Châteauneuf-de-Bordette est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie Localisation Châteauneuf-de-Bordette est située à au sud-est de Nyons.
Communes limitrophes
Relief et géologie Des filons de lignite ont été repérés au . Ils n'ont jamais été exploités.
La commune est formée par deux vallées, celle de la Bordette et celle du Rieu Sec. Elle est bordée par deux chaînes de moyennes montagnes, dominées par Garde Grosse à l'ouest () et par la montagne d'Autuche à l'est ().
Hydrographie La Bordette est un ruisseau ayant sa source sur la commune de Châteauneuf-de-Bordette. Il se jette dans l'Eygues (commune d'Aubres / un quartier d'Aubres porte le nom de « Bordette ») après un cours de 4 km. En 1891, sa largeur moyenne était de 9.20 m, sa pente de 29 m, son débit ordinaire de 1.20 m, extraordinaire de 20 m.. Le Rieu Sec, affluent de l'Eygues. Dictionnaire topographique du département de la Drôme. : 1406 : Rivosec (inventaire de la chambre des comptes). 1496 : Rivus Setum / Rivum Siccum (terr. De Pierre). 1504 : le rif de Riosset (terrier De Pierre). : Rieu Sec (carte de Cassini). 1891 : Rieusset ou Riousset, ruisseau qui a sa source sur la commune de Châteauneuf-de-Bordette, la sépare de celle de Piégon, traverse la commune de Mirabel et se jette dans l'Eygues après 8,75 kilomètres. Sa largeur moyenne est de neuf mètres, sa pente de 148 m, son débit ordinaire de un m, extraordinaire de vingt m. Non daté : le Rieu Sec. 1992 : Le Rieux-sec.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Provence, Languedoc-Roussillon » et « Alpes du sud ».. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nyons à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports L'accès au village se fait par la route départementale RD 185 depuis Mirabel-aux-Baronnies, au sud-ouest, via le col de la Croix Rouge, ou depuis Les Pilles, au nord-est.
Urbanisme Typologie Au , Châteauneuf-de-Bordette est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nyons, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (81,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (82,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (70,9 %), zones agricoles hétérogènes (15,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (5,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,1 %), cultures permanentes (3,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine Vieux village dispersé.
Hameaux et lieux-dits
Logement
Projets d'aménagement
Risques naturels et technologiques
Toponymie Attestations Dictionnaire topographique du département de la Drôme. : 1284 : castrum de Castro Novo de Bordeta (Valbonnais, II, 118) ; 1332 : Chasteauneuf de Bourdette (Valbonnais, II, 284) ; 1527 : Chastel Nou de Bourdeta (archives hosp. de Crest, B 11) ; 1793 [révolutionnaire] : Bordette ; 1891 : Châteauneuf-de-Bordette, commune du canton de Nyons, dont le chef lieu est au hameau des Bayles.
Étymologie
Histoire
Protohistoire : les Celtes La plus ancienne trace d'occupation humaine (trouvée sur le territoire de la commune) est une épée, découverte à la fin du et datée de l'âge du fer (vers 750 avant notre ère). Elle est aujourd'hui conservée au musée Calvet d'Avignon.
Antiquité : les Gallo-romains La période gallo-romaine a laissé peu de traces sur le territoire de la commune, mais des tombes à tuiles plates ont été retrouvées dans le quartier de Ratier. Une villa, citée en 1023, au nord de la commune et qui s'appelait Pupianne (aujourd'hui Les Perdigons), était peut-être de fondation gallo-romaine.
Du Moyen Âge à la Révolution En 1023, à l'occasion d'une donation du castrum d'Altonum à l'abbaye de Cluny (Bourgogne), plusieurs sites de la région de Nyons sont cités, dont la villa de Pupianne et le castrum de Pictavis (aujourd'hui Peytieu, vraisemblablement à l'origine du nom de la Famille de Poitiers-Valentinois). Ce dernier est situé sur le territoire de Châteauneuf-de-Bordette en limite avec le territoire de Benivay-OllonJules Chevalier, Mémoires pour servir à l'histoire des comtés de Valentinois et de Diois, 1807, tome 1Ripert-Monclar, Cartulaire de la Commanderie de Richerenches, 1907site internet racineshistoire.free.fr sur la famille de Poitiers-Valentinois). Les fossés de ce castrum ont été repérés, dans les années 1990, par Michèle Bois (archéologue). Cette charte de donation montre que le territoire de Châteauneuf-de-Bordette était intégré, au début du , dans un ensemble plus important, appartenant à une même famille appelée Mirabel, et qui comprenait une bonne partie des terres situées au sud et à l'est du cours de l'Eygues, depuis Les Pilles jusqu'à Mirabel.
La commune de Châteauneuf de Bordette a été formée à partir d'une seigneurie qui a regroupé à partir du les versants orientaux des montagnes d'Essaillon et de Garde Grosse, les versants occidentaux des montagnes d'Autuche et de Peytieu, ainsi que les deux vallées qui les séparent, celle du Rieu Sec au sud et celle de Bordette au nord. Au centre de la vallée, un château, situé au pied de Garde Grosse, protégeait un village installé en contrebas et contrôlait le passage entre Mirabel-aux-Baronnies et Les Pilles.
La seigneurie : Au point de vue féodal, la terre (ou seigneurie) est du fief des barons de Montauban. 1207 : possession des Valréas (hommagée aux Montauban). 1262 : les barons de Montauban hommagent la terre aux chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Acquise par les dauphins (Châteauneuf-de-Bordette passe sous la suzeraineté des dauphins de Viennois en 1315). 1307 : donnée par les dauphins aux Constant de Alba. Donnée par les dauphins aux Toscan. 1349 : donnée par les dauphins aux Rémuzat. 1349 : Châteauneuf-de-Bordette passe sous la suzeraineté du roi de France. 1365 : les Rémuzat vendent la moitié aux Morges. 1388 : cette partie est vendue aux Gillin. Elle passe (par héritage ) aux Barrier. 1419 : passe aux Thollon de Saint-Jalle qui acquièrent vers le même temps la portion des Rémuzat. 1549 : le tout est vendu aux Soyans. 1610 : recouvré par les Thollon de Saint-Jalle. 1667 : passe (par mariage) aux Fortia des Pilles. 1685 : passe (par mariage) aux Blégiers de Taulignan. 1714 : les Blégiers sont condamnés à laisser la terre aux Labeau de Bérard, mais, dans les faits, ils la gardent jusqu'à la Révolution.
Châteauneuf-de-Bordette a connu au cours des , une période de prospérité sans précédent. C'est pendant cette période que quatre églises ont été construites : Saint-Pierre de Pupianne (disparue). Saint-Michel et Saint-Quenin (qui subsistent, même si elles ont été reconstruites au moins une fois depuis). La chapelle dédiée à Notre-Dame (disparue) était peut-être celle du château.
Les sont des périodes de crise économique et démographique qui entraînent l'abandon d'une grande partie du territoire de la seigneurie, à l'exception peut-être du quartier de Pupianne au nord. Il faut attendre la fin du pour que le territoire de la commune se repeuple, probablement à l'initiative du seigneur d'alors, un Thollon de Sainte-Jalle, qui cède les terres abandonnées contre la promesse d'une redevance annuelle. Les familles qui s'installent alors à Châteauneuf-de-Bordette vont finir par donner leurs noms à la plupart des hameaux de la commune (Lattard, Mayet, Chamoux, Gleyse, Roustan, Liotard, etc.). Les maisons de l'ancien village, situé au pied de la colline dominée par le château, sont abandonnées.
Au moment de la Réforme, les familles situées au nord du col de la Croix Rouge adoptent majoritairement le protestantisme, alors que celles qui résident au sud restent catholiques. La césure géographique se double d'une rupture religieuse.
Aux , les habitants cherchent à obtenir une certaine autonomie à l'égard d'un seigneur qui reste assez lointain. Il leur faut exploiter un terroir très pentu, assez pauvre. Leurs enfants sont souvent contraints de s'exiler pour s'installer dans des contrées plus prospères. La population de Châteauneuf-de-Bordette, qui avait connu un maximum au milieu du , régresse au cours de la seconde moitié du . Elle se maintiendra au cours des deux siècles suivants à une centaine d'habitants environ.
Avant 1790, Châteauneuf-de-Bordette était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation et bailliage du Buis. Elle formait une paroisse du diocèse de Vaison. Son église, dédiée à saint Michel, était celle d'un prieuré séculier dont le titulaire prenait la dîme et présentait à la cure.
De la Révolution à nos jours En 1790, Châteauneuf-de-Bordette est compris dans le canton de Mirabel. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la place dans celui de Nyons.
(démographie) : la population augmente à nouveau et de nouvelles terres sont exploitées, parfois au prix d'efforts importants, comme le montrent les terrasses du quartier des Perdigons. Cette croissance est de courte durée puisque, à partir des années 1870, la population régresse progressivement pour atteindre un minimum de vingt habitants en 1962. Au milieu des années 1980 (démographie) : la commune voit sa population augmenter.
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