vignette|300px|Canonnière de la classe Shun Tien de la marine impériale du Mandchoukouo. La marine impériale du Mandchoukouo (en chinois : 満州帝國海軍, pinyin : Mǎnzhōu Dìguó Hǎijūn) est la force navale de l'empire du Mandchoukouo, contrôlé par le Japon, active de 1932 à 1939. Comme ce pays était presque enclavé, l'armée japonaise du Guandong voyait le développement d'une marine comme une priorité basse, bien qu'il fût politiquement désirable de créer au moins une force nominale comme symbole de la légitimité du nouvel État.

Histoire Lorsque l'armée impériale japonaise envahit la Mandchourie en 1931, elle est accompagnée d'un détachement de la marine impériale japonaise, qui assure la défense côtière. Le principal besoin naval de la Mandchourie est cependant la sécurité de ses fleuves frontaliers avec l'Union soviétique. Immédiatement après l'incident de Moukden de 1931, le vice-ministre de la Marine du Nord-Est du Kuomintang, Shen Hung-lieh, et le commandant naval Hsien Kung-che désertent leurs postes. Le commandant local du Kuomintang, Yin Tsu-Ch'ien, rencontre les forces japonaises et accepte de leur remettre sa flotte de cinq canonnières fluviales le . Cette flottille de 640 hommes forme le cœur de la défense du fleuve Songhua.

La marine impériale du Mandchoukouo est officiellement fondée le par proclamation de la « loi sur les forces armées du Mandchoukouo » par l'empereur Puyi, qui assume de plus le rôle de commandant-en-chef. Le navire amiral de la flotte est le destroyer Hai Wei, l'ancien destroyer japonais Kashi de classe Momo de la marine impériale japonaise transféré le jusqu'à qu'il réintègre la flotte japonaise le . La défense côtière du Mandchoukouo reste néanmoins largement entre les mains de la japonaise.

La flotte du Songhua est active sur le fleuve éponyme, sur l'Amour et sur l'Oussouri à partir de 1933, et reçoit des canonnières supplémentaires du Japon. Elle s'avère cependant dramatiquement mal adaptée aux événements de la pacification du Mandchoukouo, et les Japonais instituent de nombreux programmes d'entraînement afin d'améliorer ses capacités. Des officiers japonais de réserve ou à la retraite sont assignés à la flotte du Songhua, et les cadets du Mandchoukouo sont envoyés étudier la navigation et l'artillerie navale à l'académie navale impériale du Japon.

En , des unités de la marine japonaise sont retirées du Mandchoukouo, officiellement parce que les niveaux de formation de la marine impériale du Mandchoukouo sont devenus acceptables, mais en réalité parce qu'un conflit politique est en cours entre l'armée et la marine japonaises pour le contrôle de la Mandchourie. En , la marine passe officiellement sous le contrôle de l'armée impériale du Mandchoukouo, est renommée « Flotte fluviale »(江上軍) et intègre la garde côtière.

En 1942, la plupart des Japonais servant dans la flotte sont retirés. Étant donné que la moitié des officiers de cette flotte sont japonais, cette décision détériore largement les capacités et performances de cette force. Beaucoup de navires deviennent inopérants, et leurs canons anti-aériens sont démontés et utilisés dans les opérations terrestres. En été 1943, pour y remédier, l'empereur Puyi envoya plusieurs centaines de cadets se former au Japon et chercha auprès de celui-ci à acquérir en premier lieu un croiseur ; il en obtint un réformé qui fut renommé Harbin et devint ainsi le nouveau navire amiral de la flotte ; l'empereur demanda également un sous-marin poseur de mines, mais cette fois il y eut refus et il se tourna alors ensuite l'année suivante vers l'Allemagne nazie qui lui céda un U-Boot Type VII qui fut rebaptisé Hailong, lequel durant le reste de la guerre resta basé en grande partie à la base navale de Newchwang et ne participa qu'à poser des mines dans la baie de Dalian. Au moment de l'invasion soviétique de la Mandchourie en 1945, la flotte fluviale est totalement non opérationnelle pour le combat, et se désintègre face à la supériorité écrasante des forces soviétiques, une grande partie se mutinant pour se rendre à celle-ci ou à la résistance chinoise..

Flotte principale de la marine du Mandchoukouo vignette|Aichi D1A de la police maritime du Mandchoukouo.

Forces de défense côtière Quartier-général : base navale de Newchwang, Fengtian Base secondaire : base navale de Hulutao, Fengtian Navire amiral : destroyer Hai Wei (700 t.], puis en , le croiseur de bataille Harbin (ancien croiseur japonais Kurama).

vignette|Le Hai Lung construit par le chantier naval Kawasaki de Kobe en 1933. Il sera capturé par l'Armée rouge le à Lüshunkou et utilisé par l'administration soviétique jusqu'en 1963.. vignette|La canonnière allemande Vaterland capturée durant la Première Guerre mondiale servira dans la marine chinoise, puis dans celle du Mandchoukouo sous le nom de Li Sui. de patrouille (mer)** YP Hai Lung YP Hai Feng YP Li Sui YP Lin Chi de patrouille (mer) YP Kuan Ning YP Kuan Ching YP Chian Tung de patrouille (mer) YP Hai Kuang YP Hai Jui YP Hai Jung YP Hai Hua de patrouille (mer) YP Daichii YP Kaihen YP Kaini YP Ta Tung YP Li Ming

Forces de défense fluviale Base de Yingkou et d'Antung, Fengtian de patrouille (fleuve Songhua) PR Ting Pien PR Ching Hen PR Shun Tien PR Yan Ming La flotte du Songhua utilise des automitrailleuses sur les rivières gelées durant l'hiver, lorsque ses canonnières ne peuvent se mouvoir.

Unités terrestres Les unités terrestres de la marine du Mandchoukouo sont formées d'équipages japonais et mandchous, et travaillent avec la police de sécurité navale du Mandchoukouo. Elles sont chargées de surveiller les ports et les bases navales, et de protéger les barrages. Organisées en deux unités de 500 hommes chacune, elles sont équipées d'armes et de mitrailleuses légères.

Drapeaux des marines du Mandchoukouo

Voir aussi Armée impériale du Mandchoukouo Force aérienne impériale du Mandchoukouo Garde impériale du Mandchoukouo

Notes et références .

Lien externe Global Security Wed site on DD Hai Wei

Catégorie:Force armée du Mandchoukouo Catégorie:Marine par pays Catégorie:Histoire militaire du Japon durant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Marine impériale japonaise Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1932 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1939