanglantes comme Raymond Borde et André Bouissy in : Le néo-réalisme italien, Clairefontaine, Lausanne, 1960. Jean A. Gili écrit : J. A. Gili in : op. cité.

Jean-Pierre Bleys a, vraisemblablement, raison d'établir le fait que Pâques sanglantes s"éloigne déjà du néo-réalisme, ne voulant guère se limiter au constat mais cherchant à expliquer le réel. Il perçoit, cependant, dans la séquence finale un in : Le Larousse des films, 2012, dernière édition. De Santis n'était-il pas, en effet, communiste ?

Notes et références

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