est le musée de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB/NMBS), situé à Schaerbeek, en région de Bruxelles-Capitale.

Le site du musée comporte un nouvel espace muséal, de , destiné aux expositions, tandis que les bâtiments historiques de la gare de Schaerbeek assurent l’accueil des visiteurs, dans le grand hall 1913 préservé. La scénographie est imaginée par François SchuitenFrançois Schuiten, bien « chez lui » et sur les rails. La musique est signée Bruno Letort.

Les travaux ont débuté en , à la gare de Schaerbeek, au nord de Bruxelles. L’inauguration est planifiée pour 2014 et reportée à mai. Enfin, la veille du (ouverture au public), le roi Philippe de Belgique inaugure Train World. François Schuiten reçoit le titre honorifique de «chef de gare» de la gare de Schaerbeek».

Un hôtel était associé au concept du musée, le Train Hostel. Celui-ci a n'a pas rouvert après le confinement auquel il a été assujetti dans le cadre de la gestion de la pandémie de Covid-19 en Belgique. La croix rouge a transformé l'hôtel en centre d'hébergement d'urgence en 2023..

Historique

Depuis la fin de la traction à vapeur (en ), la SNCB avait conservé une large collection de matériel historique, estimée à près de 200 véhicules, dans un état très variable. Depuis 50 ans, tout ce matériel était (et l'est toujours pour les ¾ de la collection) caché du public dans des vieilles remises étroites, notamment à Melle, Liers, Haine-Saint-Pierre et Monceau (qui sert aussi d'atelier d'entretien et de restauration). Ceux de Louvain et Bruges ont été évacués et fermés.

C'est à l’occasion du anniversaire de la SNCB que fut créé le (premier) musée des Chemins de fer belges. Il fut inauguré le dans les locaux désaffectés de l'ancienne gare de Bruxelles-Nord. Début 2007, le musée est définitivement fermé.

En 1987, le Directeur-Général de la SNCB, Maurice Page, et son porte-parole historique, Georges Feron, mettent sur pied un groupe de travail chargé d'élaborer le principe de réalisation d'un grand musée belge des chemins de fer.

Ce groupe SNCB s'appuyait sur le lobbying politique de la députée-bourgmestre Françoise Schepmans et de son ami d'enfance, Philippe Touwaide, ancien directeur de cabinet de bourgmestres et de ministres, lesquels défendaient le choix du site de Tour & Taxis.

Pour des raisons urbanistiques, le choix de la SNCB et du groupe de lobbying Schepmans-Touwaide s'est réorienté vers la gare de Schaerbeek, avec l'appui des autorités communales de Bruxelles et de Schaerbeek, des autres bourgmestres et de tous les députés bruxellois, mais contre l'avis de la SNCB qui souhaitait implanter ce musée à Ostende.

L'intervention définitive des ministres Laurette Onkelinx et Charles Picqué a fait valider le choix définitif de Schaerbeek comme localisation du musée, avec une vitrine promotionnelle à Treignes (CFV3V).

Par ailleurs, les 4 associations de préservation ferroviaire (SME, SDP, PFT et le CFV3V) avaient constitué des collections importantes de matériel ancien préservé. Ainsi, une charte fut signée pour organiser la gestion d'une partie de la collection par toutes ces associations. Le matériel qui n'était pas sélectionné pour le musée national ou l’antenne de Treignes, et qui n'était pas non plus trop dégradé (près de la moitié de la collection ayant passé des décennies à l'air libre), sa mise à la ferraille était inévitable.

En , commencent les travaux pour le futur musée national du train : «Train World».

Restauration des deux bâtiments historiques de la gare de Schaerbeek voyageurs, datant de 1887 et 1913.

Restitution dans l’ambiance des années 1920, du grand hall de la gare (avec ses guichets), qui est destiné à l’accueil des visiteurs de Train World.

Construction d’un nouvel espace d’exposition de , conservant in situ une ancienne maison de cheminots (intégrée à la muséographie), et récupérant un segment de tablier d’un viaduc ferroviaire permettant la circulation des visiteurs « en hauteur ». vignette|Le tablier du viaduc ferroviaire sur la Meuse qui sert désormais de plateforme surélevée pour le public. Selon son concepteur : « Le fil conducteur, c’était vraiment plonger le spectateur dans une sorte de féérie pour qu’il se remette à rêver, à retrouver l’imaginaire du chemin de fer ».

La scénographie de François Schuiten est conçue comme un « opéra ferroviaire », présentant des éléments du passé, du présent et du futur des chemins de fer, la musique est signée Bruno Letort.

Les collections Les listes suivantes ne sont pas exhaustives et devront être complétées/actualisées au fil du temps (dernière actualisation en septembre 2026) :

Les matériels ferroviaires exposés au musée national (Bruxelles)

Les matériels suivants sont exposés (définitivement) dans le musée national à Schaerbeek (Bruxelles) :

Matricule Constructeur et date État actuel Origine et informations techniques Photo Grue à vapeur A310.4 (avec le wagon de choc ) dite "Juliette" Craven Brothers (Manchester - Angleterre), 1912 Hors service (exposée dans la cour du musée). Elle est d'abord utilisée par la British Army (Angleterre) durant la première guerre mondiale. Réceptionnée ensuite par à la SNCB en 1925 et utilisée au dépôt de Kinkempois (Liège) jusqu’en 1987. Elle est restée animée par sa chaudière à vapeur jusqu'à la fin de son service et fut donc de facto le dernier engin ferroviaire à vapeur (hors matériel musée) en service à la SNCB. , , vitesse maximum : . Capacité de levage : . 125px Chaudière à foyer Belpaire Cockerill (ou FUF HSP), 1884 (numéro inconnu). Hors service (exposée dans la cour du musée). Chaudière venant d’une locomotive à vapeur de type 25 (ex-Chemins de fer de l'État belge). Transformée en générateur de vapeur fixe. (locomotive uniquement). 125px Locomotive à vapeur "Le Belge" (Réplique de l'original en bois à taille réelle) Réplique construite à l'atelier "L'Arsenal" (Malines). Hors service (exposée au musée). L'original a été construit par Cockerill (Liège) en 1835 et portait le (ex-Chemins de fer de l'État belge). Mise hors service en 1869. , , vitesse maximum : (41 cv). Capacité de la soute à eau (Tender) : (). 125px Locomotive à vapeur "L'Eléphant" (Réplique de l'original en bois à taille réelle) Réplique construite à l'atelier "L'Arsenal" (Malines). Hors service (exposée au musée). L'original a été construit par Tayleur (Angleterre - ultérieurement Vulcan Foundry) en 1835 et portait le . Mise hors service déjà en 1847. , (en ordre de marche, hors tender), vitesse maximum : (55 cv). Capacité de la soute à eau (Tender) : (). 125px Locomotive à vapeur "Pays de Waes" () Ateliers Gustave De Ridder (Bruxelles), 1844 Hors service (exposée au musée). Cette locomotive est à l'écartement de (au lieu des de l'écartement standard). Elle fut utilisée par la Compagnie du chemin de fer d'Anvers à Gand jusqu'à sa mise hors service en 1898. Elle a ensuite été exposée lors de l'exposition universelle de 1913 à Gand et en Angleterre pour les festivités du anniversaire du chemin de fer en 1925. Exposée ensuite dans l'ancien Musée de la gare de Bruxelles-Nord (Bruxelles), en 1951 jusqu'en 2014 ou elle à du déménager dans le nouveau musée situé à Schaerbeek. C'est la plus vieille locomotive à vapeur conservée par la SNCB. , , vitesse maximum : (50 cv). Timbre chaudière : /cm. 125px Locomotive à vapeur 1152 (Type 51) Anglo-Franco-Belge (La Croyère), 1880 Hors service (exposée au musée). Locomotive de type 030T, utilisée pour les manœuvres. Ex-Chemins de fer de l'État belge . En 1929 elle est revendue à la Carbochimique Centrale de Tertre. Mise hors service et préservée en 1967. Surnom de ce type de locomotive : "La Chèvre" (à cause de son foyer qui peut brûler toute sorte de charbon). , , vitesse maximum (250 cv). Timbre chaudière : /cm. Capacité de la soute à charbon : . Capacité de la soute à eau : (). 125px Locomotive à vapeur 10.018 (Type 10) et son tender (Type 38) Cockerill (Liège), 1913 Hors service (exposée au musée). Locomotive de type 231 ("Pacific"), utilisée pour les trains express "lourds". Ex-Chemins de fer de l'État belge . Cette locomotive a assuré le dernier parcours (en traction vapeur) de Luxembourg-ville à Bruxelles, le 29 septembre 1956. Mise hors service en 1959. Préservée depuis 1960. , (locomotive & tender), vitesse maximum : (2250 cv). Timbre chaudière : /cm. Capacité de la soute à charbon (Tender) : . Capacité de la soute à eau (Tender) : (). 166x166px Locomotive à vapeur 12.004 (Type 12) et son tender (Type 19) Cockerill (Liège), 1939 Hors service (exposée au musée). Locomotive de type 221 ("Atlantic") utilisée pour les trains express "légers". Elle est la seule préservée (inextremis) de son type sur les 6 construites (12.001-12.006). Elle est complètement restaurée (en état de marche) à l'occasion du anniversaire des chemins de fer belges en 1985. Cette locomotive à vapeur carénée est la pièce maîtresse du musée. Elle est également le «personnage» principal de l’album de bandes dessinée La douce, de François Schuiten. Mise hors service en 1962. Préservée depuis 1970. , (locomotive & tender), vitesse maximum : (2200 cv). Timbre chaudière : /cm. Capacité de la soute à charbon (Tender) : . Capacité de la soute à eau (Tender) : (). 125px Locomotive à vapeur 18.051 (Type 18) et son tender (Type 14) Saint-Léonard. (Liège), 1905 Hors service (exposée au musée). Locomotive de type 220 (d'inspiration anglaise), utilisée pour les trains de "banlieue", "express" et "directs". Ex-Chemins de fer de l'État belge . En 1966, elle a été peinte dans un «bleu violacé» afin de souligner son ascendance écossaise et de rendre hommage au Caledonian Railway. Repeinte ensuite dans une livrée «brun chocolat» à l'occasion de son entrée au musée Trainworld, qui était sa livrée d'origine du temps des Chemins de fer de l'État belge (avant 1930). Mise hors service en 1948. Préservée depuis 1959. , (locomotive & tender), vitesse maximum : . Timbre chaudière : /cm. Capacité de la soute à charbon (Tender) : . Capacité de la soute à eau (Tender) : (). 125px Locomotive à vapeur "MF33" FUF HSP, 1911 (). Hors service (exposée au musée). Locomotive industrielle de type 020T, utilisée pour les manœuvres. Elle a appartenu au Charbonnage de Monceau Fontaine où elle faisait des manœuvres sur l'ancien raccordement privé de la mine de charbon. À partir de 1976, cette locomotive a appartenu à l'asbl CFV3V (Mariembourg). Cédée au musée national en 2013 pour son exposition définitive dans l’aire récréative du musée. (54 ch). 125px Draisine à mains Construite en Allemagne en 1905. Hors service (exposée au musée). Utilisée pour le transport de personnes et de matériel. Elle est abandonnée en 1918 par l'occupant allemand. Par la suite, elle est encore utilisée jusqu'en 1963 par l'équipe de poseurs de voie à Boom, sur la ligne 52 (entre Anvers-Puurs). vitesse maximum : . 125px Draisine d'inspection (Type 7) () Perkins, 1949 Hors service (exposée au musée). Ancienne draisine (ou Lorry) d'inspection des voies ferrées, mais aussi pour le transport des ouvriers et du matériel requis pour l'entretien des voies. , , vitesse maximum : . Capacité du réservoir à gazole : . 125px Autorail diesel 551.48 Atelier Central de Malines & Brossel (Bruxelles), 1939 Hors service (exposée au musée). Autorail pour lignes secondaires. Ex. type 622 dit «Petit Brossel». , , vitesse maximum : . 86 places au total (76 places assises + 10 strapontins). Mis hors service en 1962. Préservé depuis 1978. 125px Locomotive diesel 6406 (Type 211 - 211.006) Ateliers Belges Réunis (Enghien), 1962 Hors service (exposée au musée, sans moteur). Cette série de 6 locomotives prototypes visaient à tester la transmission hydraulique et la motorisation Baldwin / Cockerill. Disposition des essieux : deux bogies de 2 essieux moteurs dite Bo'Bo'. , , vitesse maximum : . Capacité du réservoir à gazole : / (). Mise hors service en 1983.