Bourg-de-Péage est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ses habitants sont dénommés les Péageois.
Géographie Situation et description La commune est située sur la rive gauche de l'Isère et fait face à Romans-sur-Isère, en rive droite, formant ainsi une seule agglomération. Le territoire communal est traversé par le nord, situant donc celui-ci à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ ).
Bourg-de-Péage est située à de Valence, la préfecture de la Drôme, et de Grenoble, reliée à ces deux villes par l'autoroute A 49 et son prolongement, la nationale 532 ou par le chemin de fer (gare de Romans-sur-Isère).; elle est également à de Lyon, de Marseille et à de Paris.
Communes limitrophes
Relief et géologie
Sites particuliers :
Géologie
Hydrographie Bourg-de-Péage est séparée de la ville de Romans-sur-Isère par la rivière Isère.
La commune est aussi arrosée par le canal de la Bourne qui est utilisé pour l'irrigation des vergers et autres cultures., le ruisseau de la Maladière, affluent de l'Isère, et le ruisseau des Omis qui se jette dans le canal de la Bourne.
L'Isère est un cours d'eau important, de 286 km de longueur, qui apporte en moyenne annuelle environ à sa confluence avec le Rhône, à quelques kilomètres en aval de Bourg-de-Péage. C'est aussi un cours d'eau irrégulier, au régime pluvio-nival. Les débits les plus élevés sont en juin avec la fonte des neiges alpines, notamment des massifs du Beaufortin de la Vanoise et de l'Oisans, ainsi que les hauteurs des chaînes préalpines des Aravis, des Bauges, de la Chartreuse et du Vercors les étiages en septembre-octobre. Les crues peuvent avoir lieu au printemps ( à Grenoble le pour un débit annuel moyen de 180 m/seconde.), en amont de la confluence avec le Drac mais aussi en fin d'automne, avec la conjonction de fortes pluies, d'une évaporation réduite et d'un radoucissement des températures amenant une fonte des neiges précoce..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Moyenne vallée du Rhône, caractérisée par un bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 60 %), une forte amplitude thermique annuelle (4 à ), un air sec en toutes saisons, orageux en été, des vents forts (mistral), une pluviométrie élevée en automne (250 à ).. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Romans-sur-Isère à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Voies de communications et transports Réseau routier Bourg-de-Péage est accessible par : la / en direction de Grenoble (, Romans-ouest/Bourg-de-Péage) ; la en direction de Bourg-de-Péage ; l'autoroute ( Valence-Nord à 67 km : Valence-Centre, Bourg-lès-Valence, Romans-sur-Isère et Valence-Sud) ; l autoroute (, Romans-centre : Romans-sur-Isère, Bourg-de-Péage, Crest, Chabeuil).
Réseau ferroviaire vignette|Gare de Romans - Bourg-de-Péage. La commune est accessible par deux gares : Romans - Bourg-de-Péage et Valence TGV.
Aéroports Les trois aéroports les plus proches sont : l'aéroport international de Lyon-Saint-Exupéry (1 h 20 en voiture, ), l'aéroport de Grenoble-Isère (55 minutes en voiture, ) et le petit aéroport de Valence-Chabeuil (15 minutes en voiture, ).
Transports en commun La commune de Bourg-de-Péage est desservie par le réseau de bus Citéa.
Urbanisme Typologie Au , Bourg-de-Péage est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Romans-sur-Isère, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valence, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,8 %), zones urbanisées (22,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7 %), cultures permanentes (6,7 %), zones agricoles hétérogènes (6 %), mines, décharges et chantiers (1,9 %), forêts (1,9 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine
Quartiers, hameaux et lieux-dits Site Géoportail (carte IGN). :
Anciens quartiers, hameaux et lieux-dits : les Allières est un quartier attesté en 1891. Il était dénommé Las Oleiras en 1246 (cartulaire de Léoncel, 146)..
Logement
Projets d'aménagement
Risques naturels et technologiques Risques sismiques
La commune de Bourg-de-Péage a été touchée par des tremblements de terre d’intensité V sur l’échelle MSK en 1847 et en 1878Daniel Ratz, Les tremblements de terre en Drôme-Ardèche, Valence : Éditions & Régions, 1998,2-910669-41-6, 80..
Autres risques
Toponymie Attestations Dictionnaire topographique du département de la Drôme. : 1430 : ultra pontem Ysere in mandamento Pisanciani (terrier de Saint-Barnard). 1455 : Pedagium Burgi Pisanciani (Maladr. de Voley, 81). 1471 : Burgum Pedagii Pisanciani (Maladr. de Voley, 83). 1504 : bastida seu pedagium Pisançoni, prope Romanis (archives de l'Isère, B 2674). 1536 : le Péage près de Romans et le Péage de Romans (archives de l'Isère, B 119). 1646 : la terre et seigneurie des Delphinaux de Pizançon, appelée le Bourg de Péage (archives de la Drôme, E 3760). 1679 : le Péage de Pisançon (Maladr. de Voley, 156). 1709 : le Péage de Pisançon lez Romans en Dauphiné (Mémoires pour les Minimes). An VII (révolutionnaire) : Unité sur Isère (ann. de la Drôme). 1891 : Le Bourg-de-Péage, commune, chef-lieu de canton, arrondissement de Valence.
Non daté : Bourg-de-Péage. L'article défini n'est plus prononcé.
Étymologie En raison du péage qu’il fallait acquitter pour traverser le pont sur l’Isère conduisant à Romans sur l’autre rive.
Histoire
Du Moyen Âge à la Révolution La seigneurie : au point de vue féodal, son territoire faisait partie de la seigneurie de Pizançon. (voir commune de Chatuzange-le-Goubet).
Attesté en 1033 : les moines du chapitre de la collégiale Saint-Barnard de Romans-sur-Isère (située sur la rive droite, au nord de l'Isère) construisent un pont permettant de traverser la rivière. Le développement de la ville sera dû à ce pont.
L'abbaye y perçoit un droit de passage (péage). Les habitants du ressort de l'actuel canton en étaient dispensés, à l'exception des jours de grandes foires, mais les étrangers étaient surtaxés. De la même façon, les bateliers de l'Isère devaient s'acquitter du tribut de leurs rames. Cette activité ne tarda pas à fixer l'habitat, et le hameau de Pizançon (commune de Chatuzange-le-Goubet) qui, à l'origine, se trouvait au débouché du pont, vit sa population s'accroître rapidement..
Au Moyen Âge, le pont de pierre était jalonné de trois constructions : Au sud s'élevait une tour percée à sa base d'une porte, près de laquelle se tenait la maison du pontonnier. Au nord s'élevaient la chapelle Notre-Dame-du-Pont et un petit hôpital qui se faisaient face de chaque côté du tablier du pont. Le pont fut maintes fois endommagé par les crues violentes de l'Isère. La tour, qui arborait fièrement les armes de la ville de Romans puis du Dauphiné, disparut au . À plusieurs reprises, des arches écroulées furent remplacées par un tablier de bois. Au fut entreprise la reconstruction de l'ouvrage, complétée au siècle suivant par son élargissement. Le pont subit de nouvelles destructions car à trois reprises (en 1814, 1940 et 1944) sa seconde arche fut détruite ; les traces en sont encore visibles.
Il y avait, dans cette paroisse, un couvent de minimes fondé en 1621, et auquel fut uni vers 1710 le prieuré de Saint-Jean-en-Royans.
Avant 1790, le Bourg-de-Péage était une communauté de l'élection et subdélégation de Romans et du bailliage de Saint-Marcellin. Elle formait depuis le une paroisse du diocèse de Valence dont l'église était dédiée à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, et dans laquelle le chapitre de Saint-Barnard de Romans était collateur et décimateur.
De la Révolution à nos jours En 1790, le Bourg-de-Péage devient le chef-lieu d'un canton du district de Romans, comprenant Bourg-de-Péage et les Delphinaux-de-Pisançon ou Chatuzange. Lors de la réorganisation de l'an VIII (1799-1800), ce canton est compris dans l'arrondissement de Valence. Il est composé des communes de : Alixan, Barbières, la Baume-d'Hostun, Beauregard, Charpey (d'où a été distraite, en 1873, la commune de Bésayes), Châteauneuf-d'Isère, Chatuzange, Crispalot (uni ensuite à Beauregard), Eymeux, Hostun, Marches, Rochefort-Samson, Saint-Nazaire-en-Royans et Bourg-de-Péage.
1810 : si Romans a acquis sa renommée avec la chaussure de luxe, Bourg-de-Péage doit la sienne à la chapellerie de feutre introduite vers 1810 par des ouvriers venus de Cognin dans l'Isère.
Cette nouvelle activité succède à une solide tradition de bonneterie d'avant la Révolution (fabrication des dessous féminins principalement). En 1811, trois ateliers sont signalés et, un demi-siècle plus tard, cette activité occupe plus de quatre cents ouvriers répartis en seize ateliers.
Le feutre est obtenu à partir de poils de lapin domestique qui font l'objet de nombreuses opérations réalisées par les ouvriers dans des conditions pénibles d'humidité, comme le soufflage ou le foulage. Dans les campagnes alentour, les « raseuses » de lapins étaient nombreuses, et leur activité s’est parfois perpétuée dans certains noms de lieux-dits.