Roynac est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie Localisation La commune de Roynac est située à à l'est de Marsanne, à au sud de Crest, à au sud-est de Loriol-sur-Drôme et à au nord-est de Montélimar.
Communes limitrophes
Relief et géologie Le pont culminant est la montagne du Fayn (), située en limite sud-est de la commune. Elle tire son nom d'un bouquet de hêtres, ou d'un hêtre isolé, resté en place pendant plusieurs siècles, et qui servit de borne permanente à la limite de plusieurs communes (La Roche-sur-Grane, Roynac et La Répara-Auriples)F. Monteiller « Enquêtes sur les arbres remarquables de la Drôme », Études drômoises, 69, décembre 1986, 53-55.. Le col du Deves est le point de rencontre de trois communes, de trois cantons et, dans le passé, de trois cités romaines, puis de trois évêchés et de trois seigneuries (borne géodésique N° 8). Le col de Tartaiguille est à 399 m (panorama)..
Hydrographie
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Provence, Languedoc-Roussillon » et « Alpes du sud ».. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Puy-Saint-Martin à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports
La sortie sud du tunnel de Tartaiguille (LGV Méditerranée) est située sur le territoire de la commune.
Urbanisme Typologie Au , Roynac est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montélimar, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (62,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,8 %), forêts (34,4 %), zones agricoles hétérogènes (14,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine
Toponymie Attestations Dictionnaire topographique du département de la Drôme. : 1159 : Roennac (cartulaire de Die, 44). 1234 : Roenac (cartulaire de Léoncel, 119). 1332 : Roenaxum (Gall. christ., XVI, 130). : Royniaco (pouillé de Valence). : mention des deux paroisses : duo capellani de Roynaco (pouillé de Valence). 1442 : Roynat (choix de docum., 279). 1455 : Ruinac (S. de Boissieu, Us. des fiefs, 186). 1540 : mention de l'unique paroisse : cura Roynacii (rôle de décimes). 1549 : Royanacium (rôle de décimes). 1560 : Roynacum (cartulaire de Montélimar, 145). 1589 : Ruinat (Mémoires d'Eustache Piémont, 219). 1655 : locus Ruynaci (archives de la Drôme, B 213). 1696 : Rouannac (archives de Grane). 1891 : Roynac, commune du canton de Crest-Sud.
Étymologie
Histoire
Préhistoire La consommation des gastéropodes fut constante dans la préhistoire chez les chasseurs-cueilleurs. Entre 1994 et 1997, lors des chantiers de fouilles précédant la construction de la ligne TGV en moyenne vallée du Rhône, leurs coquilles furent découvertes en si grande quantité qu'elles ont permis une importante avancée en malacologieJacques-Léopold Brochier et Jean-François Berger, Archéologie sur toute la ligne. Les fouilles du TGV Méditerranée dans la moyenne vallée du Rhône, Éd. Somogy-édition d'art et Musée de Valence, 2002, . .. Sur le site du Serre 1, à Roynac, dans la vallée de la Valdaine, furent trouvés en quantité des coquilles d'escargot de Bourgogne. Leur consommation s'est étendue du néolithique cardial, naissance de l'agriculture, au bronze final, constitution de l'habitat groupéJoël Vital, Archéologie sur toute la ligne. Les fouilles du TGV Méditerranée dans la moyenne vallée du Rhône, Éd. Somogy-édition d'art et Musée de Valence, 2002, à 78. ..
vignette|Reconstitution d'une habitation de l'âge de bronze. Des fouilles (de mai à septembre 1996) se sont déroulées au lieu-dit le Serre 1 (sous la direction de Joël Vital). Elles ont permis la découverte, jusqu'à quatre mètres de profondeur, de neuf niveaux d'occupation humaine s'étageant du néolithique au Moyen ÂgeJoël Vital, Archéologie sur toute la ligne, ..
Trois surfaces archéologiques concernaient l'âge des métaux. La S 1 (Serre 1) relevait seule du Bronze ancien. Le site fut occupé de 2200 avant notre ère à -1800 avec un pic situé entre -2150 et -2000 (datation au C). Sur cette surface (près de décapés), ont été identifiés plusieurs centaines d'aménagement humains. Seuls ont été fouillésJoël Vital, Archéologie sur toute la ligne, .. L'occupation humaine s'est caractérisée par le creusement de nombreuses fosses. Une cinquantaine ont été utilisées comme silos, ce qui a permis de retrouver dans le fond des céréales carbonisées. Une autre cinquantaine a servi à d'autres fonctions et pour un certain nombre d'entre elles de dépotoir à reliefs de repas puisqu'il y a été identifié des os de suidés et de bovidés. Trois fosses ont été aménagées en four de combustion. Ces installations sont à mettre en relation avec l'identification d'éclats et de gouttes de bronze qui ont été exhumés sur place. L'habitat étaient en bois puisque 150 trous de calage de poteaux ont été comptabilisés. La fouille a mis au jour de nombreux récipients de céramique à fort volume pour le stockage personnelJoël Vital, Archéologie sur toute la ligne, ., ainsi que les vestiges de deux bâtiments comportant un grenier surélevé pour le stockage communautaireJoël Vital, Archéologie sur toute la ligne, .. Contrairement à d'autres sites du Bronze, celui-ci ne semble pas avoir préféré une implantation sur un grand axe de communication. Il semble avoir privilégié la possibilité de se fournir en minerai métallifère dans les vallées du proche massif alpinJoël Vital, Archéologie sur toute la ligne, ..
Protohistoire
Antiquité : les Gallo-romains
Du Moyen Âge à la Révolution La seigneurie : Au point de vue féodal, Roynac était une terre du patrimoine des comtes de Valentinois. 1263 : elle est inféodée aux Bezaudun. 1336 : elle passe aux Adhémar. 1405 : passe aux Mévouillon. 1516 : vendue aux Hostun. 1648 : vendue aux (d')Eurre. Peu après : elle passe aux Beaumont de Brison. 1783 : elle passe aux Montlovier, derniers seigneurs.
Autour du château se trouvait la rue de l'église, le four seigneurial et l'hôpital. À l'extérieur du village se trouvait une habitation isolée, lieu d'accueil des lépreux.
: Louis de Poitiers brûle le village, et à peine relevé de ces cendres, celui-ci subit l'invasion de Reymond de Beaufort.
1561 : le château, déjà endommagé, est démantelé.
Durant les guerres de Religion, les huguenots attaquent Roynac en 1569. De Gordes, armé de trois canons, prend Roynac, quatre ans plus tard en 1573. Les catholiques récupérèrent cette région. En 1577, il y eut une nouvelle attaque de protestants. La paix arriva en 1579.
Le 17 octobre 1784, par ordonnance de monseigneur de Grave, évêque de Valence, le service paroissial de Roynac fut transféré à Puy-Saint-Martin, jusqu'à ce que la construction de l'église qu'il avait ordonnée soit commencée. Monsieur Servant, curé à l'époque, alla à Cléon d'Andran. Jusqu'à la commune civile en 1792, l'état civil fut enregistré à Puy-Saint-Martin. Les habitants de Roynac rechignèrent longtemps à donner de l'argent pour la construction de la nouvelle église. Roynac restera près de cinquante ans sans prêtre.
En 1788, le village est en ruine et la commune est composée de trois hameaux : les Girards (huit habitants), les Bessons (trois habitants) et les Frangeas (cinq habitants). Le reste de la population est disséminé dans la campagne. La commune compte alors 92 familles, soit 450 personnes environquestionnaire de 1788.
Avant 1790, Roynac était une communauté de l'élection, subdélégation et sénéchaussée de Montélimar. Après avoir formé pendant longtemps deux paroisses du diocèse de Valence, elle n'en formait plus qu'une, dont l'église était dédiée à saint Lambert et dont les dîmes appartenaient, par moitié, aux deux prieurs du lieu (voir Notre-Dame ou l'Ancien Prieuré, et Le Prieuré) :
Notre-Dame (ancien prieuré) Dictionnaire topographique du département de la Drôme. : : prioratus Beate Marie Poieti de Royniaco (pouillé de Valence). : prioratus Beate Marie Poieti de Roynaco (pouillé de Valence). : prioratus Beate Marie de Poyeto Roynacii (pouillé de Valence). 1456 : Beata Maria de Poyeto (archives de la Drôme, E 2494). 1482 : Nostre Dame du Poget (archives de la Drôme, E 2522). 1540 : prioratus Beate Marie Roynani (rôle de décimes). 1549 : Beata Maria de Pogeto Royanacii (rôle de décimes). 1699 : le prioré de Nostre Dame de Roynac (inventaire de Saint-Apollinaire [Valence]). 1891 : Notre-Dame ou L'Ancien-Prieuré, ferme et quartier de la commune de Roynac.
Ancien prieuré d'Augustins, dépendant de l'abbaye de Saint-Thiers de Saou, dont l'église était, aux et , celle d'une paroisse comprenant la moitié de la commune de Roynac et dont le titulaire avait la moitié des dîmes de ce lieu. Il se trouvait dans le quartier du Fongeas.
Le Prieuré Dictionnaire topographique du département de la Drôme. : 1282 : domus Sancti Privati (visites de Cluny). 1293 : prioratus Sancti Privati subjectus domus Sancti Marcelli de Sacceto (visites de Cluny). : prioratus Sancti Privati de Royniaco (pouillé de Valence). : prioratus Sancti Privati de Raynaco (pouillé de Valence). 1549 : Sanctus Privatus Royanaci (pouillé de Valence). 1626 : prioratus Sancti Privati de Roînaco (pouillé gén.). 1891 : Le Prieuré, ferme de la commune de Roynac.