Saint-Martin-en-Vercors est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Situation et description La commune, traversée par le nord, est, de ce fait, située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ ). D'aspect essentiellement rural dans un secteur de moyenne montagne, elle se positionne à de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, et à de Valence, préfecture du département de la Drôme.

Communes limitrophes

Relief et géologie La commune est située dans le massif pré-alpin du Vercors.

Sites particuliers. :

vignette|les Grands Goulets. La « reculée des Grands Goulets » est un site géologique de , parcouru par la Vernaison, qui se trouve sur les communes de Châtelus (au lieu-dit des Grands Goulets), La Chapelle-en-Vercors, Échevis, Sainte-Eulalie-en-Royans, Saint-Laurent-en-Royans, Saint-Martin-en-Vercors (dans la partie orientale du site) et Pont-en-Royans. Cette reculée est née d'un phénomène d'érosion karstique régressive dont l'action est toujours en action, rendant ainsi le secteur dangereux, ce qui a nécessité la construction d'un tunnel pour dévier la circulation des véhiculesSite gouvernemental Carmen, page sur reculée des Grands Goulets. En 2014, le site a été classé à l'« Inventaire du patrimoine géologique »Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.. Le Pas de l'Âne () est ouvert dans une crête du Barrémien.

Hydrographie La commune est arrosée par les cours d'eau suivants : l'Adouin est un ruisseau d'une longueur de Site sandre, fiche de l'Adouin.. En 1590, il est dénommé la rivière de Troutres (parcellaire). En 1891, l'Adouin traverse le hameau de Tourtres et se jette dans le Ban après un parcours de ; sa largeur moyenne est de six mètres, sa pente de 101,46 m, son débit ordinaire de , extraordinaire de (cf. Dictionnaire topographique.). Avant 2020, Géoportail indique sa source à l'est du hameau de Tourtre. C'est un affluent du ruisseau le Buyèche (affluent de la Vernaison). la Vernaison, d'une longueur de ., née au cœur du plateau, longe le territoire saint-martinois et traverse les gorges des grands Goulets avant de se jeter dans la Bourne, à Pont-en-Royans. le Buyèche.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Chapelle-en-Vercors à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports Voies routières vignette|Principales routes du massif du Vercors. La commune est desservie par les routes départementales D 103, D 103b, D 221, D 518 et D 612.

Transports publics Un service de transport à la Demande (TAD) permet aux résidents de la commune d'effectuer des déplacements vers les communes voisines : Villard-de-Lans (station de ski), de Die (sous-préfecture) et La Chapelle-en-Vercors (marché local)Site de Saint-Martin-en-Vercors, page sur le transport à la demande..

Une ligne régulière d'autocars relie la commune de La Chapelle-en-Vercors aux villes de Valence et de Romans sur Isère. Elle passe par la commune voisine d'Échevis. Une autre ligne régulière d'autocars circule de Villard-de-Lans à Grenoble.

Urbanisme Typologie Au , Saint-Martin-en-Vercors est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (72,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (71,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (71 %), prairies (22 %), zones agricoles hétérogènes (5,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Hameaux, lieux-dits et écarts

Site Géoportail (carte IGN) :

Anciens quartiers, hameaux et lieux-dits : Le hameau les Abisseaux est attesté en 1891. En 1590, il est nommé le mas des Abisseaulx (parcellaire)..

Logement

Projets d'aménagement

Risques naturels et technologiques Risques sismiques

La totalité du territoire de la commune de Saint-Martin-en-Vercors se situe en zone de sismicité n°4, comme la plupart des communes du plateau central du Vercors et du Royanscarte du département de la Drome indiquant les zones de sismicité.. +Terminologie des zones sismiquesArrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - LégifranceType de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 4Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s

Autres risques

Toponymie Attestations Dictionnaire topographique du département de la Drôme. : 1304 : mention de la paroisse : ecclesia Sancti Martini de Vercors (archives de la Drôme, fonds de Sainte-Croix) ; 1304 : mention de l'église Saint-Martin : edes San Martiniana (archives de la Drôme, fonds de Saint-Félix) ; : mention de la paroisse : capella Sancti Martini de Vecorcio (pouillé de Die) ; 1449 : mention de la paroisse : ecclesia Sancti Martini Vecorcii (pouillé hist.) ; 1508 : mention de l'église Saint-Martin : ecclesia parrochialis Sancti Martini Vercorcii (visites épiscopales) ; 1516 : mention de la paroisse : parrochia Sancti Martini Vercortii (rôle de décimes) ; 1561 : Sainct Martin de Vercors (Fillet, Essai sur le Vercors, 220) ; 1576 : mention de la paroisse : cura Sancti Martini Vercorsii (rôle de décimes) ; 1891 : Saint-Martin-en-Vercors, commune du canton de la Chapelle-en-Vercors.

Étymologie Saint-Martin Le nom Saint-Martin est issu du nom de Saint-Martin, légionnaire romain du () puis évêque de Tours.

Vercors Ce nom, que de nombreuses communes du massif ont ajouté à leurs noms (Saint-Julien, Malleval, Lans, Corrençon) est dû aux vertacomicorii, peuple gaulois qui donna son nom au massif où ils s'étaient installés. Leur nom, d'origine celtique, signifie les .

Histoire

Préhistoire L'homme de Neandertal vivait dans le Vercors drômoisSite du musée de la préhistoire de Vassieux en Vercors..

L'abri de Bobache a été exploré en 1912. Celui-ci a permis de mettre au jour des objets de silex appartenant à la période azilienne (fin de la dernière glaciation, 10 000 avant notre ère). Dans un environnement de steppes et d'arbres clairsemés, des chasseurs nomades traquaient, entre autres, la marmotte pour sa chair et sa fourrure.

Plus tard, durant le mésolithique (entre -6250 et -4500), la couverture forestière s'étend et sa densité gêne la circulation des hommes et la pratique de la chasse. Les traces des migrations annuelles ont été mises au jour dans un abri sous roche près du Pas de la Charmate. Les hommes y faisaient étape près d'un point d'eau quelques jours par an durant plusieurs millénaires. Ces chasseurs pratiquaient principalement la chasse (bouquetins, chamois, cerfs, sangliers). Les outils utilisés étaient de petites pointes de silex qui armaient des harpons et des flèchessite de Saint-Martin-en-Vercors, page préhistoire..

Protohistoire vignette|alt=Carte de l'Allobrogie|Carte de l'Allobrogie indiquant le territoire des Vertacomocores, au sud. Le plateau fut occupé par la tribu gauloise des Vertamocores, associée aux Voconces.

Antiquité : les Gallo-romains Quelques sarcophages ont été trouvés à Picot.

Du Moyen Âge à la Révolution La seigneurie : Au point de vue féodal, la communauté faisait partie de la terre et seigneurie du Vercors et plus anciennement du mandement de Ravel (voir Château-Ravel, commune de Saint-Julien-en-Vercors). Fief des dauphins du Viennois. Possession des évêques de Die.

: le Vercors est organisé en paroisses desservies par les chanoines de Sainte-Croix-en-Diois jusqu'en 1289, par les religieux de Saint-Antoine ensuite.

À partir de 1235, Saint-Martin, comme les autres communes du Vercors drômois, est sous la suzeraineté de l'évêque de Die qui en dispute les revenus aux religieux de Saint-Antoine jusqu'en 1305. L'évêque avait pour vassaux divers seigneurs et châtelains locaux qui levaient également l'impôt sur les habitants. Plus tard, l'évêque nomme des « fermiers », sorte de percepteurs sur lesquels ne s'exerçait aucun contrôle. Ils donnaient une somme convenue chaque année à l'évêque et gardaient pour eux le reste.

Le mouvement communal fut bien tardif à se manifester dans le Vercors. En 1318, Saint-Martin appartenait aux Antonins de Sainte-Croix. C'est seulement au milieu du que la paroisse devint une commune. Chaque année, à Pâques, les habitants élisaient un consul qui administrait la commune pendant un an. Quand les affaires à traiter excédaient sa compétence, il était assisté d'une assemblée générale composée d'habitants de la commune, généralement choisis par les consuls des années précédentes.

L'été 1508 fut marqué par l'apparition de la peste qui décima la population de Saint-Martin. Au cours du , les pauvres sont nombreux et quelques pieuses personnes font leur testament en leur faveur.

Les guerres de Religion ravagèrent le Vercors. Pris par Montbrun (protestant) repris par Gordes (catholique) qui fait démolir les châteaux forts. De 1573 à 1590, le pays est sans cesse traversé par des bandes rivales qui pillent et rançonnent les habitants. À la fin de cette période, la commune est criblée de dettes, l'église en partie détruite et le village en ruines.