Taulignan est une commune française située dans le département de la Drôme dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Localisation La commune de Taulignan est située dans la Drôme provençale, à à l'est de Pierrelatte et à au sud-est de Montélimar.

Communes limitrophes

Relief et géologie La commune se situe à l'altitude moyenne de . La mairie se situe à l'altitude de , au pied de la butte du village historique.

Sites particuliers. :

Géologie La roche dominante aux alentours de Taulignan est le safre, appellation locale d'un grès calcaréo-marneux friable du Miocène. Ces sédiments du tertiaire, notamment du Burdigalien et du Langhien, se retrouvent dans toute la régionJ. Debelmas et al., Notice explicative de la feuille Valréas à 1/, Éditions du BRGM, 2004. Des dalles calcaires en molasse burdigalienne ont été découpées et érigées au bord des champs.

Hydrographie vignette|Le Lez. La commune est arrosée par les cours d'eau suivants :

En 1891, le ruisseau Aiguebelle est attesté. C'est un affluent de la Berre..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen. et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards.. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Taulignan est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valréas, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (49,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (39,8 %), zones agricoles hétérogènes (27,2 %), cultures permanentes (21,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,5 %), zones urbanisées (1,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Quartiers, hameaux et lieux-dits Site Géoportail (carte IGN) :

Logement

Projets d'aménagement

Voies de communication et transports La commune est desservie par les routes départementales D 14, D 24, D 167 et D 809.

La gare TGV la plus proche est celle de Montélimar, accessible par la ligne de bus de la STRADDA raccordant Montélimar à Nyons.

Les deux aéroports les plus importants sont ceux de Lyon et Avignon.

Risques naturels et technologiques Risques sismiques

Autres risques

Toponymie Attestations Le premier témoignage écrit du toponyme date d'une charte par laquelle Ismidon, évêque de Die, donne à l'église Saint-Ruf et à son abbé Letbert les églises de Taulignan et leurs appartenances. Cette charte date nécessairement d'avant la mort de Letbert en 1110. Le Th de Thauliniaco peut autant provenir d'un tau gallicum que d'une graphie pseudo-savante. : « ego Ismido, gratia Dei Diensis episcopus, dono ecclesie Sancti Ruphi et Letberto abbati, et clericis sibi commissis et successoribus suis ecclesias de Thauliniaco, cum omnibus ad eas pertinentibus, ut ordinent eas sicut eis visum fuerit, ad honorem Dei » « moi Ismidon, évêque par la grâce de Dieu, donne à l'abbé Letbert et à ses successeurs l'église Saint-Ruf, les églises et le clergé de Thauliniaco confiés à leurs soins, ainsi que tout ce qui en revient, afin que les prêtres les arrangent à leur gré, pour la gloire de Dieu. »

Dictionnaire topographique du département de la Drôme. : 1119 : mention du prieuré : ecclesia de Taulinhano (cartulaire de Die, 45). 1128 : mention du prieuré : ecclesia de Tauliniaco (J. Chevalier, Hist. de Die, I, 460). 1276 : Taulinanum (Bibl. nat., mss. fonds lat., 9239, n° 7). 1283 : Taulinhacum (Pilot de Thorey, Inventaire des sceaux relatifs au Dauphiné). 1284 : castrum de Thaulinhano (Valbonnais, II, 118). 1291 : castrum de Teulinhano (cartulaire de Montélimar, 32). 1294 : castrum de Toloniano (inventaire des dauphins, 243). 1295 : castrum de Teolignano (inventaire des dauphins, 241). 1295 : Toulignone (Pilot de Thorey, Inventaire des sceaux relatifs au Dauphiné). 1324 : castrum de Theulinhans (Duchesne, Comtes de Valentinois, 29). 1343 : castrum de Tauligniaco (cartulaire de Montélimar, 54). : mention du prieuré : prioratus de Tholinhans (pouillé de Die). 1352 : de Toulinhano (Long, notaire à Grignan). 1355 : Tolinhan (Gall. christ., XVI, 594). 1383 : Tolinian (archives de la Drôme, E 5876). 1424 : Tolignan et Tholignen (Duchesne, Comtes de Valentinois, 57). 1442 : castrum Toulignani (choix de documents, 279). 1449 : mention du prieuré : prioratus de Thionlinhan (pouillé hist.). 1455 : mention du prieuré : prioratus de Theolinhano (rôle de décimes). 1488 : Taulinhacum (archives de la Drôme, E 5955). 1509 : mention de l'église Saint-Vincent : ecclesia Sancti Vincentii Theolinhani (visites épiscopales). 1519 : mention du prieuré : prioratus de Taulignano (rôle de décimes). 1560 : Teulinhanum (archives de la Drôme, E 5956). 1587 : Tolignan (inventaire de Bologne). 1697 : Theolignan (archives de la Drôme, E 6844). 1891 : Taulignan, commune du canton de Grignan.

Étymologie Hypothèse 1 : Le suffixe toponymique en -gnan provient d'un suffixe latin en -anum qui indique la propriété (villa) de telle ou telle personne. Taulignan pourrait donc être à l'origine la villa d'un propriétaire gallo-romain nommé Taulinus. Ce nom est attesté dans l'anthroponymie gallo-romaine grâce à une inscription latine trouvée à Vaison-la-Romaine au .Le texte cryptique () pourrait dater l'inscription entre 253 et 260 s'il s'agit bien de l'empereur Valérien. Le Tetricus mentionné n'est pas l'empereur gaulois puisqu'il n'était alors que sénateur en Gaule aquitaine, mais un homonyme rappelant le C. Lucconius, lui aussi flamen augusti, d'une pierre tombale trouvée à Nyon en Suisse., mais la transcription a été mise en doute. et on en a perdu la trace. Hypothèse 2 : une altération de Taurinus. Ce nom est attesté chez les habitants des Alpes cottiennes au . Le nom féminin Taurina se retrouve sur une inscription en langue gauloise d'un peson de fuseau du découvert à Autun. Il reste à démontrer la possibilité d'une mutation transformant le r en l ; le rhotacisme semblant justement fréquent dans la région.

Histoire

Antiquité : les Gallo-romains Les restes d'un temple romain ont été retrouvés sur le site de la chapelle Saint-Marcel et témoignent d'une présence sédentaire à l'époque gallo-romaine..

Du Moyen Âge à la Révolution La seigneurie : Au point de vue féodal, Taulignan était une terre (ou seigneurie) qui dépendait pour moitié de la baronnie de Montauban et pour moitié du comté de Valentinois. La part des Montauban appartient à une famille de son nom. Début : les comtes de Valentinois hommagent leur part aux dauphins. 1284 : les comtes donnent une charte de libertés municipales aux habitants. 1295 : ils acquièrent l'autre moitié et unissent la seigneurie. Ils l'apanagent successivement à plusieurs de leurs cadets. 1373 : la terre passe (par mariage) aux Bressieux. 1401 : elle passe (par héritage) aux Monteynard. 1408 : elle passe (par mariage) aux Alleman. La terre fait retour aux Monteynard (en 1594). 1613 : elle passe (par mariage) aux Grolée-Viriville (ou 1626). 1711 : passe (par mariage) aux Olivier de Sénozan. 1779 : passe (par héritage) aux Talleyrand-Périgord, derniers seigneurs.

Vers 1110, la famille de Taulignan est attestée avec Bertrand, neveu de Raimond de Montauban, quatrième co-seigneur de Valréas, seigneur de Grillon et de Taulignan en paréage avec les Montauban..

En 1295, les Taulignan vendent la seigneurie à Aymar IV de Poitiers mais en garde le titre jusqu'en 1666, repris par Joseph-François de Blégiers par son alliance avec Françoise de TaulignanLa Famille Taulignan..

En 1395, la résistance qu'opposa le bourg de Taulignan aux compagnies bretonnes est l'un des plus brillants faits d’armes qui se soient produits, au , dans le bas Dauphiné. Hommes, femmes et enfants firent bonne garde, pendant quatre mois, du haut de leurs remparts. Leur vigilance ne prit fin que lorsqu'ils eurent forcé l'ennemi à évacuer la contrée.

Au , le service paroissial se faisait dans une église dédiée à saint Pierre (voir ce nom).

Démographie : 1698 : 400 chefs de famille taillables (payant l'impôt). 1708 : 1700 habitants.

Avant 1790, Taulignan était une communauté de l'élection, subdélégation et sénéchaussée de Montélimar. Elle formait une paroisse du diocèse de Die dont l'église, dédiée à saint Vincent, était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Augustin (congrégation de Saint-Ruf) qui fut uni au séminaire de Die en 1777 et dont le titulaire avait les dîmes de cette paroisse. Il y avait aussi, à Taulignan, un couvent d'augustins réformés, fondé en 1628 par les Grolée-Viriville, seigneurs du lieu.

Saint-Marcel La chapelle, réparée en 1693, avait fait partie d'un domaine que les consuls de Taulignan vendirent aux Alleman de Champ, seigneurs du lieu en 1586, et que ces derniers cédèrent aux Vesc, six ans après. En 1586, le lieu est attesté sous le nom de la grange de Sainct-Marcel (archives de la Drôme, E 6021). En 1891, c'est une chapelle et un quartier de la commune de Taulignan..

Saint-Martin Ancien prieuré de l'ordre de Saint-Benoît (dépendance de l'abbaye de Cruas). Il fut supprimé au mais il en resta une chapelle, interdite en 1693 et 1737. :