Amélie Murat, née le à Chamalières et morte le à Clermont-Ferrand, est une romancière et poète française.
Biographie Parenté Laure Marie Amélie Murat est née à Chamalières et est morte à Clermont-Ferrand, dans le quartier de MontferrandArchives de Clermont-Ferrand, acte naissance et décès, ..
Georges Desdevises Du Dézert écrit : La grand-mère d'Amélie, G.-A. Filz (1821-1903), , est la fille de Toussaint DanseNé le 14 juillet 1792 (Ministère des Armées régiment de ligne d’infanterie – profession épicier. Fourrier était à la campagne de 1813 en Allemagne, en 1815 en Belgique, licencié le 27 septembre 1815, . (mémoiredes hommes.saga.defense.gouv.fr), percepteur, issu de Claude VII Danse de Boisquenoy (1744-1835)Claude de Boisquenoy VII 1744-1835, veuf de M.-C. Le Caron de Troussures. Beauvais au | Jean Ganiage CNRS Éditions https://books.openedition.org/editionscnrs/2552?lang=fr et petit-fils de Claude Danse VI 1714-1761, veuf de M.-Th de Noroy et remarié à M. Tiersonnier, arrière-petit-fils de Jean-Baptiste Danse., écuyer, conseiller et secrétaire du roiFamille d'ancienne bourgeoisie de Beauvais dont cette branche fut anoblie par la charge de Secrétaire du Roi vers 1770. Décès aussi cité en 1835 (AD60), maison et couronne de France près le Parlement, marié dans l'Aisne à Geneviève Hélène de GrobignacFille de Philippe Louis de Grobignac capitaine d'artillerie, et de Marie Louise de, rue des Saints-Pères à Paris. (Acte de mariage à Hermes de Claude Danse et Geneviève de Grobignac le 11 brumaire de l'an 11 ou 2 novembre 1802 - Acte décès , dans la même commune, de Geneviève de Grobignac le 27 juillet 1822).
Enfance et jeunesse Amélie Murat naît dans une vieille maison du vieux ChamalièresDans la même maison de l'avenue de Bordeaux, de l'autre côté de l'escalier, habitait l'autre grand-mère, G. Murat. Cf. . . Elle a une sœur, Jeanne, de deux ans son aînée. Elle perd sa mère à quatorze mois, puis son père à quatre ans ; élevée par sa grand-mère maternelle, elle étudie avec sa sœur au Couvent Notre-Dame de ChamalièresHors-série n°1 les Voix d’Amélie 2015 Cercle Amélie Murat. Desdevises Du Dézert rapporte qu'Amélie Murat est une élève moyenne mais qui apprécie tellement la poésie qu'elle devint .
— Pierre de Laudun d'Aigaliers, L’Art poétique françois, ParisL’Art poétique françois, Paris, A. Du Brueil, 1598, p. 5..
Elle quitte l'école en 1898, à l'âge de 16 ans, sans diplôme et, pendant dix ans, se forme seule par ses lectures, notamment Verlaine, Rimbaud et Samain dont l'influence profonde se remarquera dans son œuvre. Et elle écritCatalogue du Patrimoine Overnia, 70 feuilles manuscrites autographes 225 x de poésies, de 1901 à 1903.. À dix-neuf ans, elle fait plusieurs voyages avec sa sœur et sa grand-mère, d’abord à Lyon et en Suisse, puis sur la Côte Basque. À 21 ans, elle perd ses deux grand-mèresLa même année : Labrosse, veuve Murat, en janvier, Danse, veuve Filz, en juillet.. Malgré une jeunesse assombrie par des deuils successifs, Amélie Murat exprime son espoir en la vie dans ses premiers recueils, et dépeint la nature de son pays telle que sa souche paysanne paternelle la ressent - sans l’idéaliser ; même si poètes et critiques décelèrent du Lamartine dans ses premiers recueils.. Le journal Le Temps évoque même une hérédité de sa famille avec celle d'Alphonse de LamartineLe Temps, Paris, 1er septembre 1926, n° 23758, p. 3, .
Climat grand parental maternel d’Amélie Murat
Une circonstance datant de juste avant la Révolution rapproche les deux familles, la grand-mère maternelle du grand poète tout comme le bisaïeul paternel d’Amélie ayant chacun la charge d’éduquer les deux fils ainés de Philippe EgalitéLes princes Louis-Philippe (1773-1850), futur roi des Français et Louis Antoine (1775-1807). au Palais-Royal. La première, de 1773 à 1779 : Madame Desroys, née Marguerite Gavault, mère d’Alix de Lamartine ; le second entre et 1789 : François Étienne FilzCote AN Y511OA –Paris - Registre des tutelles | Paris 01/10/1783-15/10/1783 Cette série du Châtelet de Paris correspond aux actes faits en l'hôtel du lieutenant civil p. 459/691 (afourchard) 1754. Arch. École des Ponts-Paris Tech. Registre matricule des élèves, MS3273/1, p. 24. (beau-frère d'Étienne Bézout). Lamartine, de ce fait, est resté proche des descendants Filz ; veuve à 35 ans de Louis Etienne Filz, Laure Gémeau — sœur du général Gémeau et mère de deux enfants de 17 et 10 ans — devint l’épouse de Fortuné Leydet avec qui le poète partageât une amitié des plus solides au Parlement. « Voyez le général Leydet, mon excellent ami » écrit-il au comte Guigue de ChampvansCorrespondance de Lamartine. VI. 1842-1852 / publiée par Mme Valentine de Lamartine 1842, p. 11. . Prévu pour être témoin de Lamartine dans un duel avec M. Thiers, de Laidet était en effet, un vaillant : André Castelot écrit dans son Napoléon III « On admire la belle résistance du général Leydet, qui montre dans cette circonstance [Coup d'État du 2 décembre 1851] une énergie morale qui avait survécu à l'affaiblissement de ses forces physiques ».
Plus près de la petite orpheline de 14 mois qu’était Amélie, sa grand-mère maternelle, Adélaïde Geneviève Robertine Filz, née Danse, elle-même cousine de Jean Charles Gabriel Danse était très lettrée. Elle l’éleva. À son décès, Amélie avait 20 ans — largement le temps pour l'enfant prodige en poésie de s'affirmer à son contact. « Dans Le Poème de l’eau (Livre de poésie, p. 9) Amélie Murat fait parler le lac et rappelle explicitement Lamartine : Je suis, − conte le Lac − le miroir romantique / embué par la fraîche haleine du matin […]Patricia Izquierdo, Devenir poétesse à la belle époque (1900-1914), Paris, L’Harmattan, 2009. Le rayonnement du poète familier brillait. La tante d’Amélie, sœur de sa mère, Marie Sahutié, née Filz (1880-1966) — secrétaire du Comité lamartinien de Paris dirigé par Georges Maurisson — a légué aux bibliothèques (municipale et universitaire) de Dijon tous les documents et livres qu’elle avait rassemblés pendant 40 ans par attachement pour l'ami passionnant, proche de son grand-père par allianceFonds particuliers : le don Marie Sahutié consacré à Lamartine de la cote XD4857 à XD5040; il comprend quelques éditions originales. Mémoire d'étude Didier Travier p. 61/108 pp.. Le «penser» du célèbre écrivain s’est donc transmis en patrimoine, et ce, jusqu’à l'Auvergnate du Puy de Dôme, comme la nomme Robert Sabatier.
« Avec le temps, la poésie d'A. Murat mûrit et atteignit une forme bien personnelle ».
Milieu littéraire parisien L’affection qu'elle porte à sa sœur est réciproque. Très attachées à leur Auvergne natale., elles conservent un appartement à Chamalières tout en séjournant chaque année à Paris chez leur oncleFrère de leur mère, Robert Philippe Alphonse, né à Commercy, Meuse 19 juillet 1852 marié le 25 septembre 1878 à Clermont-Ferrand avec Berthe Jacquin (1850 Saulieu Côte d'Or-1917) fille de Jean-Baptiste Jacquin pharmacien à Clermont-Ferrand. Robert Filz était directeur des facteurs express dans cette ville, a été négociant, commissionnaire en grains à Nantes.. Avide de lire, Amélie Murat est particulièrement attirée par la poésie du Belge Georges Rodenbach, de l’Italien Gabriele d'Annunzio et de l’Indien Rabindranath Tagore. Elle s'installe à Paris à et commence à fréquenter des cercles littéraires, où elle rencontre des personnalités comme Henri de Régnier et Pierre de NolhacFrench Women Poets JHU Press, 22 septembre 20078, 1182 p. Pages 906 à 923.. En 1907, elle remporte le prix Femina. Elle est alors considérée comme pensive et distinguée, et a lu Huysmans et Pascal.. L'année suivante, des poésies d'elle sont lues en public par des actrices de la Comédie FrançaiseLe Gaulois, 19 janvier 1908, , Mondanités par Valfleury « Matinée littéraire des plus réussies donnée par M. Pierre Lafitte en l’honneur de quelques nouveaux poètes féminins… on a applaudi des poésies de Jeanne Dortzal, Amélie Murat, Hélène Seguin, dites par Moreno, Suzanne Devoyod et Madeleine Roch de la Comédie française. ». Appréciée, l’œuvre d'Amélie Murat trouve facilement un éditeur, et en 1908, à vingt-six ans, elle publie son premier recueil de vers, D’un cœur fervent, chez Sansot. S’y dessinent les courants que suivra l'esprit du poète durant toute sa vie. Dans la forme parnassienne, livrer — avec lyrisme et musicalité symbolistes — la pensée génératrice de ses poèmes en termes recherchés.
Amélie Murat et sa sœur vendent leur maison de Chamalières pour s’installer dans le quartier de Passy, un petit appartement au 7 rue Lekain. À la suite de la publication de son second recueil Le Livre de poésie en 1912, les écrivains Pierre de Bouchaud, Frédéric Plessis et Camille Gandilhon Gens d'Armes l’introduisent dans les milieux littéraires parisiens ; elle est membre du comité de La Veillée d'Auvergne de Paris., participe sur invitation aux matinées poétiquesLe Gaulois,18 juin 1913,, Mondanités par Valfleury « La matinée poétique donnée par M. et de Pomairols a rassemblé une élite intellectuelle particulièrement élégante et nombreuse. Nous avons entendu dans leurs œuvres une pléiade de poètes toujours apprécié d'un public délicat, citons particulièrement : Marie-Louise Vignon, Hélène Séguin, Amélie Murat... », dîners et thés littérairesLe Gaulois 11 février 1923 « Le diner de la Critique littéraire au Cercle de la Renaissance sous la présidence de M. Robert de Flers (...) Reconnue dans l'assistance : Amélie Murat. »Le Gaulois, 18 février 1929 « Samedi eut lieu, chez la vicomtesse Curial, le deuxième des thés littéraires organisés par le Comité des amies de la revue Les Lettres. Dans l'assistance, Amélie Murat». Elle côtoie Hélène PicardS'adressant à Hélène Picard : « Je vous reconnais, je vous retrouve. Nous ne nous sommes vues que quelques lointaines petites fois : au Matin dans le bureau de Colette, puis au hasard de deux ou trois diners littéraires ». Extrait de La Muse Française, 12 janvier 1938., Charles Grandmougin et Juliette Adam, chez qui elle rencontre Maurice-Pierre Boyé, avec qui elle noue une amitié qui durera jusqu'à sa mortJuliette Adam tient un salon dans l'ancienne abbaye bénédictine de Gif-sur-Yvette. « Juliette Adam recevait trois dimanches après-midi, de mai à juillet chaque été. La plupart des invités arrivaient par le train de Limours qui vous descendait à Gif vers 3h30. Il y avait de marche à accomplir. Rien me parut plus curieux ce jour-là que cette route tracée à travers les prairies, habituellement désertes, qu'envahissait alors une longue file de personnages la plupart célèbres et qui, eux-mêmes, e se trouvaient un peu déconcertés dans un tel paysage. » Gallica. Pierre-Maurice Boyé Portraits et rencontres page 26 à 28.. Dans les années 1920, Amélie Murat tient un salon dans son appartement, rue Lekain, où se retrouvent Maurice-Pierre Boyé, Marie-Louise Vignon, Henriette Charasson, Geneviève Duhamelet, Herminie de La Brousse de Verteillac, Isabelle Sandy, André Foulon de Vaulx, André Dumas, Ernest Prévost, Camille Gandilhon Gens d'Armes et Georges-Louis Garnier, ainsi que le docteur Jean Heitz, père de Georges Heitz, directeur de L'ErmitageMaurice-Pierre Boyé décrit dans ses souvenirs le groupe littéraire d'Amélie, rue Lekain : .
Royat