Laurent Alexandre, né le à Paris, est médecin, haut fonctionnaire, entrepreneur, écrivain et chroniqueur français, également engagé en politique.

Il a créé Medcost avec Thierry Dispot, Denis Carradot, Thomas Clément, Emery Doligé et Cédric Bannel.. Par ailleurs, il détient et préside depuis 2009 DNAVision (IPG), une société belge de séquençage d'ADN, et possède des actions dans une quinzaine de sociétés en Europe, essentiellement dans les technologies NBIC.

Parfois présenté comme futurologue, il intervient régulièrement dans les médias au cours des années 2010 : il est notamment chroniqueur dans Le Monde et L'Express. Il est aussi particulièrement suivi sur Twitter et YouTube.

Ses positions sur des sujets clivants suscitent débats et polémiques. Parfois présenté comme un défenseur du transhumanisme, il affirme qu'il en endosse uniquement le diagnostic. Concernant la génétique, il est accusé d’eugénisme, qualificatif qu'il récuse, et ses propos sont contestés au sein de la communauté scientifique. Il s’oppose de manière virulente aux écologistes et aux collapsologues, dont Greta Thunberghttps://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/09/27/greta-thunberg-attaquee-a-tort-sur-le-nucleaire_6013295_4355770.html, et est régulièrement accusé de relativiser le réchauffement climatique, ce dont il se défend.

Secrétaire national de Démocratie libérale en 1997, il se présente dans les années 2010 comme de , et , mais il est particulièrement suivi et apprécié à droite et à l'extrême droite.

Biographie Famille et formation Marié à une économiste d'entreprise et père de trois enfants, il réside à BruxellesVoir sur lejdd.fr..

Fils de dentistes et frère d’une psychiatre.

Laurent Alexandre est diplômé de l’IEP Paris (section Service public, promotion 1989)..

Laurent Alexandre obtient son doctorat en médecine à l'université Paris-VI (université Pierre-et-Marie-Curie) en 1991. Il se spécialise en chirurgie urologique et devient interne des Hôpitaux de Paris dans cette discipline.

Il exerce au service d'urologie de l'hôpital de Bicêtre, au Kremlin-Bicêtre. Il participe à des travaux de recherche clinique consacrés notamment à la transplantation rénale et à la transplantation rein-pancréas. En 1996, il est coauteur de plusieurs articles scientifiques publiés dans la revue Progrès en Urologie, portant notamment sur la double transplantation rein-pancréas, le prélèvement de reins sur donneur décédé et l'effet de la différence de poids entre donneur et receveur sur la fonction du rein greffé.

Au début des années 2000, il poursuit son activité chirurgicale à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre, parallèlement à ses activités entrepreneuriales..

Dans le même temps, Laurent Alexandre intègre en 1988 le programme MBA de l'Institut supérieur des affaires (ISA), créé par HEC en 1969 et correspondant alors au programme MBA de l'école, sur le campus de Jouy-en-Josas. Il suit ce cursus de 1988 à 1990, en parallèle de son parcours médical et de sa spécialisation en chirurgie urologique. Il obtient en 1990 le diplôme de l'Institut supérieur des affaires.

En 1992, Laurent Alexandre intègre l'École nationale d'administration (ENA) après avoir été admis au concours de 1991. Il rejoint la promotion 1992-1994, dite promotion « Saint-Exupéry ». Au cours de sa scolarité, il participe notamment à des travaux collectifs de la Direction des études de l'ENA. En 1993, il figure parmi les rapporteurs d'un travail consacré à la cohésion économique et sociale dans le cadre d'un séminaire sur la mise en œuvre du traité de Maastricht et la construction européenne.. La même année, il participe également à un rapport consacré au développement du télétravail et à l'impact des technologies du traitement de l'information sur l'organisation du travail et l'aménagement du territoire, dans un groupe animé par Thierry Breton..

Carrière À l’issue de sa scolarité à l’ENA, il est nommé conseiller de 2 classe du corps des membres des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel à compter du . Affecté au tribunal administratif de Paris à compter du 1er septembre 1994, il est placé en disponibilité à compter du . Il cesse ensuite d’appartenir à ce corps en 2002, conformément au décret du 12 juin 2002.

En , il fonde A2D Conseil puis en Medcost. avec Thierry Dispot, Denis Carradot, Emery Doligé, Cédric Bannel et deux membres de sa famille. Medcost est une société de conseil et logiciels destinés aux professionnels de la santé qui entre en bourse en 2000.

En 1999, s'inspirant du site américain WebMD, il co-fonde avec Claude Malhuret le site de santé grand public Doctissimo.. En 2000, Medcost édite le site internet Doctissimo. En 2001, Medcost, dont il est PDG, rachète Doctissimo pour de francs. En 2008, Medcost est racheté par le Groupe Lagardère pour d'euros, somme dont Laurent Alexandre touche un peu plus de la moitiéThomas E. Florin, « Crocodile dandy », Vanity Fair , juin 2018, .. Il abandonne la médecine, ayant collaboré à de nombreux articles scientifiques, notamment en urologie,Le Alexandre a participé à la rédaction de 39 articles scientifiques (voir liste sur Pub-Med), en urologie. Voir aussi : « Viens voir le docteur : Comment le fondateur de Doctissimo est devenu futurologue », VanityFair.fr, 24 mai 2018. Extrait : .

En 2010, , et rachète en 2009 DNAVision, une société belge de séquençage d'ADN dont il prend la présidence. Selon Vanity Fair, . En 2016, GQ présente la société comme .

En , le groupe marketing internet Hi-Media, venu au capital un an plus tôt, cède ses parts au Groupe Hima, société de Laurent Alexandre. Le capital est donc réparti entre le groupe Hima (68 %), Laurent Alexandre (28 %) et JCG Médias (4 %). La même année, Laurent Alexandre rachète 28 % du capital du journal La Tribune au groupe Hi Media.. À la fin des années 2010, via une holding domiciliée au Luxembourg, il détient des parts dans une quinzaine de sociétés en Europe, essentiellement dans les technologies NBIC, dont Cellectis dans laquelle il investit alors qu'elle frôle la cessation de paiement : celle-ci voit ensuite le montant de son action passer de fin 2013 à en .

Laurent Alexandre déménage à Bruxelles peu avant la vente de Doctissimo. Dans les années 2010, il réside à Ixelles.. Selon L'Obs, il est résident fiscal belge..

Il est membre de l'Académie des technologies., du club Le Siècle et proche de Jacques Attali, Aquilino Morelle, Matthieu Pigasse, Frigide Barjot, Jean-François Copé et Cédric Villani.

Présence médiatique Presse et audiovisuel Laurent Alexandre dispose d'une forte présence médiatique au cours des années 2010, après avoir limité sa parole publique à des interviews sur l'économie d'internet et l'avenir de la recherche en génétique. Il s'exprime jusqu'en 2019 dans une chronique hebdomadaire de L'Express (intitulée « Demain sera vertigineux »), de 2011 à 2018 dans une chronique du cahier du Monde, dans le trimestriel We demain, sur FigaroVox (site de débats du Figaro), plus occasionnellement dans Valeurs actuelles et Causeur. Il intervient régulièrement sur les plateaux télévisés et à la radio, ainsi que sur des médias en ligne tels que Konbini et ThinkerView. Depuis 2019, chaque vendredi dans la matinale d'Europe 1, il propose une chronique, « En attendant demain », en alternance avec Jean-Pierre Montanay.

À côté de ces , Laurent Alexandre s'invite aussi régulièrement sur des plates-formes médiatiques plus confidentielles et moins consensuelles, en particulier sur des médias classés dans la , voire l'extrême droite et la mouvance complotiste.

Réseaux sociaux

Selon 20 minutes, . Selon Vanity Fair, .. Arrêt sur images le présente comme un troll. Il déclare notamment : « Les réseaux sociaux, c'est simple, tu publies deux ou trois trucs clivants par jour et au bout de deux ans, tu as minimum ».

Conférences Selon L'Obs, il est, en 2017, . Le montant peut s'élever jusqu'à selon Vanity Fair. En , il est invité à Bercy par le ministre Emmanuel Macron pour un colloque sur « les nouvelles opportunités économiques ».

Selon la sociologue Gaïa Lassaube : ..

Parcours politique En 1997, il est secrétaire national de Démocratie libérale, parti présidé par Alain Madelin.. En 2016, GQ indique qu'Alain Madelin et Laurent Alexandre, , .

Laurent Alexandre apporte son soutien à Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle de 2017..

En 2018, le site de critique médiatique Acrimed décrit Laurent Alexandre comme un militant politique agissant sous couvert de vulgarisation scientifique au détriment de l'honnêteté intellectuelle et de la rigueur scientifique.. En 2019, il est, selon Arrêt sur images, .. Selon L'Opinion, il . L'Opinion indique également que , comme . BFM TV indique que ses chroniques . Lui se présente comme , , , (anti-immigration), avec un qu'il situe à gauche, comme un défenseur de et du , et comme étant, , . Il considère par ailleurs que le clivage gauche-droite , estimant que le clivage du futur opposera « bio-conservateurs » et transhumanistes. Il se dit .

En , il intervient au sein de l'Institut des sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP), l'école de commerce de Marion Maréchal. Celle-ci salue un « engagement politique fort » de sa part et y voit un « appel à la réaction ». Après un déjeuner avec Marine Le Pen en , il s’étonne, dans une de ses chroniques de L'Express, de la « réflexion sophistiquée » de celle-ci sur le transhumanisme et les nouvelles technologies. En , il participe à la rentrée politique de Marine Le Pen à Fréjus, sur son invitation.. Le même mois, par le truchement d’Erik Tegnér (LR), il participe à la , qui réunit plusieurs figures de l’extrême droite et de la droite radicale : s'il se présente comme à ce courant, 20 minutes estime alors qu'il ..

Il s'exprime, entre autres, sur le thème de la souveraineté numérique, et prend à partie Greta Thunberg... En , il intervient au Carrefour de l'horloge présidé par Henry de Lesquen. Il a également pris la parole au club de l’Alliance, présenté par L'Opinion comme , et s'est exprimé dans Rage Culture, .

Écriture Dès le début des années 2010, Laurent Alexandre se tourne vers l'écriture de science-fiction, et publie plusieurs romans d'anticipation sur le thème du transhumanisme co-écrits avec David Angevin, édités chez Naïve : Google Démocratie (2011), Adrian, humain 2.0 (2013) et L’Homme qui en savait trop (2015).

Son premier roman, intitulé Google Démocratie (éd. Naïve), met en scène Sergey Brin, fondateur de Google, sur le point d’atteindre l’immortalité.

Ses romans de science-fiction comportent, selon Gaïa Lassaube, un discours raciste outrancier, dans lequel les Chinois n'apparaissaient que sous le qualificatif de , les Latino Américains de , les Afro-américains de et de , et les populations pauvres de New Delhi comme . L’Afrique y est décrite comme , tandis qu'un personnage affirme que . Gaïa Lassaube relève également une digression du narrateur sur une « faune métèque qui s’autorégule par la criminalité ». Elle indique par ailleurs que le roman associe le « syndrome européaniste » à la « philosophie, l’oisiveté, l’égalitarisme castrateur, le marxisme » et à une bourgeoisie « pétrie de remords et débordante de culpabilité postcoloniale ». Selon Gaïa Lassaube, son roman Adrian, humain 2.0 met en scène une parole eugéniste décomplexée au point de . Laurent Alexandre dément une telle interprétation, évoquant et .

Prises de position et polémiques Transhumanisme