Malataverne est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

En 1891, la commune portait encore le nom de Rac. Malataverne n'en était qu'un hameau.

Géographie Localisation Malataverne est située à au sud de Montélimar.

Communes limitrophes

Relief et géologie

Sites particuliers. : le Navon () ; Serre de Malobret.

Géologie

Hydrographie La commune est arrosée par les cours d'eau suivants : la Riaille ; Ruisseau de Pinton.

La Riaille Son nom dérive de l'ancien occitan riailh « ruisseau », dérivé du latin rivus, avec le suffixe -alia.

Ce ruisseau a sa source sur la commune d'Allan, traverse celles de Malataverne (Rac) puis de Châteauneuf-du-Rhône avant de se jeter dans le Rhône après un cours de 10 km. En 1891, sa largeur moyenne est de quatorze mètres, sa pente est de 121 m, son débit ordinaire est de 0,50 m, extraordinaire de 140 m. : 1300 : aqua de Rialha (terrier de Saint-Pierre du Palais) ; 1367 : Realha (terrier de Saint-Pierre du Palais) ; 1425 : La Rialha (archives de la Drôme, E 1482) ; 1669 : La Rialle et Les Boissières (archives de la Drôme, E 482) ; 1891 : La Rialle.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen. et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards.. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Donzère à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Malataverne est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Châteauneuf-du-Rhône, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montélimar, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (40,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (42,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (34,8 %), forêts (32 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (12,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (8,4 %), zones urbanisées (7,8 %), terres arables (3,2 %), cultures permanentes (1,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Quartiers, hameaux et lieux-dits Site Géoportail (carte IGN) :

Logement

Projets d'aménagement

Voies de communication et transports La commune est desservie par la route nationale N 7 et les routes départementales D 126, D 133, D 169, D 607, D 607a, D 844.

L'autoroute A7 traverse la commune. Il y a un péage.

La ligne de bus (Avignon-Montélimar) dessert quotidiennement la commune, avec plusieurs allers-retours..

Risques naturels et technologiques Risques sismiques

Le village de Malataverne a été touchée par des tremblements de terre d’intensité V-VI sur l’échelle MSK dans en 1548, 1873 et 1934Daniel Ratz, Les tremblements de terre en Drôme-Ardèche, Valence : Éditions & Régions, 1998,2-910669-41-6, 80..

À partir du , un essaim de séismes frappe les villages de Rac, Châteauneuf-du-Rhône et Donzère. Les secousses se produisent jusqu'au . Les plus violentes sont celles du et du . À Châteauneuf-du-Rhône, la plupart des maisons se lézardent et les habitants sont obligés de coucher dehors par mesure de sécurité. L’église et la gare de Donzère sont endommagéesRatz, , 18-20..

À partir du , une longue série de plusieurs centaines de secousses telluriques, dont certaines très violentes, commence dans le Tricastin. Elles sont ressenties à Malataverne, Donzère, Châteauneuf-du-Rhône et Les Granges-GontardesRatz, , 28-30..

Autres risques

Toponymie En 1891, la commune portait encore le nom de Rac. Malataverne n'en était qu'un hameau.

Par le décret du , Malataverne devient le chef-lieu de la commune qui prend son nom. Rac n'est plus qu'un hameau.

Rac Attestations. 1182 : de Rac (cartulaire des Templiers, 135). 1281 : mention du mandement : mandamentum castri de Raco (cartulaire de Durbon). 1291 : Racum et castrum de Raco (Valbonnais, II, 59). 1338 : de Ranco (archives de la Drôme, E 3490). 1391 : Raac (choix de documents, 214). 1891 : Rac, commune du canton de Montélimar.

Étymologie

Malataverne Malatavèrna en occitan provençal.

Attestations Le toponyme Malataverne est attesté en 1710 (archives de la Drôme, E 6804). En 1891, c'est un hameau de la commune de Rac..

Étymologie

Histoire

Préhistoire La grotte Mandrin est un site archéologique qui surplombe la vallée du Rhône sur sa rive gauche et qui a été occupé du au millénaire. Cet abri-sous-roche creusé dans le massif calcaire est situé à mi-pente de la colline du Jas des Chèvres ou colline de Roucoule. Une équipe conduite par l'archéologue Ludovic Slimak y a notamment découvert une dent de lait appartenant à un homme moderne, dont la datation (- 54 000 ans) amène à réviser l'histoire du peuplement de l'Europe telle qu'elle était précédemment admise. Le site a également livré des centaines de pointes de silex très finement taillées n'ayant rien à voir avec les techniques néandertaliennes. La grotte Mandrin a été occupée tant par les Homo sapiens que par les NéandertaliensPréhistoire: des pointes de flèches et une dent de lait bouleversent le calendrier connu de l'occupation humaine, rfi.fr, 11 février 2022. Ludovic Slimak et al., Modern human incursion into Neanderthal territories 54,000 years ago at Mandrin, France, Science Advances, Vol 8, Numéro 6, 9 février 2022, DOI:10.1126/sciadv.abj9496.. L’aven des Iboussières est un site sépulcral du Paléolithique final découvert par le spéléologue Patrick Morand en 1991. Bernard Gély, du Service régional d’archéologie y a débuté des fouilles archéologiques mais les travaux ont été interrompus en 1997 du fait d'un effondrement partiel de la voute.

Protohistoire Site de la colline de Montchamp : ancien oppidum celtique ( âge du fer).

Antiquité : les Gallo-romains Vestiges de maisons gallo-romaines avec mosaïques, d'un aqueduc et d'une nécropole du . Le col de Malataverne, passage naturel entre la plaine de Montélimar et celle de Pierrelatte, est utilisé par la via Agrippa.

Du Moyen Âge à la Révolution Malataverne est, à cette époque, un hameau de la commune de Rac.

La seigneurie de Rac : Au point de vue féodal, Rac était une terre (ou seigneurie) du patrimoine des Adhémar. 1292 : elle est hommagée au pape Avant 1496 : elle est acquise par les Romieux. 1643 : elle passe aux Forbin. 1646 : vendue aux Escalin des Aimars. 1681 : revendue aux Feautrier. 1700 : passe aux Ripert d'Alauzier, derniers seigneurs.

Le régime féodal ne concernait qu'un peu plus de la moitié des terres de la commune : en effet, 41 % des terres étaient la propriété collective de la communauté villageoiseRoger Pierre, Libertés et contraintes des communautés villageoises dans les pays de la Drôme à la veille de la Révolution, Études drômoises, 64, mars 1985, 19..

Avant 1790, Rac était une communauté de l'élection, subdélégation et sénéchaussée de Montélimar. Elle formait une paroisse du diocèse de Saint-Paul-Trois-Châteaux dont l'église, dédiée à saint Jean-Baptiste, était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Ruf qui fut uni au collège des jésuites d'Avignon vers la fin du . Ce collège avait, de ce chef, la collation de la cure et les dîmes de cette paroisse. Le mandement de Rac avait la même étendue que la commune de ce nom.

Les Joannins En 1891, ce nom est celui d'une ferme, et d'un quartier partagé entre les communes de Malataverne (Rac) et de Donzère. Il est mentionné sous le nom de Joanin par les cartes d'état-major.. Les Joannins est le nom actuel.

Navon En 1891, ce nom est celui d'un mont et d'une ferme. Dès la fin du , le domaine appartenait aux Joubert qui le possédaient encore en 1790..

De la Révolution à nos jours En 1790, la commune de Rac est comprise dans le canton de Donzère. Par les décrets du , puis du 16 et , l'Assemblée Nationale divise la France en 83 départements. La Drôme et ses se compose alors de 350 communes et 60 cantons. La commune de Rac se retrouve dans le canton de Donzère avec sept autres communes : Allan, Châteauneuf-du-Rhône, Donzère, La Garde-Adhémar, Les Granges-Gontardes, Réauville, Roussas. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la place dans le canton de Montélimar.

Entre 1795 et 1803, les brigands étaient évalués à une centaine dans la région. Le nom de la grotte Mandrin, sur la colline de Roucoule, atteste de cette période. Dans le maquis au sud de Montélimar, le bois des Mates fut le théâtre d'une attaque. Mate est d'ailleurs un vieux mot signifiant « tromperie », « filouterie » Le , on commentait la dernière attaque de la malle-poste, perpétrée à la sortie de Donzère-les Joannins par une troupe de quarante brigands armés : l'escorte de dix fusiliers fut massacrée et la malle-poste délestée de l'argent qu'elle transportaitJean Durand, De Mandrin à Conty..

En 1868, l'église de Malataverne (construite dans les années 1860) devient le lieu de culte de la paroisse de Rac.

En 1886, Rac a une population de 547 habitants. La commune fait partie du canton de Montélimar avec dix autres communes : Allan (917 habitants), Ancone (413), Châteauneuf-du-Rhône (1195), Espeluche (585), Montboucher (586), Montélimar (14014), Portes (523), Puygiron (342), Rochefort (298), La Touche (264). Le canton possède donc .

Par le décret du , Malataverne devient le chef-lieu de la commune qui prend son nom. Rac n'est plus qu'un hameau.