Au jeu d'échecs, l'école romantique ou l'ère romantique des échecs est le nom donné à une conception du jeu basée surtout sur les combinaisons (plutôt que des éléments stratégiques ou positionnels). Cette conception atteignit son apogée au milieu du , avec les deux Michel Roos, Histoire des échecs, n° 2520, Presses universitaires de France, 1990, , . de l'école romantique : Adolf Anderssen et Paul Morphy, lequel est considéré, à ce jour, comme le premier joueur d'échecs moderne. Ce dernier avait en effet une conscience positionnelle intuitive du jeu. L'ère romantique des échecs commença selon Cary Utterberg en 1821, date où le Français Louis-Charles Mahé de La Bourdonnais put battre son professeur Alexandre Deschapelles.
Jeu romantique et jeu positionnel L'école romantique a précédé le jeu de position développé par Wilhelm Steinitz. Cette dernière forme du jeu a connu ses plus grands représentants au avec Akiba Rubinstein et José Raúl Capablanca. Alors que Max Euwe a caractérisé le style de jeu de ces deux derniers comme Max Euwe, The development of chess style, B.T.Batsford, 1997, , p. 92., il a décrit le jeu de Adolf Anderssen comme et qualifié celui de Paul Morphy de . La Partie immortelle, la Toujours Jeune et la Partie de l'opéra sont caractéristiques à cet égard du style de jeu romantique.
Si Morphy est connu aujourd'hui pour ses combinaisons, ses parties ont été les premières à introduire avec succès les principes fondamentaux du jeu positionnel dans les débuts ouverts : développement rapide, contrôle du centre et des lignes ouvertes. Par son jeu positionnel d'instinct, Morphy a été le premier à créer ses propres opportunités tactiques.
La notion d'école aux échecs On peut noter que si ce qualificatif d'école romantique est avancé par Michel RoosHistoire des échecs, n° 2520, 1990, , . et par Anthony SaidyLa lutte des idées aux échecs, éd. Hatier, 1989, , ., il n'est repris ni par François Le Lionnais et Ernst Maget dans leur Dictionnaire des échecs, ni par David Hooper et Kenneth Whyld dans The Oxford Companion to Chess. Dans son Que sais-je ? sur le jeu d'échecsJérôme Maufras, Le jeu d'échecs, ., Jérôme Maufras adopte un plan original et parle plutôt d'Jérôme Maufras, , ., mettant en parallèle la marche du monde (seconde révolution industrielle) avec l'évolution de la planète des échecs, après Jérôme Maufras, , . (commerce triangulaire, première révolution industrielle), ayant lui-même succédé à Jérôme Maufras, , .. De fait, l'école romantique aux échecs (l'allemand Adolf Anderssen et l'américain Paul Morphy) peut être mise en parallèle avec l'irruption des pays de la seconde révolution industrielle sur la scène internationaleJérôme Maufras, , ..
À proprement parler, Emanuel Lasker n'a pas créé d'école, car s'il est par exemple relativement facile de jouer (en recherchant les gains d'espace notamment), il est très difficile de jouer (en cherchant systématiquement le coup le plus perturbant pour l'adversaire). En revanche, on considère généralement que Wilhelm Steinitz a fondé l'école viennoise / classique d'échecs. L'école la plus connue est l’école dite soviétique.
Notes et références
Romantisme