L'eau-forte Volaverunt (en français « Elles s'envolèrent ») est une gravure de la série Los caprichos du peintre espagnol Francisco de Goya. Elle porte le numéro 61 dans la série des 80 gravures. Elle a été publiée en 1799.
Interprétations de la gravure Il existe divers manuscrits contemporains qui expliquent les planches des Caprichos. Celui qui se trouve au musée du Prado est considéré comme un autographe de Goya, mais semble plutôt chercher à dissimuler et à trouver un sens moralisateur qui masque le sens plus risqué pour l'auteur. Deux autres, celui qui appartient à Ayala et celui qui se trouve à la Bibliothèque nationale, soulignent la signification plus décapante des planches.
Manuscrit du musée du Prado :
Manuscrit de Ayala :
Manuscrit de la Bibliothèque nationale :
La duchesse d'Alba est affublée d'ailes de papillon sur sa tête, symbolisant sa légèreté féminine. Cette estampe est une des plus commentées. Presque toutes les interprétations du Capricho 61 sont d'accord pour identifier la figure féminine avec la duchesse, et expliquent l'image comme une critique amère d'un amant délaissé. Plusieurs arguments appuient cette interprétation : la ressemblance de la jeune femme avec l'aristocrate, l’ambiguïté du titre Volaverunt, la mention de la duchesse dans les commentaires manuscrits qui ont circulé à partir de la publication des Caprichos.
Dans un de ces commentaires on lit : , faisant référence à la protection que la dame accordait à des toreros connus de l'époque.
Comme souvent dans les titres des autres Caprices, le vocable latin « volaverunt » possède plusieurs sens : en plus de sa traduction littérale — « volèrent » — existe une autre acception faisant référence à la perte de quelque chose. Perdre l'affection était le sens des paroles d'un ancien amant dans la comédie d'Agustín de Salazar, Thetis y Peleo (1681) :
Goya et la duchesse d'Alba La ressemblance des traits n'est qu'apparente et est absente dans le dessin préparatoire. Les allusions à la duchesse dans les commentaires manuscrits doivent être traitées avec prudence car ces textes sont postérieurs à la gravure ; ils ont été écrits après la publication des Caprices par des personnes étrangères à Goya.
Références culturelles En 1980, Antonio Larreta obtient le prix Planeta pour son roman Volavérunt, basé sur la vie de Goya et dont le titre est tiré du nom de cette estampe.
Bigas Luna en fait une adaptation cinématographique du même nom. (Espagne, 1999)..
Technique vignette|Dessin préparatoire. Le modèle de Goya pourrait être la duchesse d'Alba, qui a été sa maîtresse. L'estampe mesure sur une feuille de papier de .
Goya a utilisé l'eau-forte, l'aquatinte et la pointe sèche.
Le dessin préparatoire est à la sanguine. Dans le coin inférieur gauche, au crayon : « 56 ». Le dessin préparatoire mesure .
Catalogue Numéro de catalogue G02149 de l'estampe au musée du Prado. Numéro de catalogue D04223 du dessin préparatoire au musée du Prado. Numéro de catalogue 51-1-10-61 au musée Goya de Castres.
Notes et références
Annexes Bibliographie . . . . . . .
Liens externes
Le Caprice nº 61 en grand format à la Bibliothèque virtuelle Miguel de Cervantes (recto-verso — exemplaire de la Biblioteca de Catalunya) Le Caprice nº 61 au musée du Prado Dessin préparatoire du Caprice nº 61 au musée du Prado Les Caprices au musée Goya de Castres Le Caprice nº 61 au musée Goya de Castres Le Caprice nº 61 chez Gallica Brève analyse sur chaque Caprice (Miguel Moliné)
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