Les forces armées aux Antilles, en abrégé FAA, désignent les unités de l'Armée française stationnées en Guadeloupe et en Martinique constituant ainsi la zone de défense des Antilles françaises.
Composition Les FAA regroupent des trois armées (Armée de terre, Armée de l'air et de l'espace et Marine nationale) hors service militaire adapté (SMA) et hors Gendarmerie nationale.
Commandement Les FAA sont placées sous la responsabilité du commandant supérieur des forces armées aux Antilles (COMSUP FAA), qui est lui-même sous le commandement opérationnel du chef d'état-major des armées. Le COMSUP FAA est un officier général de la Marine qui a habituellement le grade de contre-amiral, nommé à la fin du mois d'août de l'année de passation. Secondé par deux adjoints (un de l'Armée de terre et un de l'Armée de l'air et de l'espace), il dispose d’un état major interarmées. Le COMSUP est également commandant de la zone maritime Antilles et commandant de la base de défense des Antilles. Le poste de commandement des Forces armées aux Antilles est situé au fort Desaix à Fort-de-France en Martinique. En Guadeloupe, un officier supérieur assure la fonction de commandant militaire (COMIL).
Soutien La base de défense des Antilles et le groupement de soutien de la base de défense des Antilles ont été créés le . Ils assurent les missions de soutien au profit des FAA. Le soutien commun et l’administration générale sont assurés par le groupement de soutien de la base de défense – Antilles (GSBdD).
Directions et services DICOM / GSBdD : direction du commissariat des armées et groupement de soutien de la base de défense. DIASS : direction interarmées du service de santé (Fort-de-France, au Morne Desaix). DIRISI : direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information de Fort-de-France (Morne Desaix, pointe des Sables, Rivière-Salée ainsi qu'une antenne au camp Dugommier à Baie-Mahault en Guadeloupe). Depuis 2025, la DIRISI est devenue la direction d’appui au numérique zonale Antilles (DANZ Antilles). DID : Direction d'infrastructure de la Défense de Fort-de-France (au Morne Desaix). CSNJ : centre du service national et de la jeunesse de Martinique et de Guadeloupe (Fort-de-France au Quartier Gerbault, et Baie-Mahault au camp Dugommier). CIRFA : centre d'information et de recrutement des Forces armées de Martinique et de Guadeloupe (Fort-de-France au quartier Gerbault et au fort Saint-Louis, et camp Dugommier)
Dispositif Composante Terre vignette|Insigne régimentaire du Rima. Le 33e régiment d'infanterie de marine ( RIMa) est basé à la Martinique et en Guadeloupe.. Il est réparti sur plusieurs emprises (site principal : fort Desaix à la Martinique pour l'état-major et quatre compagnies, camp Dugommier à Baie-Mahault en Guadeloupe). Le RIMa dispose du Centre d’aguerrissement Outre-mer et Étranger (CAOME), un centre chargé d'aguerrir les unités de l’armée de Terre qui servent sur place en missions de courte durée, sur deux sites d’entraînement, au fort Desaix et au François en Martinique.
Le RIMa, avec une garnison de plus de 400 hommes, est composé de : un état-major une compagnie de commandement et de logistique deux compagnies de combat (compagnie ProTerre 3) deux compagnies de réserve (la en Martinique, la en Guadeloupe).
Composante Mer vignette|Le Ventôse, le Germinal et le Dumont d'Urville en entrainement commun. vignette|Le fort Saint-Louis est la base navale de Fort de France en Martinique.
Les forces navales sont réparties entre la Martinique, où se trouve la base navale de Fort-de-France située au fort Saint-Louis, et la Guadeloupe.
Pour répondre au besoin résultant de la création en 1982, de la ZEE française de 200 nautiques, les forces navales en Martinique se sont étoffées avec l'arrivée des bâtiments de la classe Floréal en 1993 et du Patrouilleur La Capricieuse en 1987, remplacé par La Fougueuse de 1990 à 2009 avant le retour de La Capricieuse de 2009 à 2017.
Jusque là des avisos de la classe Commandant Rivière intervenaient ponctuellement mais la flotte n'était composée que de : deux ex-dragueurs de mines de la classe Sirius : le Canopus de 1958 à 1966 puis de 1970 à 1986Poste navale militaire l'Arcturus de 1961 à 1981Historic marine un patrouilleurs rapide, le Trident, de 1974 à 1987 un bâtiment de transport léger : le Francis Garnier en 1974, remplacé par le Champlain de 2000 à 2004 puis le Dumont d'Urville de 2010 à 2017). un bâtiment de soutien mobile : le Garonne en 1977 puis le Rhône de 1986 à 1996, remplacé par le Rhin de 1997 à 2002.
Actuellement la flotte se compose de : Deux frégates de classe Floréal. Elles peuvent recevoir le Panther du détachement de la 36F et le Dauphin N3 du détachement de la 22S basés au PAE du Lamentin : Le Ventôse (F733) admise au service actif en 1993. Le Germinal (F735) admise au service actif en 1994. Un bâtiment de soutien et d'assistance outre-mer (BSAOM) Dumont d'Urville (A624) admis en service actif en 2018, remplaçant le bâtiment de transport léger du même nom. Un patrouilleur Antilles-Guyane (PAG) La Combattante admise au service actif en 2019 Bâtiments de soutien : Un chaland multi-missions (CMM) Luciole Un remorqueur portuaire côtier (RPC), le Maïto (A636), armé par un équipage de 8 marins et commandé par un officier marinier supérieur. Deux pousseurs de port de type RP10, Le Pelican (Y6017) et L’Huitrier (Y6018) admis au service actif en 2023. Ils remplacent les pousseurs de port de type PS4 B, le Maracudja () et Karambole () admis au service actif en 1995 et 1996La flotte française en 2014, netmarine.net. et transportés à Brest pour désarmement.
Et en Guadeloupe à Pointe-à-Pitre: Un patrouilleur côtier de gendarmerie maritime (PCG) La Violette (P722) admise au service actif en 1997 et disposant d'un équipage de quatorze gendarmes maritimes (un officier et treize gendarmes).
Un exercice annuel baptisé Lanmekol contribue à la préparation opérationnelle des navires basés aux Antilles.
Composante Air vignette|Casa de l'escadron de transport 68 Antilles-Guyane. La composante aérienne des FAA est constituée de deux détachements d’hélicoptères embarqués de la Marine nationale : un Panther de la flottille 36F et un Dauphin N3 de la flottille 35 basés sur le Pôle aéronautique étatique du Lamentin (PAE), issue de la base aérienne 365 dissoute en 2012. Le PAE du Lamentin est une emprise du ministère des Armées sur laquelle sont stationnés les aéronefs d’État (interministériels) présents en Martinique (hélicoptères de la marine nationale et de la gendarmerie, aéronefs des douanes (deux avions Cessna F406 et un hélicoptère H160).. Le ministère de l'Intérieur y a aussi implanté un centre de déminage de la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises ainsi que la Réserve Nationale en cas de crise Majeure.
Les FAA ont également à disposition l'Escadron de transport 68 Antilles-Guyane (ET 00.068) basé sur la base aérienne Cayenne-Rochambeau (BA 367). Un de ses avions CN 235-200 est déployé ponctuellement sur le PAE du Lamentin pour les besoins des FAA.
Missions protection du territoire national et maintien de la sécurité. préservation des intérêts de la France dans la zone. surveillance des pêches et action de l'État en mer dans la ZEE. participation à la lutte contre le narcotrafic (coopération avec la Joint InterAgency Task Force-South américaine). conduite ou participation à une opération militaire. secours aux populations en cas de catastrophes naturelles ou de situations humanitaires graves dans la zone. coopération et partenariats avec les états de la zone.
Un exercice annuel baptisé Madiana contribue à la préparation opérationnelle du R.I.M basé aux Antilles, avec l'appui des composantes air et mer. Il permet d'entraîner les troupes à l'assistance aux populations en cas de crises sécuritaires. Un autre exercice annuel baptisé Caraïbes wave permet de s'entraîner à une intervention en cas de catastrophe naturelle aux Antilles. Un exercice annuel avec les forces armées dominicaines, intitulé Dunas se tient depuis 2006FAA – DUNAS 2026 : vingt années de coopération avec les forces armées dominicaines.
Missions accomplies par les Forces armées aux Antilles Opération Pauline : évacuation de ressortissants européens en Haïti, 1994. Opération Cormoran : assistance humanitaire après passage du cyclone Mitch au Guatemala, Honduras et Nicaragua, en 1998. Opération Carbet : protection et d’évacuation de ressortissants en Haïti en 2005. Opération Harpie : renfort de deux compagnies pour lutter contre l'orpaillage illégal en Guyane en 2008 et 2009. Opération Séisme Haïti 2010 : assistance aux populations sinistrées en 2010. Opération Albatros : secours dans les Antilles à la suite des ouragans Irma et Maria en 2017..
Autres unités militaires aux Antilles Un certain nombre de personnels de statut militaire servent aux Antilles sans appartenir directement aux FAA. Il s'agit : des stagiaires et des formateurs des deux régiments du service militaire adapté aux Antilles (RSMA), l’un en Guadeloupe (RSMA-Ga) et l’autre en Martinique (RSMA-M). des éléments de la Gendarmerie nationale en Guadeloupe, en Martinique, à Saint-Barthélémy et à Saint-Martin.
Gendarmerie
Martinique La gendarmerie nationale est gérée en Martinique par le commandement de la gendarmerie (COMGEND) de Martinique dont le quartier général est à Fort-de-France. La gendarmerie départementale est notamment composée de huit communautés de brigades (COB) et trois brigades autonomes soit vingt-deux brigades territoriales.
Un escadron de Gendarmerie mobile (EGM) Brigade nautique (BN) du Marin Section aérienne (SAG Fort-de-France) Détachement aérien de la gendarmerie de Fort-de-France (972), crée en 1961, doté d'un hélicoptère AS350 Écureuil
Guadeloupe et îles du Nord La gendarmerie nationale est gérée en Guadeloupe, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy par le commandement de la gendarmerie (COMGEND) de Guadeloupe dont le quartier général est à Pointe-à-Pitre. Le général Jean-Marc Descoux en est le commandant.
Guadeloupe 3,25 escadrons de gendarmeries mobiles (EGM). Brigade nautique (BN) de Pointe-à-Pitre Section aérienne (SAG Pointe-à-Pitre) Détachement aérien de la gendarmerie de Pointe-à-Pitre (971), crée en 1962, doté d'un hélicoptère AS350 Écureuil Centre de soutien automobile de la gendarmerie (CSAG) à Pointe-à-Pitre
Saint-Martin et Saint-Barthélemy La compagnie de gendarmerie départementale de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy est forte de 112 militaires (personnels permanents et détachés en mission de courte durée), appuyés par un escadron de gendarmerie mobile (EGM) et un peloton de la garde républicaine, soit 210 militaires en total sur ces îlesRETEX - IRMA: répondre à la catastrophe, général Jean-Marc Descoux, 10 juillet 2018, GENDinfo..
Compagnie de Saint-Martin et Saint-Barthélémy. Groupe commandement et unités de soutien, caserne de La Savane : commandant de compagnie et 2 adjoint Secrétariat : 3 sous-officiers Centre des opérations de la gendarmerie (COG) : 5 sous-officiers et 2 gendarmes mobiles (GM) détachés Cellule d'information et de rapprochements judiciaires (CIRJ) : 2 sous-officiers Systèmes d'information et de communication (SIC) : : 2 sous-officiers Service automobile : 1 sous-officier et 2 gendarme adjoint volontaire (GAV) Communauté de brigades (COB) de Saint-Martin : 1 officier commandant Brigade territoriale de Marigot-Spring : 21 sous-officiers et 2 gendarmes mobiles détachés Brigade territoriale de Quartier-d'Orléans : 10 sous-officiers et 2 gendarmes mobiles détachés Brigade territoriale autonome (BTA) de Saint-Barthélemy : 13 sous-officiers, 2 gendarme adjoint volontaire et 4 gendarmes mobiles détachés. Basée au fort Oscar à Gustavia. Unités spécialisées Brigade de recherches (BR) : 1 officier et 13 sous-officiers à La Savane