Le QW-1 Vanguard, ou Qian Wei-1 (en ), est un système de missiles sol-air portatifs très courte portée de type Le terme signifie que le missile ne se contente pas d'attaquer sa cible par l'arrière (la zone des gaz chauds du moteur), mais peut également l'engager par devant., développé par la république populaire de Chine. Ce missile est le premier de toute une série de versions améliorées qui font leur apparition par la suite.

QW-1 Il est montré publiquement pour la première fois au salon aéronautique de Farnborough de 1994, où il est présenté comme le successeur des missiles de la série HN-5. Il n'est toutefois pas possible de déterminer de manière exacte sa date d'entrée en service.

Description et fonctionnement Le missile est considéré comme la version de l'industrie de l'armement de la République populaire de Chine du missile développée par l'industrie soviétique 9K310 Igla-1 (SA-16 Gimlet), incorporant quelques éléments de son équivalent, le FIM-92 Stinger développé par l'industrie de l'armement américaine. D'après de nombreuses sources médiatiques en Chine et aussi de l'extérieur du pays, la Chine aurait obtenu des exemplaires soviétiques via le Zaïre, lorsque les combattants de l'UNITA saisissent des Igla des forces gouvernementales angolaises.

Le missile est mis en œuvre par deux hommes. Une fois que la cible est repérée visuellement, l'assistant sélectionne le site de lancement et retire les caches du missile, les deux situées sur chaque ouverture du tube. Le tireur appuie ensuite à moitié sur la gâchette, ce qui active la batterie et ouvre la bouteille de réfrigérant, permettant de refroidir la tête chercheuse jusqu'à sa température de travail.

Le tireur traque sa cible visuellement, jusqu'à ce que le missile se verrouille dessus, chose qu'il indique à l'aide d'une lampe clignotante et d'un son strident. Le tireur dirige ensuite son missile vers sa cible et finit d'enfoncer la détente, mettant à feu la cartouche d'éjection du missile. Cet accélérateur projette le missile à une distance de sécurité du tireur avant que le missile n'allume son moteur de propulsion, ce qui évite des blessures graves et des brûlures au personnel au sol.

Le missile est guidé par navigation proportionnelle vers le point d'impact approximatif, puis termine sa course par une phase de guidage terminal qui manœuvre le missile de manière qu'il touche le point le plus vulnérable de sa cible.

Caractéristiques Les caractéristiques du QW-1, première version du missile, sont celles énoncées dans l'info-bulle ci-dessus, auxquelles on peut ajouter : Facteur de charge maxi. : Temps de réaction du missile : Temps de mise en œuvre : Durée de vie de la batterie :

Versions étrangères Le Pakistan a produit un missile, l'Anza Mk.II, qui est suspecté d'inclure dans son système des composants du QW-1 Vanguard..

L'Iran a aussi développé sa propre version du Vanguard, désignée Misagh-1, et son évolution suivante, le Misagh-2. Les militaires sont d'ailleurs en train de se détacher de l'approvisionnement de QW chinois. La nature exacte des modifications appliquées au missile d'origine demeure à ce jour inconnue, mais il a été affirmé que la portée et la vitesse du missile avaient été nettement améliorées, passant respectivement à et sur le Misagh-2.

Versions dérivées

QW-1M Le QW-1M est une amélioration du QW-1, qui fut révélée pour la première fois, au salon aéronautique de Zhuhai.

Il est considéré par les Chinois comme un MANPADS (MAN Portable Air Defence System : système de défense aérienne portatif) de troisième génération, et beaucoup de sources chinoises le considèrent comme l'équivalent chinois du 9K38 Igla, auquel il ressemble beaucoup. Comme son prédécesseur QW-1, le semblerait intégrer de la technologie du Stinger américain. Diverses sources occidentales ont affirmé que la Chine avait obtenu des exemplaires de Stinger via le Pakistan ou les rebelles afghans, voire de l'Iran, mais ces suppositions restent à confirmer.

Le missile est légèrement plus lourd que le QW-1, le système complet pesant , et est déclaré comme résistant mieux aux contremesures électroniques que son aîné. Il serait également plus adapté à l'engagement de missiles volant à faible altitude.

QW-1A Le QW-1A est un dérivé du QW-1M, qui se voit adjoint un radar portable pesant , transporté par l'observateur. Il dispose d'une portée de détection de et l'unité de contrôle de tir qui lui est associée lui permet de se raccorder à plusieurs unité QW-1A, de manière à former un réseau de défense aérienne. Ce réseau ainsi créé pourrait également être intégré dans un dispositif plus vaste. L'efficacité générale du système est déclarée par les Chinois comme étant égale, voire supérieure, à celle du missile FIM-92 Stinger.

Toutefois, même si le système est transportable dans son intégralité par une seule équipe de 2 soldats, il est le plus souvent utilisé sur des véhicules.

QW-11 Le QW-11 est un développement de la famille QW, spécialement conçu pour engager les missiles de croisière à suivi-de-terrain, tout en conservant ses capacités à engager des avions volant à basse-altitude.

Le QW-11 est révélé pour la première fois au salon aéronautique de Zhuhai de 2002, et plusieurs sources chinoises le déclarent équivalent, sinon meilleur, au missile Stinger dans sa deuxième version, le FIM-92B. Un nouveau détonateur est développé, constitué d'une combinaison de fusées d'impact et de proximité. Il accroit les capacités du missile contre les missiles de croisière. Longueur : Masse du système : Masse du missile : Portée (mini / maxi) : / Altitudes d'engagement (mini / maxi) : / Charge militaire : Temps de mise en œuvre :

QW-11G Le QW-11G est une version améliorée du QW-11, dotée d'une meilleure résistance aux contre-mesures électroniques, qui apparaît au même meeting aérien de Zhuhai, en 2002.

La plupart des sources chinoises affirment qu'il est équivalent au FIM-92C, troisième version du Stinger, dans ses capacités globales et son efficacité au combat. Le suffixe provient de ou , en chinois, signifiant . Comme les systèmes QW-11G n'ont pas subi de changements physiques au niveau de leurs dimensions, le missile QW-11 peut être directement utilisé dessus.

QW-18 Le QW-18 est un développement du QW-11G, doté d'une tête chercheuse améliorée.

Il apparaît pour la première fois au même meeting aérien de Zhuhai que les -11 et -11G, en 2002. À cette occasion, les Chinois affirment qu'il est équivalent à la version D du Stinger. Un capteur infrarouge amélioré, travaillant en double-bande, est conçu pour lui : désormais, la cible n'est pas seulement suivie par la chaleur de ses moteurs, mais également par la chaleur de son fuselage. Ces évolutions importantes lui confèrent de meilleures capacités contre les missiles de croisière supersoniques. Extérieurement, le QW18 est identique aux QW-11/-11G.

QW-2

Le QW-2 est un missile avec une capacité d'engagement et une résistance aux contre-mesures électroniques améliorées.

Il existe avec deux types de têtes chercheuses différentes : la première est l'autodirecteur infrarouge passif à double-bande révélé en 1998, tandis que la deuxième est l'autodirecteur infrarouges à imagerie IR conçu quelque temps plus tard. La fusée (détonateur) est similaire à celle du QW-18. L'altitude minimum d'engagement est abaissée à , ce qui améliore de manière très intéressante la capacité du missile à intercepter des missiles de croisière volant bas et à un hélicoptère en vol tactique surgissant soudainement de derrière une cachette.

Les Chinois le considèrent équivalent à la version E du Stinger. Longueur : Masse du système : Masse du missile : Diamètre du missile : Vitesse : > Portée (mini / maxi) : / Altitudes d'engagement (mini / maxi) : / Charge militaire :

Variante étrangère :Le Bangladesh et le Pakistan ont produit le QW-2 sous licence, dénommé Anza Mk.III.

CQW-2 Le préfixe indique ici qu’il s’agit d’une version du QW-2 qui est montée sur un véhicule 4x4 (du chinois , ).

Il est servi par un équipage de 3 hommes (conducteur, chef de pièce et tireur) et la conduite de tir est composée d’un radar d’acquisition et d’un équipement de poursuite optronique. Une fois que la cible est acquise au radar, le guidage revient au système optronique, qui est chargé de la poursuite et de l'engagement. Le système de bord autorise l'emploi des missiles un -par un ou par paires, et le véhicule dispose de 8 missiles prêts au tir dans les supports de la tourelle. 8 autres projectiles se trouvent en soute.

La conduite de tir est montée dans une boule, qui comprend une caméra thermique et un télémètre laser. Son radar est une variante du NRIET AS-90, qui opère en bande L et porte à . Le temps de réaction du système est inférieur à 8 secondes.

Les missiles du CQW-2 sont totalement interchangeables avec les QW-2 des lanceurs portatifs. Toutefois, cette opération ne peut pas être réalisée sur le terrain.

QW-3 Le QW-3 est l'équivalent du missile Mistral français, doté d'une fusée basée sur une évolution de celle du QW-2.

Le missile est unique parmi les MANPADS chinois, car il est le seul missile sol-air à adopter un guidage par laser semi-actif similaire à celui de l'AGM-114 Hellfire. Le capteur gyro stabilisé apporte un très haut niveau de précision et est extrêmement efficace contre les missiles de croisière évoluant à basse altitude.

Le taux de rotation angulaire de la tête chercheuse, qui est de seulement , est relativement faible en comparaison avec les autres systèmes existants, afin de pouvoir aller chercher des cibles supersoniques à haute altitude ou manœuvrantes. Toutefois cela ne handicape absolument pas les performances du missile, car de telles cibles ne lui sont pas destinées. Le QW-3 est en effet spécialement étudié pour attaquer les hélicoptères et avions sans pilote collant au terrain ou des cibles rapides volant très bas, telles que les missiles de croisière supersoniques volant au ras de la surface de la mer.

L'aspect extérieur du missile est assez similaire à celui des anciens modèles, excepté l'ajout d'un booster (accélérateur à poudre) de plus grand diamètre, derrière le missile. En raison de l'augmentation des masse et taille qui en découle, le missile ne peut plus être utilisé à l'épaule, comme les autres MANPADS, mais doit être tiré depuis un support à trépied, comme le font les missiles Mistral français. Longueur : Masse du missile : Vitesse : > Portée (mini / maxi) : / Altitudes d'engagement (mini / maxi) : /

TB-1 Le TB-1 est un missile dérivé des séries QW, révélé pour la première fois par son développeur au meeting aérien de Zhuhai qui s'est tenu au dernier trimestre 2010 China Aerospace Science & Industry Corporation (中国航天科工集团公司). Le TB-1 utilise la structure des QW-1 et QW-2 et le capteur du QW-3. Il possède donc un diamètre identique à celui des QW-1/2 et de l'étage principal du QW-3, mesurant environ .

Le TB-1 est conçu pour engager aussi bien des cibles aériennes que terrestres grâce à une charge militaire spéciale, à fragmentation, perforante et à charge creuse. Il peut donc aisément détruire un véhicule blindé et quelques chars de combat secondaires, alors qu'il conserve les capacités antiaériennes dont disposaient les QW-1/2/3. À ses débuts, il avait été montré sur un lanceur double ..

FLS-1 Le FLS-1 est la version navale du QW-3, avec un lanceur extérieurement très similaire à celui du missile américain RIM-116 . Le système complet pèse moins d'une tonne (un lanceur et ses missiles).