Les patronymes des anciens esclaves de la Guadeloupe ont été essentiellement choisis après la seconde abolition de l'esclavage en 1848. Ces patronymes ont été attribués aux esclaves de la Guadeloupe lorsqu'ils sont devenus affranchis, par initiative individuelle ou après la fin définitive de l'esclavage.

Avant 1848

Si le Code noir exige des maîtres qu'ils baptisent leurs esclaves, ceux-ci sont considérés comme des biens meubles. Ils portent le « nom » que leurs propriétaires leur attribuent après l'achat, et sont marqués au fer des initiales de l'acquéreur à l'aide d'une estampille.. Les esclaves n'ont pas d'état civil. Les appellations attribuées ne sont pas des noms de famille : elles ne se transmettent pas aux descendants..

Une ordonnance du impose que les esclaves portent un numéro matricule, et soient déclarés et enregistrés par leurs propriétaires sur des registres matricules d'esclaves, qui sont établis dans chaque commune. Un numéro ou un surnom peut être attribué aux esclaves dans des cas d'homonymie. Cette ordonnance précise également que les affranchis devront se voir attribuer un nom patronymique et un prénom, excluant , et disposant que .

Après 1848 Le est définitivement aboli l'esclavage en Guadeloupe par le gouverneur Marie Jean-François Layrle. Conformément aux instructions de la Commission pour l'abolition de l'esclavage, présidée par Victor Schœlcher, sont établis des « registres des nouveaux libres », pour recenser les patronymes attribués aux nouveaux affranchis, selon . Supervisée par des officiers d'état civil, l'opération commence en aux Abymes et se termine en à Sainte-Rose, alors qu'elle ne devait durer que quelques mois. Elle concerne sur une population totale de .

Dans la pratique, le choix du patronyme est à l'initiative de l'officier d'état civil. Un certain nombre de noms sont choisis pour être ..

Action mémorielle Le , à la veille de la commémoration de la fin de l'esclavage, le conseil régional de la Guadeloupe et le Comité marche du publient un site web, anchoukaj.org., ..

Le , une stèle d'hommage aux esclaves est installée à Saint-Denis, en présence des ministres Victorin Lurel et George Pau-Langevin. Elle comporte ..

Références

Annexes Bibliographie . .

.

Article connexe Noms de famille donnés aux anciens esclaves des colonies françaises

Lien externe anchoukaj.org

* Catégorie:Sociolinguistique Catégorie:Esclavage en Guadeloupe