L’attentat de Via Rasella, en italien , parfois appelé (« attaque de Via Rasella »), est la plus importante action menée à Rome par la Résistance italienne contre les forces d'occupation allemandes. Le , l'attaque tue du Polizeiregiment Bozen et en blesse environ contre aucune perte côté italien. En représailles les Allemands tueront plus de le lendemain lors du massacre des fosses Ardéatines. gauche|vignette|Via Rasella en avril 2007.

Situation La via Rasella se trouve au centre historique de Rome, au rione Trevi; elle relie la via delle Quattro Fontane (à côté du palais Barberini) à la via del Traforo, et prend le nom « de la propriété de la famille Raselli qui se trouvait à cet endroit ».

Histoire Cette action est menée par les Groupes d'action patriotique (GAP) contre un corps armé des troupes d'occupation allemandes, le Polizei-Regiment Bozen, un régiment de l' Ordnungspolizei, la police d'ordre public. Au moment de l'attaque, le régiment était à disposition du commandement militaire allemand de la ville de Rome. Le régiment a pris le préfixe « SS », et donc le nom « SS-Polizei-Regiment Bozen », seulement le .

Les faits vignette|gauche|Carte de l'attentat partisan. Le eut lieu la plus importante attaque partisane contre les troupes allemandes.

Les Groupes d'action patriotique, sous les ordres de Carlo Salinari (Spartacus) et Franco Calamandrei (Cola), étaient Via Rasella pendant le passage d'une compagnie du bataillon Polizeiregiment Bozen des SS, composé de .

L'action débuta par l'explosion d'une bombe déposée par Rosario Bentivegna. Onze autres partisans participèrent : via del Boccaccio : Franco Calamandrei, placé à l'angle de la rue, Carlo Salira près du tunnel et Silvio Serra ; via Rasella : Carla Capponi, Raul Falcioni, Fernando Vitagliano, Pasquale Balsamo, Francesco Curreli, Guglielmo Blasi, Mario Fiorentini et Marisa Musu qui effectuèrent aussi un feu de couverture à l'aide d'obus de mortier.

Les autres membres du groupe étaient absents pour diverses raisons : Lucia Ottobrini, malade, et Maria Teresa Regard, opposée au choix du lieu de l'attentat.

L’attaque vit l'anéantissement de la compagnie allemande, provoquant la mort de et environ ainsi que de deux civils, les partisans ne subissant aucune perte.

Représailles allemandes Fosses Ardéatines En représailles, les troupes allemandes tuèrent , prisonniers et personnes raflées, pratiquement toutes civiles, lors du massacre des fosses Ardéatines.

Rafle du ghetto de Rome Rafle de déportés au camp de concentration d'Auschwitz.

Autres représailles Rome compta pendant l'occupation nazie : 947 déportés provenant de la rafle du Quadraro, 66 patriotes fusillés à Forte Bravetta, dix fusillés à Pietralata, dix femmes fusillées au pont de l'Industrie quatorze ex-détenus à , massacrés à La Storta, le jour même de la libération ().

Articles connexes Résistance romaine

Bibliographie

Notes et références

Catégorie:Événement à Rome Catégorie:Histoire de Rome Catégorie:Résistance italienne Catégorie:1944 en Italie Catégorie:Mars 1944