La Maronne est une rivière française du Massif central qui coule dans les départements du Cantal et de la Corrèze, en régions Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine. C'est un affluent de rive gauche de la Dordogne.

Géographie vignette|centre|redresse=1.8|La vallée de la Maronne vue depuis Salers.

La Maronne prend sa source vers en Auvergne-Rhône-Alpes, dans le Massif cantalien et le département du Cantal, sur la commune de Saint-Paul-de-Salers, sur les pentes septentrionales du roc des Ombres.

Elle chute d'une hauteur de à la cascade du roc des BancsLa cascade du Roc des Bancs, Cascades du Cantal, consulté le 15 juin 2020., passe à deux reprises sous la route départementale , longeant le petit bourg de Saint-Paul-de-Salers par le nord, puis passe en contrebas du village de Salers. Sur sa gauche, elle reçoit le ruisseau du Rat, est franchie par la au pont de Saingoux, et reçoit encore à gauche l'Aspre. Au village de Salles, elle passe sous la , puis traverse le bourg de Saint-Martin-Valmeroux, franchie par la .

Elle passe sous la , puis au sud des bourgs de Sainte-Eulalie et de Loupiac, sous la au pont de Chabus, sous la au sud-ouest de Saint-Christophe-les-Gorges et alimente la retenue d'Enchanet longue d'une quinzaine de kilomètres. La Maronne est franchie par une ancienne ligne ferroviaire au viaduc de la Maronne et reçoit presque aussitôt sur la gauche son principal affluent, l'Etze. Au barrage d'Enchanet, la franchit la Maronne. Le ruisseau d'Incon la rejoint sur sa droite. Elle alimente ensuite la retenue du Gour Noir, passe sous la au pont des Estourocs, marque pour dix kilomètres à partir de cet endroit la limite départementale et régionale entre Cantal (région Auvergne-Rhône-Alpes) et Corrèze (région Nouvelle-Aquitaine), reçoit le Riou Tort à droite et est arrêtée par le barrage du Gour Noir. Elle est ensuite franchie par le pont interdépartemental des (Cantal) et 111E2 (Corrèze), est grossie successivement en rive gauche par le ruisseau du Cayrou puis par le ruisseau de la Bedaine, confluent à partir duquel la Maronne cesse de servir de limite départementale et régionale, entrant définitivement en Corrèze.

Elle passe sous la , contourne les tours de Merle par un méandre, reçoit à droite le Gourdaloup et alimente la retenue du barrage de Hautefage dans laquelle débouche en rive droite la Glane de Malesse. Après le barrage de Hautefage, la Maronne reçoit en rive gauche le ruisseau de la Pagésie, est franchie par la à la Broquerie, reçoit encore sur sa gauche le ruisseau du Peyret et entre sur la commune d'Argentat-sur-Dordogne, passant sous la au pont de Basteyroux, puis sous la .

Elle se jette dans la Dordogne en rive gauche, à , deux kilomètres et demi au sud-sud-ouest du centre-ville d'Argentat, en limite des communes d'Argentat-sur-Dordogne et de Monceaux-sur-Dordogne.

Toute la partie amont de la Maronne jusqu'à la commune de Saint-Martin-Valmeroux incluse, se situe à l'intérieur du parc naturel régional des Volcans d'Auvergne. Au-delà, depuis Sainte-Eulalie jusqu'à Argentat, la Maronne s'écoule dans des gorges hautes de cent à deux cents mètres. Hormis trois kilomètres au niveau des tours de Merle, le cours de la Maronne sert de limite aux communes qu'elle borde, depuis Besse et Pleaux jusqu'à La Chapelle-Saint-Géraud et Hautefage.

De direction générale est-ouest, la Maronne est longue de ..

Communes, arrondissements et départements traversés La Maronne arrose , réparties sur deux départements. D'amont vers l'aval se succèdent : dix communes dans le Cantal (arrondissements d'Aurillac et de Mauriac) : Saint-Paul-de-Salers (source), Fontanges, Saint-Martin-Valmeroux, Sainte-Eulalie, Besse, Pleaux, Saint-Martin-Cantalès, Arnac, Cros-de-Montvert et Rouffiac ; et onze en Corrèze, dans l'arrondissement de Tulle : Saint-Julien-aux-Bois, Saint-Cirgues-la-Loutre, Saint-Geniez-ô-Merle, Goulles, Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle, Sexcles, Hautefage, Mercœur, La Chapelle-Saint-Géraud, Argentat-sur-Dordogne (confluence avec la Dordogne) et Monceaux-sur-Dordogne (confluence).

Affluents et nombre de Strahler Parmi les répertoriés par le Sandre, les dix plus longs sont, d'amont vers l'aval : le ruisseau du Rat, avec . en rive gauche ; l'Aspre, avec . en rive gauche ; l'Etze, ou ruisseau de Conne et ruisseau de Sévinières dans sa partie amont, . en rive gauche ; le ruisseau d'Incon (ou l'InconAtlas routier France 2012, Michelin, ., ou ruisseau d'Encon, ou ruisseau de Lagarde dans sa partie amont), . en rive droite ; le Riou Tort (ou Rioux Tort, ou ruisseau d'Albois dans sa partie amont), qui se jette dans la retenue du barrage du Gour Noir, . en rive droite ; le ruisseau du Cayrou, . en rive gauche ; le ruisseau de la Bedaine (ou Bedaine, ou ruisseau de Vialore dans sa partie amont), qui sert de limite entre Cantal et Corrèze et passe au pied des ruines des tours de Carbonnières, . en rive gauche ; le Gourdaloup, qui borde le bourg de Saint-Cirgues-la-Loutre . en rive droite ; la Glane de Malesse (ou Glane, ou dans sa partie amont Glane d'Ancèze, ou Glane Dancèze), . en rive droite ; le ruisseau de la Pagésie (ou ruisseau d'Artigues dans sa partie amont), avec . en rive gauche.

Principal affluent de la Maronne par l'étendue de son bassin versant, l'Etze a trois sous-affluents qui ont eux-mêmes des sous-affluents (un pour le ruisseau Négro., deux pour le ruisseau d'Ugeols.. et quatre pour la Doire....).

De ce fait, le nombre de Strahler de la Maronne est de six.

Bassin versant Le bassin versant de la Maronne s'étend sur La Maronne – Directive Cadre sur l'eau, DREAL Nouvelle-Aquitaine, consultée le 15 juin 2020..

Outre les irriguées par la Maronne, le bassin en concerne également : Le Fau et Saint-Projet-de-Salers arrosées par l'Aspre ; Nieudan, Saint-Illide, Saint-Santin-Cantalès et Saint-Victor baignées par l'Etze ; Ayrens, Freix-Anglards et Jussac arrosées par le ruisseau de Braulle., affluent de l'Etze ; Crandelles, Saint-Paul-des-Landes et Teissières-de-Cornet arrosées par le ruisseau du Meyrou., affluent de l'Etze ; Saint-Chamant et Saint-Cirgues-de-Malbert arrosées par la Bertrande., principal affluent de l'Etze ; Girgols, Lascelle, Saint-Cernin et Tournemire arrosées par la Doire., affluent de la Bertrande ; Ally et Barriac-les-Bosquets baignées par le ruisseau d'Incon ; Chaussenac arrosée par le ruisseau d'Escladines., affluent du ruisseau d'Incon ; Auriac et Rilhac-Xaintrie arrosées par le ruisseau de Polprat., affluent du Riou Tort ; Montvert arrosée par le ruisseau de la Bedaine ; Saint-Privat baignée par la Glane d'Ancèze ; Saint-Julien-le-Pèlerin arrosée par le ruisseau de la Pagésie ; Camps-Saint-Mathurin-Léobazel arrosée par le ruisseau du Peyret., affluent de la Maronne.

Hydrologie Le débit de la Maronne a fait l'objet de mesures en quatre lieux différents : à Sainte-Eulalie depuis 1934., à Enchanet (Pleaux) entre 1961 et 2014., à Cros-de-Montvert entre 1939 et 1945., et à Argentat depuis 1918..

La Maronne à Argentat Le débit de la Maronne a été observé sur une période de (1918-2020), à la station hydrologique du pont de Basteyroux à Argentat, située environ trois kilomètres et demi en amont de son confluent avec la Dordogne. Le bassin versant de la rivière y est de .

Sur cette période, le module de la rivière à Argentat est de .

La Maronne présente les fluctuations saisonnières de débit assez importantes et typiques des rivières de régime nivo-pluvial du Massif central, avec des crues d'hiver-printemps portant le débit mensuel moyen entre 19,6 et , de novembre à mai inclus (avec un maximum en février), et des basses eaux d'été de juillet à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel jusqu'au niveau de au mois d'août. Cependant ces chiffres ne sont que des moyennes et les fluctuations de débit peuvent être plus importantes selon les années et sur des périodes plus courtes.

Étiage ou basses eaux À l'étiage le VCN3 peut chuter jusque , en cas de période quinquennale sèche, soit par seconde, ce qui représente 1,4 % du module.

Crues Les crues peuvent s'avérer fort importantes. Les et valent respectivement 140 et . Le est de et le de . Quant au , il est de .

À titre de comparaison, le de la Marne à proximité de Paris vaut .. On voit ainsi que le de la « petite rivière longue de et dotée d'un petit bassin » qu'est la Maronne, vaut plus de la moitié de celui de la Marne à proximité de Paris, rivière cinq fois plus longue que la Maronne et dont le bassin versant est quinze fois plus étendu.

Durant la période 1918-2020, le débit journalier maximal enregistré à la station d'Argentat a été de le . Il s'agissait donc d'une crue plus que cinquantennale, peut-être d'ordre centennal, voire plus ; depuis lors, la plus haute valeur du débit instantané maximal enregistré a été de le .

Lame d'eau et débit spécifique La lame d'eau écoulée dans le bassin de la Maronne est de annuellement, ce qui est très élevé, largement supérieur, tant à la moyenne d'ensemble de la France, qu'à celle du bassin versant de la Dordogne ().. Le débit spécifique (ou Qsp) se monte à par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Organisme gestionnaire La Maronne dépend de l'Établissement public territorial du bassin de la Dordogne (EPIDOR).

Hydroélectricité Trois barrages hydroélectriques ont été aménagés sur le cours de la Maronne : le barrage d'EnchanetBarrage d'Enchanet sur le site Structurae, consulté le 15 juin 2020., établi entre Arnac et Pleaux, celui du Gour NoirBarrage du Gour Noir sur le site Structurae, consulté le 15 juin 2020., entre Saint-Julien-aux-Bois et Cros-de-Montvert, et le barrage de HautefageBarrage de Hautefage sur le site Structurae, consulté le 15 juin 2020., entre Hautefage et Sexcles.

Environnement Plusieurs zones sont protégées à divers titres le long du cours de la Maronne.

Parc naturel Depuis sa source jusqu'à la commune de Saint-Martin-Valmeroux incluse, la rivière est comprise dans le parc naturel régional des Volcans d'Auvergne. Elle y est franchie par le GR 400 qui fait le tour du volcan cantalien.

Natura 2000 Le Réseau Natura 2000 distingue trois zones importantes sur le cours de la Maronne : sur le premier kilomètre de son parcours, la Maronne s'écoule dans une zone de landes et de pelouses sèches montagnardes propices à une flore spécifique FR8301055 - Massif cantalien sur le site l'INPN, consulté le 15 juin 2020.Carte de la zone Natura 2000 FR8301055sur le site l'INPN, consulté le 15 juin 2020. ; constituée de gorges boisées offrant de fortes pentes, la partie comprise depuis la retenue du barrage du Gour Noir jusqu'à la retenue du barrage de Hautefage, au niveau de la confluence avec le ruisseau des Escures est répertoriée comme site important de reproduction et/ou d'hivernage pour de nombreuses espèces de rapacesFR7401103 - Vallée de la Dordogne sur l'ensemble de son cours et affluents sur le site de l'INPN, consulté le 15 juin 2020.Carte de la zone Natura 2000 FR7401103 sur le site l'INPN, consulté le 15 juin 2020. ; bien plus limitée, une aire de située autour du château de Palmont à Fontanges et débordant sur les communes voisines de Saint-Paul-de-Salers et de Saint-Martin-Valmeroux est identifiée comme territoire important de reproduction pour trois espèces de chauves-souris : le Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus), le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros) et le Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), ainsi que pour la Loutre d'Europe (Lutra lutra)FR8302017 - Site de Palmont sur le site l'INPN, consulté le 15 juin 2020.Carte de la zone Natura 2000 FR7401103 sur le site l'INPN, consulté le 15 juin 2020..

ZNIEFF Plusieurs zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) concernent le cours de la Maronne : quatre dans le Cantal et deux en Corrèze.