La Religion () est un roman historique écrit par l'auteur britannique Tim Willocks, publié en 2006 au Royaume-Uni et en 2009 en France aux éditions Sonatine, traduit par Benjamin Legrand.
Il traite du Grand siège de Malte sous la forme d'une fiction.
Il s'agit du premier roman de la trilogie Mattias Tannhauser ; le second, intitulé Les Douze Enfants de Paris et paru en 2013, évoque le massacre de la Saint-Barthélemy.
Résumé Malte, . Basé à Malte après la défaite de Rhodes en 1522, l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui se fait appeler « La Religion », attend l'invasion des Turcs. Les Ottomans, sous le commandement du général Mustafa Pacha et de l'amiral Piyale Pacha, sont envoyés s'emparer de l'île dans le cadre des campagnes méditerranéennes de Soliman le Magnifique.
Jean de Valette, le grand maître de l'ordre des Hospitaliers, fait appel à Mattias Tannhauser, un expert en arts militaires ottomans, pour l'aider à planifier la défense du Borgo, la nouvelle capitale de l'île. Originaire des Balkans, Tannhauser a été capturé alors qu'il était enfant par les Turcs pour devenir janissaire (le corps d'élite de l'armée ottomane) selon la loi du . Promu capitaine et après des années de services aux ordres du sultan, il décide de prendre sa retraite et devient marchand d'armes, mercenaire et trafiquant d'opium. Il est contraint de retrouver l'horreur de la guerre et d'offrir son aide à la Religion, ceci afin d'aider une jeune comtesse d’origine maltaise à retrouver son fils abandonné.
Les chevaliers chrétiens, au nombre ridiculement faible de 600, assistés par italiens et espagnols et les trois ou quatre mille hommes de la milice maltaise, retranchés dans les forts Saint-Elme et Saint-Ange, vont devoir faire face aux quarante-cinq mille « Lions de l'Islam », pendant les cinq mois que va durer le Grand siège de Malte, surnommé l'« Iliade maltaise ».
Dans le même temps, l'ordre de Saint-Jean a rendu l'église romaine jalouse de son pouvoir et de ses immenses richesses. L'Inquisition envoie donc l'un de ses agents les plus efficaces, Ludovico, pour démanteler La Religion et la plier aux volontés papales.
Accueil a connu un accueil mitigé dans la presse au Royaume-Uni. Dans , une journaliste écrit : Un autre critique du même journal ajoute que, comme le premier roman de l'auteur, L'Odeur de la haine (, 1995), celui-ci parle d'un et conclut en déclarant ironiquement que, grâce à la narration très « visuelle » de Willocks, il fera un film intéressant.. Dans , un journaliste nuance ces propos, indiquant que le roman est un roman de chevalerie dans son sens le plus ancien :
Aux États-Unis, le qualifie de « triomphe littéraire », ajoutant que c'est un alors que l'auteur James Ellroy déclare que est Le site lui donne la note de 4,02/5 et écrit que
En France, Télérama donne deux « T » à La Religion et écrit que Dans une chronique pour Le Monde, Daniel Rondeau compare la narration à celles d'Alexandre Dumas, Steven Spielberg et James Ellroy et qualifie le roman ainsi : La référence à Alexandre Dumas revient fréquemment. C'est pour Antoine de Caunes un de ses ouvrages favoris : .
Notes et références
Annexes
Articles connexes Grand Siège de Malte, La Valette, Fort Saint-Elme, Fort Saint-Ange Ordre de Saint-Jean de Jérusalem Empire ottoman, Guerres ottomanes en Europe
Liens externes La Religion sur le site des éditions Sonatine
Catégorie:Roman britannique paru en 2006 Catégorie:Roman historique britannique Catégorie:Œuvre littéraire se déroulant en Europe Catégorie:Roman historique se déroulant au XVIe siècle Catégorie:Roman se déroulant à Malte Catégorie:Œuvre en lien avec l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem