Le vicomte Charles Emmanuel Henri Dambray, né à Paris le et mort au château de Montigny le , est un magistrat et homme politique français du .

Biographie Origines familiales Charles Emmanuel Henri DambrayEmmanuel est son prénom d'usage, et bien qu'il soit né sous le nom Dambray, il l'orthographie d'Ambray. est né le dans le Paris d'avant la Révolution. Il est le fils de Charles Dambray (1760-1829) et de son épouse, Charlotte de Barentin (1765-1802).

Il est issu d'une famille de magistrats qui a notamment donné au parlement de Normandie plusieurs conseillers et un président à mortier, à la Restauration un président de la Chambre des pairs.

Son père, royaliste fidèle aux Bourbons accède aux plus hauts emplois sous la Restauration et devient chancelier de France ainsi que président de la Chambre des pairs.

Sa mère est, quant à elle, la fille de Charles de Barentin (1738-1819), le dernier garde des sceaux de l'Ancien Régime.

Emmanuel Dambray a deux sœurs puînées : Françoise et Céleste.

En 1813, il épouse à Rouen Louise Caroline Deshayes de Cry, morte au château de Montigny en 1870, le couple n'aura pas d'enfant.

Carrière Avec le retour des Bourbons, il entre dans l'administration dès 1814 comme maître des requêtes au Conseil d'État. Louis XVIII l'appelle à la pairie le . Il vote notamment pour la mort dans le procès du maréchal Ney.

Aidé par la protection de son père, il devient conseiller d'État.

En 1817, le Roi le confirme dans sa qualité de Pair de France et lui attache le titre de vicomte. A la Chambre des pairs, il soutient le ministère du comte de Villèle.

En 1822, il obtient le cordon du Saint-Esprit et succède à son père comme grand-maître des cérémonies des ordres du roi. Il est fait officier de la Légion d'honneur le .

En 1829, il devient également conseiller général de la Seine-Inférieure. Il apporte son concours au ministère du prince de Polignac.

A la Révolution de 1830, il cherche à maintenir la branche aînée sur le trône. Mais il est impuissant, comme son collègue Chateaubriand, à empêcher l'avènement des Orléans. Il refuse alors de prêter serment à Louis-Philippe. Avant de quitter définitivement le Luxembourg le , il déclare à la tribune : « mon vieux serment m'empêche d'en faire un autre ». Il se retire dans son château de Montigny.

Il ne sort de cette retraite qu'avec la chute de la monarchie de Juillet en 1848. Aux Élections législatives de 1849, il est élu par le département de la Mayenne représentant du peuple à l'Assemblée législative. Il siège à droite et vote avec les légitimistes. En 1850, il fait d'ailleurs partie des légitimistes rendant visite au comte de Chambord à WiesbadenHippolyte de Villemessant, Monsieur le Comte de Chambord et la France à Wiesbaden, Paris, Dentu, 1850, ..

Il rentre dans la vie privée après le coup d'État du 2 décembre 1851.

Décorations + Rubans des décorations106px|Officier du Saint-EspritOfficier de la Légion d'honneur|100px

Officier de l'ordre du Saint-Esprit (1822) Officier de la Légion d'honneur ().

Annexes

Liens internes

Château de Montigny

Notes et références

Sources

Liens externes

Catégorie:Naissance en janvier 1785 Catégorie:Naissance à Paris Catégorie:Décès en février 1868 Catégorie:Décès dans la Seine-Inférieure Catégorie:Conseiller général de la Seine-Maritime Catégorie:Député de la Mayenne Catégorie:Député de la Deuxième République française Catégorie:Pair de France (Restauration) Catégorie:Décès à 83 ans Catégorie:Personnalité légitimiste du XIXe siècle