Le d’infanterie cynotechnique () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir de la de première formation.
Chaque unité se rattache aux corps ayant porté le même numéro. C'est ainsi que le (), connu jusqu'au . sous le nom de cynophile de l’Armée de terre (), est actuellement l'héritier des traditions du d'infanterie. Il en a la garde du drapeau. Unité d’infanterie spécialisée, le s’honore d’une double filiation : descendant de la d’infanterie créée en 1794, il est également le dépositaire des savoir-faire des unités cynotechniques développées au sein des groupes vétérinairesTerre - bataillon cynophile de l'Armée de terre.
Création et différentes dénominations 1794 : création de la de bataille à partir du : du d'infanterie - ex-Vivarais de volontaires du Cher de volontaires de la Meuse 1796 : dissoute, versée dans la d’infanterie de ligne. 1811 : création du régiment pénal de l’Île de Ré formé avec des conscrits réfractaires, par décret impérial du . 1812 : le régiment pénal de l'Île de Ré devient le d'infanterie de ligne pour la campagne de Russie, formé à quatre bataillons et trois batteries à pied. La couleur des parements et des revers est bleue avec lisérés jaunes pour différencier les réfractaires. 1814 : licencié (dissous) le : reformation du d'infanterie de ligne à Reims 1882 : d'infanterie 1914 : à la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le d'infanterie 1922 : dissous le . Traditions gardées par le d'infanterie. , création du d'infanterie de forteresse dérivé du du d’infanterie de forteresse. 1940 : Dissous. 1977 : cynophile de l’Armée de terre. 1999 : cynophile de l’Armée de terre.. : d’infanterie cynotechnique.
Chefs de corps
Historique des garnisons, combats et bataille Colonels tués et, ou blessés durant leur commandement du d'infanterie de ligne et : colonel Tridoulat, blessé
Officiers tués et, ou blessés pendant qu'ils servaient au d'infanterie durant la période 1811 - 1814 Officiers tués : 4 Officiers morts des suites de blessures : 5 Officiers blessés : 50 Révolution et Empire vignette|Le , Vivre libre ou mourir 1794 : Armée de la Moselle, Armée de Sambre-et-Meuse Clairfontaine, Bataille de Fleurus Marbaix (Merbaise) La Roër 1795 : passage du Rhin, Limbourg Costheim. Siège de Castel. 1811 : Création du régiment pénal de l’Île de Ré formé avec des conscrits réfractaires, par décret impérial du .
1812 : Le régiment pénal de l'Île de Ré devient le d'infanterie de ligne. Il effectue la campagne de Russie au sein de la d'infanterie du général Durutte, intégré au d’armée : Le à Wolkovski, durant deux jours le de ligne défend le pont de Wolkovski, face à l'assaut de . Le , le major Cailhassou arrive à Varsovie, avec les rescapés du de ligne. Les soldats ont marché par un froid implacable, laissant la moitié de leurs camarades ensevelis dans les glaces.. 1813 : Campagne d'Allemagne (1813) : toujours au sein de la d'infanterie, intégré au d’armée : Bataille de Kalisch, Bataille de Bautzen, Bataille de Wittstock, Bataille de Gross-Beeren, Bataille de Dennewitz, Bataille de Roslau, 16-19 octobre : Bataille de Leipzig Freyburg, Bataille de Hanau, Villach, Bataille de Caldiero Bataille de Ferrare 1814 : Campagne de France (1814) : Bataille de Saint-Dizier, Bataille de La Rothière, Rosnay ; à la bataille de Rosnay-l'Hôpital, le , sa superbe résistance lui vaut l'honneur impérial de porter sur son drapeau l'inscription « Un contre huit » qui deviendra sa devise. Bataille de Champaubert, 14 février 1814 : Bataille de Vauchamps Meaux, May-en-Multien, Neuilly-Saint-Front, Bataille de Laon, Bataille de Berry-au-Bac, Bataille de Fère-Champenoise, Bataille du Mincio Bataille de Paris
De 1873 à 1914 Le régiment est récréé en 1873.
En garnison à Reims de 1873 à 1914, au sein du d’armée. Il dépend tour à tour des jusqu'en 1913 et , .
vignette|gauche|250px|Caserne Colbert à Reims en 1911 vignette|250px|Caserne Neufchatel à Reims
La caserne Colbert, boulevard Cérès abrite alors le . Il occupe aussi la caserne Neuchâtel qui fut construite au milieu des champs en 1883, entraînant la création de tout un nouveau « quartier Neufchâtel ». Ses premiers occupants furent les fantassins du Site du lycée Eiffel, Reims.
En 1875, l’armée restructure ses garnisons et de ce fait le recrutement est essentiellement régional.
En 1877, le mess des officiers quitte la rue du Trésor pour s'installer rue de Sedan.
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Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le régiment fournit un bataillon pour former le d'infanterie.
En , les « Sans Patrie », un groupe anarchiste de Charleville organise la désertion d'un soldat du , Loriette, dont la police a intercepté les lettres qui pouvaient laisser présager une action antimilitariste au sein de la caserne. Le soldat quitte la caserne mais se constituera prisonnier à la gendarmerie un peu plus tard. Le journal anarchiste Le Père peinard commentera son attitude : « À Charleville, il cane, va se constituer prisonnier et se laisse tirer les vers du nez. Il dénonce ceux qui pour lui rendre service, l'avaient aidé à se tire botter »..
L’armée a une double mission : veiller sur la défense des frontières, la défense extérieure et maintenir l’ordre à l’intérieur. Elle doit assurer le maintien de l’ordre notamment lors des inventaires des biens de l’Église consécutifs à la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905. Une circulaire du oblige en particulier les prêtres à ouvrir les tabernacles pour faire l'inventaire des vases sacrés. Beaucoup de catholiques y voient une forme de profanation et craignent que la mesure n'encourage les vols et les spoliations. En de nombreux endroits, les inventaires effectués sans ménagement réveillent les rancœurs et entraînent une nouvelle fois le pays au bord de la guerre civile. Des officiers catholiques refusent de marcher contre leurs convictions religieuses. Le gouvernement ne sévit pas et accepte leurs démissions. Clemenceau, ministre de l’intérieur y met fin le 1907, les mutins de la République : la révolte du Midi viticole, Pech Rémy et Maurin Jules, Toulouse, Privat, 2007, 329 p.
Dans cette période, les militaires n’ont pas le droit de vote pendant leurs services. Par contre, ayant accompli sa durée légale, un jeune ayant devancé l'appel à 18 ans pouvait devenir électeur à 19 ans ½ environ alors que la majorité était à 21 ans. Le fait d'accomplir sa durée légale donnait la majorité de citoyen responsable.
Victimes de la surproduction, les vignerons se sentent menacés par la « fraude » dans la fabrication du vin : la chaptalisation ou l'importation de vin en fraude. Dans une région où la vigne est une activité essentielle, la crise mobilise les populations, comme lors de la révolte des vignerons du Languedoc en 1907. Le recrutement local de l'armée rend les conscrits solidaires du milieu dans lequel ils évoluent. Un exemple connu est celui des soldats du d’infanterie : plusieurs centaines d'entre eux, au mépris des ordres, regagnent Béziers, « crosse en l'air », et s'installent en plein centre-ville avec de nombreux soutiens le . Cette désobéissance, apothéose de la crise, cesse bientôt sans incident majeur, tandis que le gouvernement vote une loi sur la chaptalisation.
Lors de la lutte des « cossiers » (vignerons en patois Champenois) contre les négociants et les importations de vins en fraude, le , le vignoble de la vallée de la Marne est en état de siège. Le de dragons, en garnison à Épernay, et des éléments de renfort de quatre autres régiments, dont un bataillon du et un bataillon du d'infanterie interdisent les accès d'Épernay et, montant la garde à la gare et chez des négociants, se répartissent entre Damery, Venteuil, Cumières, Ay et HautvillersChampagne, un siècle d'histoire sociale, CGT Caves Vignes, Liszek Slava, Monteuil, VO Éditions, 1995, 221 p.
Première Guerre mondiale thumb|right|250px|Médaille d'ancien combattant du RI vers 1920 Le dépôt commun du et du était à Reims. Pendant la guerre 1914-1918, Reims étant directement menacé par l'avancée allemande et la proximité de la ligne de front, le dépôt a été déplacé à Guingamp, le Alfred Wolff, Mon journal de police pendant la guerre, Archives municipales de Reims, puis à Châtelaudren dans les Côtes-du-Nord, en Bretagne en 1915.
Affectations À la déclaration de guerre, le , avec le , la du colonel Gramat, au sein de la d’infanterie du général Souchier, d’armée du général Verraux, du général Sarrail. : , d’infanterie.
Campagnes les Éparges, seconde bataille de Champagne, Verdun, Bataille de la Somme, Chemin des Dames.
Ce régiment, emblématique de la garnison de Reims avant la Première Guerre mondiale, s'illustre notamment aux Éparges avec son frère d'armes le d'infanterie de Châlons-sur-Marne. Une rue de Reims porte leurs noms. « Je rends hommage à la solidité et au moral inébranlable du R.I. » Général Brissaud-Desmaillet, 1917..
1914 Le régiment quitte sa garnison de Reims le au matin, comme troupes de couverture, sous les ordres du Colonel Gramat. Son effectif est alors de , , de troupe et . Retraite des et : Longwy, Longuyon (22-) : première rencontre avec l’ennemi à la sortie de Beuveille près de Doncourt-lès-Longuyon, où il tient les Allemands en respect toute la journée. Mais le soir il faut céder devant le nombre et, suivant les ordres de retraite, il se retire sur la Meuse tout en combattant et en disputant le terrain lambeau par lambeau. : combat d’Arrancy-sur-Crusne.. Les Français organisent la position d'Arrancy sur laquelle vont littéralement buter les troupes d'attaque allemandes. Le Commandant Camille Antoine Sabattier se défend vaillamment avec 30 de ses hommes qui finiront tous par périr à l'offensive Allemande le . Le Commandant et ses hommes reposent au cimetière militaire d'Arrancy sur Crusne ( Meuse)Docteur Mangin, À feu et à sang ( et )État des pertes, établi par le régiment pour la période de 24 au 27 septembre.
Le régiment, après avoir repassé la Meuse à Consenvoye le , maintient l’ennemi sur l’autre rive par une défense acharnée du au matin. Le , combat à Septsarges ( et ), il attaque et rejette l'ennemi vers le village de Dannevoux. Bataille de la Woëvre et des Hauts-de-Meuse : Vaux-Marie, Sommaisne, Rembercourt-aux-Pots (6-) Dans la nuit du 5 au , l’ordre est donné de prendre l’offensive, direction Rembercourt-aux-Pots, Sommaisne (un tué et ), Pretz-en-Argonne. L’ennemi se retire devant la violence des attaques, ses contre-attaques sont brisées après une lutte acharnée au nord-ouest d'Érize-la-Petite le 10 (huit tués et ). La poursuite continue du 13 au 23 : Ippécourt, Fromeréville, Charny, Beaumont, la ferme d’Anglemont (GPS E 05 22 43, N 49 15 46) et le bois des Caures sont repris. : retrait du front et mouvement, par Moranville, vers Mouilly et Rupt-en-Woëvre. Le va être placé en réserve dans la plaine de la Woëvre, autour de Moranville mais les attaques allemandes se renouvellent furieuses et après quelques jours de repos, il repart pour la trouée de Spada.
Combats de Mouilly, du 24 au , le a été déployé dans le secteur boisé de Rupt-en-Woëvre, ferme d'Amblonville, tranchée de Calonne, bois Saint-Remy, bois Loclont, bois Bouchot, bois Trésauvaux, Vaux-les-Palameix. et .
Engagée aussitôt vers Saint-Remy-la-Calonne et les Éparges, des combats acharnés ont lieu dans les bois de Mouilly et à Vaux-les-Pamaleix du au , car les Allemands viennent de prendre pied sur les Hauts de Meuse. On organise partout la résistance, la guerre de mouvement est interrompue. Les tranchées se creusent, la guerre de secteur commenceHistorique : Le régiment d’infanterie de 1914 à février 1919, Imprimerie Louis Schneider, Bischviller (Alsace), 1919.