(-) est un troubadour de langue d'oc, identifié à et . Il est peut-être l'auteur anonyme de la seconde partie de la Chanson de la croisade albigeoise. Il semble également devoir être identifié à . Après avoir été considéré comme un pseudonyme de Gui de Cavaillon, est maintenant identifié à Guilhem Aldebert Cabrit. Gui de Cavaillon est notamment l'auteur d'une chanson tensos, et d'un sirventès, en collaboration avec Pons de MonlaurCamille Chabaneau Les biographies des troubadours en langue provençale page 140.

Biographie Gui (« Guy ») naît vers dans le marquisat de Provence. Il est issu de la famille de seigneurs de Cavaillon. Il est le fils Bertran (« Bertrand ») de Cavaillon auquel le comte confia d'importantes missions diplomatiques. Il a deux frères : Jaufre (« Geoffroy ») et Amelh (« Amiel »).

Gui est un chevalier. En , il est témoin de deux privilèges au monastère de La Celle, délivrés à Montpellier et à Brignoles. En , il est le garant d' dans son traité avec le comte Guillaume de Forcalquier prévoyant l'union de leurs deux comtés. En de la même année, il est garantie de la charte de mariage de et Marie de Montpellier. En de la même année, il est témoin, à Marseille, du testament par lequel et son frère aîné se nomment héritiers réciproques. En à Arles, il assiste aux arbitrages et pactes par lesquels le comte de Provence entend mettre fin aux luttes qui opposent les seigneurs de la Cité à ceux du Vieux-Bourg.

Partisan fidèle du comte , Gui est à ses côtés depuis . En , il accompagne le et son fils, futur à Rome où se tient le quatrième concile du Latran. En , il participe au siège de Beaucaire. Vers , il est viguier de . En , aux côtés de , il défend Castelnaudary, encerclée par les troupes d'. Gui est envoyé en ambassade tant auprès du roi de France que du pape Honoré . Vers , il reçoit de le titre de vicomte de Cavaillon. À partir de , il entre dans un procès avec l'évêque de Cavaillon au sujet de leurs droits respectifs sur la Roquette, Saint-Phalès et Saint-Ferréol. En , Gui fait partie des vingt otages remis à en garantie des clauses du traité de Paris prévoyant la destruction des murs de Toulouse. On perd sa trace jusque vers - où on le retrouve comme frère à la commanderie templière de Saint-Gilles.

La Vida de Gui de Cavaillon le présente ainsi :

La seconde partie de la Chanson de la Croisade relate les exploits de Gui de Cavaillon. En , au cours du siège de Beaucaire, place forte défendue par les croisés, il veille avec succès à la garde du bélier, fabriqué pour abattre le donjon, aux côtés de la milice de Vallabrègues. Après la prise de la forteresse, monté sur un cheval arabe, il repousse une attaque des Français ; il abat Guillaume de Berlit, un chevalier champenois, que les partisans du comte de Toulouse s'empressent de pendre sur un olivier en fleurs.

Œuvre Ben avetz auzit qu'en Ricas Novas ditz de mi (PC 192,1) : échange avec son ami, Peire Bremon Ricas Novas ; Doas coblas farai en aquest so (PC 192,2) : échange avec son collègue, Bertran Folco d'Avignon ; Mantel vil de croi fil, a mon dan vos comprei (PC 192,3) Seigneiras e cavals armatz (PC 192,4) : échange avec son rival, ; Seigner coms, saber volria (PC 192,5) : échange avec le comte ; Vos que·m semblatz dels corals amadors (PC 192,6) Diminutif de Gui, Guionet est un senhal peut-être utilisé pour les œuvres de jeunesse de Gui de Cavaillon.

Sobriquet humoristique, Esperdut (« le perdu ») est un autre senhal de Gui de Cavaillon : Lo dezirier e·l talan e l'enveya : unique canso conservée de Gui de Cavaillon ; il est probable qu'elle s'adresse à Garsende de Sabran Qui no dizia·ls fagz dolens : un sirventes ; Seign'en Pons de Monlaur, per vos : un partimen avec Pons de Montlaur.

Domaine Gui de Cavaillon possède un domaine en coseigneurie avec ses frères. Il comprend : la seigneurie de Peyrolles qu'en , l'archevêque d'Aix acquiert pour ; des droits sur le village de Roussillon qu'en , Isarn d'Entrevennes achète pour ; des droits sur la Roque, Saint-Phalez et Saint-Ferréol.

Héraldique Nul sceau de Gui de Cavaillon ne nous est parvenu. Nous savons que le lion ornait le champ de ses armes.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

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Articles connexes Pomairol

Liens externes Corpus des troubadours, Institut d'études catalanes : | | .

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