Alexis Louis Léon Valbrun, né à Paris le et mort dans cette même ville le , est un artiste peintre français, élève de Nicolas Gosse et d'Antoine-Jean Gros. Il est connu pour ses portraits de personnages célèbres et ses scènes religieuses.
Biographie Alexis Louis Léon Valbrun est le fils d’Alexandre Valbrun, artiste, et de Cécile Morisot, dont le frère Tiburce est le grand-père de Berthe Morisot. Orphelin dès l’âge de deux ans, il est probablement recueilli par les Rossignol, famille côté maternel. Son parrain est le ténor Louis Nourrit et sa marraine Adèle Dupuis, célèbre comédienne de l'époqueActe de baptême, église St Roch.
Il est l’élève de Nicolas Gosse et de Antoine-Jean GrosProcès-verbaux de l'Académie des Beaux Arts vol. 4 et entre à l’Académie des beaux-arts le . En 1825, il épouse à l'âge de vingt et un ans à Paris, Marie Louise Rossignol (1801-1833)Acte de mariage - Archives de Paris, sa petite cousine, avec qui il a cinq enfants. Il se marie une seconde fois, à l'âge de trente et un ans, le à Paris avec Louise Hortense Dubuisson (1811-1861), avec qui il a huit enfants.
Il est sélectionné pour participer au Grand prix de Rome en 1824, où il peint La mort d'AlcibiadeSite des Beaux Arts de Paris, puis en 1826 et expose au Salon du Louvre en 1831, 1837, 1838, 1839 et 1843Voir références des œuvres religieuses. Il est ami d’Horace Vernet, parrain d’un de ses fils. La fin de sa vie semble s’être déroulée dans la misère, comme l'atteste un article de Philibert AudebrandL'Intermédiaire des chercheurs et curieux, 10 janvier 1892 en 1892 dans lequel il décrit Alexis Valbrun comme . Le , une procédure est ouverte contre lui par le propriétaire de l’atelier dans lequel il peint, César Dywrande, pour des loyers non payés. Il meurt le , à Paris.
Plusieurs de ses fils partent à Lille et à Bruxelles, pour y faire carrière dans la peinture de décors de théâtre. Trois de ses petits-fils, Lucien, Léon et Georges, réaliseront la maquette de la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille de Lille, encore visible dans la nef.
En 1853, sa veuve reçoit une pension de du comité des beaux-arts. Un de ses fils, probablement Louis, est placé chez un négociantRevue des Beaux-Arts, 1854..
Son œuvre L’œuvre parvenue jusqu’à nous se décompose en trois catégories : les portraits de personnalités contemporaines, les œuvres religieuses, et les œuvres décoratives pour l’ancien opéra de Paris, l’Opéra national et le Théâtre-Français.
Les portraits Portrait de Sophie DawesSophie Dawes, baronne de Feuchère, aventurière anglaise de condition modeste, née à St Helens dans l’île de Wight le 29 septembre 1790 et morte à Londres le 15 décembre 1840. Elle fut la maîtresse influente et héritière du dernier prince de Condé, Louis VI Henri de Bourbon-Condé (1756-1830), père du duc d’Enghien et dernier Bourbon Condé. On la soupçonne d’avoir assassiné son amant., 1830, huile sur toile (130x91), Chantilly, musée Condé, donation en 1975 de madame Hentsch, son arrière-petite nièce. Portrait de Jules Armand Louis de RohanFamille de Rohan, 1836, huile sur toile, château de Sychrov, Tchéquie Portrait de Philippe V, roi d'Espagne, conservé à Versailles. Copie d'après un original de Miguel Jacinto Melendez, commandé par Louis Philippe, roi de France, pour le musée historique de Versailles en 1838E. Bellier de la Chavignerie et L. Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'école française. Portrait de la Duchesse de Rovigo Louis Toussain de BrancasAug. Deloye, Notice des tableaux exposés dans les galeries du muséum Calvet à Avignon., des comtes de Forcalquier, marquis de Céreste, diplomate, maréchal de France. Copie, huile sur toile (0,79x0,63), Avignon, musée Calvet André Baptiste de Brancas, des comtes de Forcalquier, marquis de Céreste, Avignon, musée Calvet
Les œuvres religieuses thumb|La Déploration, 1839, église Notre-Dame-du-Marthuret, Riom. L'Adoration des bergers, exposé au Salon du Louvre en 1837Journal des Beaux Arts et de la Littérature , 19 mars 1837L'Indépendant, avril 1837 La Tentation de Notre Seigneur, exposé au Salon du Louvre en 1838Journal des Beaux Arts et de la Littérature , 8 avril 1838 Jésus Christ guérissant un aveugle, en 1838 La Déploration, huile sur toile (272x356), 1839, restaurée en 1996, conservée dans l'église paroissiale Notre-Dame-du-Marthuret, à Riom, aussi appelée Jésus descendu de la Croix La Mort de SaphiraJournal des Beaux Arts et de la littérature de 1843, exposé au Salon du Louvre en 1843Archives nationales - Dossier F21/4910/A, acheté par le ministère de l'Intérieur, pour être exposé au musée des beaux-arts de Saint-Lô. Cette toile a disparu lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Le ChristArchives nationales - Dossier F/21/59/A, d'après Pierre Paul Prud'hon, commandé en 1848 par le ministère de l'intérieur, pour être exposé dans l'église de Poil, alors dans la commune de LarocheActuellement Larochemillay. (Nièvre) St Pierre de LuxembourgArchives nationales - Dossier F21/59/A, cardinal de Metz, commandé en 1849 par le ministère de l'intérieur, pour être exposé dans l'église Notre Dame de Roubaix
Les décors et plafonds À la fin de sa vie, à partir de 1838, il se consacre à la peinture de décors et plafonds d'églises, opéras et théâtres parisiens. En , il termine la peinture des plafonds du théâtre de la Renaissance, peignant des figures allégoriques et mythologiques dans des cartouches ovalesHistoire de l'Art dramatique en France depuis 25 ans, de Théophile Gautier. En 1843, il termine au mois d'octobre la peinture des plafonds du Théâtre-Français en compagnie de Nicolas Gosse, en vue de l'inauguration prévue le 20 du même moisL'Argus, 3 octobre 1847, journal consacré aux théâtres, au monde galant financier et aux bourgeois. Il participe à la peinture des décors et plafonds de l'ancien opéra de Paris et de l'Opéra nationalL'Éclair, 1852. Il peint la fresque Le Christ au milieu des enfants dans la chapelle des catéchismes de l'église Sainte-Marguerite, rue Saint-BernardViollet-le-Duc, les églises de Paris, le Panthéon, par E. Quinet. Il a également participé à la peinture des plafonds de l'Académie royale, dont « Orphée présentée à Apollon. Rayonnant parmi des dieux de l’Olympe, les principaux musiciens de l’Antiquité et de l’âge moderne, depuis Pan jusqu’à Auber, depuis le berger Tityre jouant de la flûte avec le nez jusqu’au divin Rossini simplement vêtu de son paletot »L'Artiste, revue de Paris, des beaux-arts et des belles lettres, 1847.
Notes et références
Annexes Bibliographie
Liens externes
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