La Société des transports intercommunaux de Charleroi (STIC) est une société de transport belge créée en 1962 et dissoute en 1991. Le TEC Charleroi lui succède.
Présentation En 1903, la «S.A. des Railways économiques de Liège-Seraing et extensions» devient concessionnaire de la ligne de chemin de fer d'intérêt local reliant Charleroi à Gilly et à Montignies-sur-Sambre créée en 1885. En 1904, la concession est transférée à la société des Tramways électriques du pays de Charleroi et extensions (T.E.P.C.E.) qui vient d'être fondée. L'électrification des lignes débutée en 1901 vers Mont-sur-Marchienne atteint Gilly (Quatre Bras) en 1904, puis Soleilmont. La Société des tramways électriques du Pays de Charleroi et extensions développe ce réseau ferré jusqu'en 1938. Des services d'autobus compléteront ce réseau dès 1932. Les dix services ferrés seront progressivement remplacés par des autobus entre 1959 et 1974. En 1962, la Société des Transports Intercommunaux de Charleroi (STIC) remplace les TEPCE dont la concession se termine« Info S.T.I.B. » , novembre-décembre 1985.
Aperçu historique
C'est en 1877, que l'idée de doter la ville de Charleroi et ses environs de services de transports en commun prit naissance. Ce ne fut toutefois qu'en 1881 qu'une première ligne de tramways à traction chevaline fut créée. En 1881 également, une nouvelle entreprise de transports en commun, la « Société des Chemins de fer Vicinaux Belges », mit en service une ligne de tramways à vapeur, ces deux lignes étaient établies en « voie normale » de . En 1903, la concession des deux lignes de la « Société des Chemins de fer Vicinaux Belges » fut confiée à une entreprise liégeoise, la « Société Anonyme des Railways Économiques de Liège-Seraing et Extensions » (les RELSE), qui, après avoir transformé complètement le réseau en le mettant à l'écartement métrique et en lui appliquant la traction électrique, constitua , en 1904, une filiale : la « Société Anonyme des Tramways Électriques du Pays de Charleroi et Extensions » (les célèbres T.E.P.C.E.) à laquelle elle rétrocéda définitivement la concession. À la veille de la seconde guerre mondiale, le réseau des T.E.P.C.E. avait enfin acquis sa physionomie définitive qu'il allait conserver pendant presque vingt ans et qui allait constituer son apogée puisque, à cette époque, son développement maximum s'étendait sur de voies.
Le , un nouvel organisme : la « Société des Transports Intercommunaux de Charleroi » (la STIC) se substitua aux « Tramways Électriques du Pays de Charleroi » dont la concession était arrivée à expiration. Le premier soin du nouvel exploitant fut de créer tout un réseau de nouvelles lignes d'autobus dans la région. Le , c'est le dernier de circulation du « Tram vert ». Dans le cadre de la régionalisation de la Belgique, la loi du prononce la dissolution de la SNCV dans la ligne de la loi du transférant aux Régions la tutelle des transports urbains et régionaux. Les transports régionaux désignent dans les textes législatifs les transports vicinaux, c'est-à-dire ceux organisés par la Société Nationale des Chemins de fer Vicinaux. L'Arrêté Royal du transfère les missions, biens, droits et obligations de la SNCV, avec effet rétroactif au , à deux organismes régionaux : la Vlaamse Vervoer Maatschappij (VVM) connue sous la dénomination commerciale De Lijn en Région flamande et la Société Régionale Wallonne du Transport (SRWT) connue sous la dénomination commerciale TEC en Région wallonne. Cela représente la fin effective de la SNCV et la suppression de la distinction juridique entre transports urbains et vicinaux au profit de la nouvelle définition de transports régionaux, c'est-à-dire de transports organisés sous la tutelle d'une Région. À Charleroi, le groupe de Charleroi de la SNCV et la STIC fusionnent pour donner naissance au TEC Charleroi.
Exploitation
Évolution du réseau
En 1962 La STIC (Société des Transports Intercommunaux de Charleroi) a repris début 1962, la concession de la T.E.P.C.E. À côté d'un réseau de tramway, elle a hérité aussi de quelques lignes de bus.
Dans l'indicateur des lignes de 1962, on retrouve les lignes de bus et de tram suivantes :
Lignes de tram : 2: Charleroi Sud - Taillis Prés 4: Charleroi Sud - Châtelineau 5: Charleroi Sud - Montignies-sur-Sambre 7: Charleroi Sud - Fleurus 8: Charleroi Gare du Nord - Couillet Bifurcation 9: Jumet - Charleroi Gare du Nord - Loverval / Châtelet 15: Charleroi Sud - Châtelineau Place Wilson Lignes de bus : 6: Charleroi Sud - Neuville - Trieu Kaisin SA: Charleroi Sud - Dampremy - Alouette GN: Gilly (rue Nutons) - Gilly (4 Bras) GM: Gilly (Cimetière) - Montignies-sur-Sambre - Couillet CA: Charleroi - Couillet - Joncret - Acoz CBL: Couillet - Loverval / Bouffioulx - Châtelet
La bussification du réseau Le remplacement des trams par des bus a commencé en 1959 par la ligne 6.
Au début de , une partie de la section de la ligne 4 entre Gilly et Châtelineau fut remplacée par des bus. Pour cela, la STIC acheta cinq BL55S-Jonckheere qui formeront la série 50-54. Les lignes 8 et 9 ont suivi en 1972 ; la ligne 7 en 1973 et les lignes 2, 5 et 15 le . C'est le que le dernier « Tram vert » est rentré définitivement au dépôt.
Les années 1980 À cette période, plusieurs lignes étaient exploitées uniquement le soir ou le dimanche, de sorte que pour le voyageur occasionnel, il ne doit pas toujours être facile de s'y retrouver. En , l'extension du réseau vers Farciennes (ligne 35), une réorganisation des lignes 11 et 12, et la création des lignes 12 barré et M. En , apparaît la ligne 722 combinant les lignes 7 et 22. Cette ligne 722 est exploitée uniquement le matin et le soir. À la suite de la livraison des Van Hool A280 en 1988, la STIC adopte une nouvelle livrée.
Les années 1990 et la fin de la STIC Au , le réseau de la STIC se compose des lignes suivantes : vignette|Plan du réseau en 1990.2: Charleroi Sud - Taillis Prés (heures de pointe uniquement) 4 : Charleroi Sud - Châtelineau Gare 5 : Charleroi Sud - Montignies-sur-Sambre Pl. Albert (heures de pointe uniquement) 6 : Charleroi Sud - Montignies-sur-Sambre Pl. Reconnu via la Neuville 16 : prolongement de la ligne 6 vers Montignies-sur-Sambre Pl. Albert (pas les dimanches) 7 : Charleroi Sud - Gilly (4-Bras) - Fleurus 722 : Charleroi Sud - Châtelineau Pl. Destrée - Fleurus (uniquement tôt le matin et tard le soir, combinaison entre les lignes 7 et 22) 8 : Charleroi Beaux-Arts - Couillet - Châtelet Justice 18 : Jumet - Charleroi - Couillet - Châtelet Justice (uniquement le week-end et dans le sens vers Châtelet) 9 : Jumet (Rogier ou Trou) - Charleroi - Loverval 19 : Charleroi Beaux-Arts - Loveval (uniquement le week-end et dans le sens vers Loverval) 10 : Charleroi (Alouette et Sud) - Couillet Fiestaux 11 : Ransart Bois - Montignies-sur-Sambre Pl. Albert (du lundi au samedi) 12 : Gilly Cimetière - Couillet Centre (du lundi au samedi) 12/ : Jumet Hamendes - Gilly - Loverval IMTR (du lundi au samedi et le dimanche après-midi) M : Ransart Bois - Charleroi Sud (uniquement le dimanche matin, service marché) 13 : Charleroi Sud - Couillet Fiestaux - Châtelet Saint-Roch 15 : Charleroi Sud - Châtelineau Pl. Wilson 15/ : service partiel de la ligne 15 limité à Montignies-sur-Sambre Pl. Reconnu 25 : prolongement de la ligne 15 vers Châtelineau Cité Leburton 35 : prolongement de la ligne 15 vers Farciennes Place 22 : Charleroi Sud - Gilly-4-Bras - Châtelineau Pl. Destrée 32 : extension de la ligne 22 vers Pironchamps Bois E : Charleroi Beaux-Arts - Nalinnes Bultia - Joncret - Acoz Centre E/ : Charleroi Beaux-Arts - Nalinnes (Haies-Centre-Bultia) - Gerpinnes Centre (ligne scolaire) Le , la « Société des Transports Intercommunaux de Charleroi » disparaît au profit de la nouvelle entité juridique « Société de Transport en Commun de Charleroi », en abrégé TEC Charleroi. Les bus de la défunte STIC porteront encore quelque temps la livrée verte; un autocollant avec le logo de la nouvelle société est apposé sur les carrosseries sur celui de la STIC et un 7 est rajouté devant le numéro de parc des bus.
Le matériel roulant
Les tramways (1959) 25 motrices, numérotées 401 à 425, construites entre 1942 et 1945 à Ostende, équipées de deux moteurs de 75 CV et d'une capacité de 91 places« En 1959, » ; 12 motrices, numérotées 300 à 311, construites par « la Métallurgique » de Nivelles en 1930-1932, pourvues de deux moteurs de 65 CV ; 12 remorques type Gilly, numérotées 1 à 12, provenant de la Franco-Belge à la Croyère, qui les a fournies en 1904, et ayant été modernisées en 1951, d'une capacité de 84 places ; et 8 remorques type Couillet, livrées par Baume et Marpent en 1915, immatriculées 37 à 44, d'une capacité de 84 places.
Les bus + Séries de bus en service à la STIC de 1952 à 1991Série TypeMoteurMise en serviceMise hors serviceRemarques31-32Brossel A88 DLH JonckheereLeyland O6001952197232 ex 63-67 plaque minéralogique 92086133-34Brossel A88 DLH Jonckheere/Van HoolLeyland O6001952197233 ex 63-97 plaque minéralogique 5147.P35-42Brossel A88 DLH Jonckheere/Van HoolLeyland O6001952197236 ex 63-128 plaque minéralogique 6230.P37 ex 63-120 plaque minéralogique 5301.P38 ex 63-131 plaque minéralogique 6238.P39 ex 63-0150 plaque minéralogique 6252.P40 ex 63-0156 plaque minéralogique 6262.P - (ex Gent 238)42 ex 63-0163 plaque minéralogique 4727.P - (ex Gent 225)43-47Brossel A99 DARVM-JonckheereLeyland O6801963197843 ex 63-0226 - revendu à la ville de Mons44 - revendu à la ville de Mons45 - revendu à la ville de Mons46 plaque minéralogique 8491.P - revendu à la ville de Mons47 plaque minéralogique 8575.P - revendu à la ville de Mons50-54Brossel BL55S-JonckheereLeyland O68019691972-198350 > 11 plaque minéralogique 507P951 > 12 plaque minéralogique 507P852 > 13 plaque minéralogique 508P053 > 14 plaque minéralogique 507P7 - Renuméroté TEC 7100 -INFOBUS plaque minéralogique ETX-715 54 > 15 plaque minéralogique 507P655-62Van Hool 409 AU 9Fiat 8200.1219721983-199163-74Van Hool 409 AU 9Fiat 8200.1219721983-199174 plaque minéralogique 842P276-87Van Hool 409 AU 9Fiat 8200.1219731983-198788-99Van Hool 409 AU 9Fiat 8200.1219731983-1987101-131Van Hool 409 AU 93Fiat 8200.1219741984-1990139Van Hool 420HAU St.9Fiat 220H00619751987141-150Van Hool A120/02MAN D256619771994-1999Devenue la série 7141-7150 au TEC Charleroi151-174Van Hool A120/31MAN D25661983-19842001-2005Série 7151-7174 au TEC Charleroi175-199Van Hool A120/31MAN D256619872005-2008Série 7175-7199 au TEC Charleroi202-213, 215Bus & Car-Eagle 16Caterpillar 11601976Mis en service à la STIB à cette date. Connue comme série 8046-8060. Cette série est arrivée à la STIC en 1987Série 7202-7213,7215 au TEC Charleroi216-218Van Hool A280MAN D28661988Transformés en bus auto-école. Série 7216-721731-40Van Hool A120/31MAN D25661989-1990Date inconnueSérie 7031-7040 depuis le 1/07/199141-47Van Hool A500MAN D286619902008Devenue la série 7041-7047 en
Maître d'œuvre du métro léger de Charleroi vignette|upright|Blason héraldique utilisé sur les tramways Au milieu des années 1960, lorsque l'État décide de doter la région de Charleroi d'un métro léger, il confie à la STIC l'étude et la réalisation de ce réseau qui deviendra le métro léger de Charleroi (MLC).
Notes et références
Bibliographie .
Voir aussi
Articles connexes Tramways électriques du pays de Charleroi et extensions Société nationale des chemins de fer vicinaux Société régionale wallonne du Transport (SRWT) TEC Charleroi
Liens externes
Les bus de la STIC: http://www.zone01.be/hercules/reeksen/stic Indicateur STIC 1962: http://www.zone01.be/collecties/document/1962-stic-indicateur Guide horaire STIC 1990: http://www.zone01.be/collecties/document/1990-stic
Catégorie:Ancienne compagnie de tramway en Belgique