Juan de Pareja né à Antequera vers 1610 et mort à Madrid en 1670 est un peintre baroque espagnol d'origine maure.
Esclave de Diego Vélasquez jusqu'en 1650, il se forma dans son atelier.
Biographie Juan de Pareja, connu comme l'« esclave de Velázquez », était originaire d'Antequera , où il naquit vers 1610, si on en croit le document par lequel Diégo Vélasquez lui rendit la liberté et où il déclarait être en possession d'un captif, . Dans cette lettre, Vélasquez déclare libérer
D'après Palomino, c'était un Maure , qui aidait Vélasquez dans les tâches de l'atelier bien que
La première information à propos d'un peintre nommé Juan de Pareja provient d'une lettre à Pedro Galindo, procureur de la ville de Séville, datée du , par laquelle Juan de Pareja sollicite un permis pour déménager à Madrid afin d'y poursuivre ses études avec un frère du nom de Jusepe. Ce premier document ne mentionnait pas Vélasquez et son authenticité n'a pas pu être corroborée, ayant été perdu après sa publication. Il contredit les informations postérieures sur le peintre, puisque celui-ci se dit libre, et qu'il se donne très tôt le titre de peintre :
On ignore à quel moment il put entrer au service de Vélasquez, mais en 1642, sans autre titre que celui de résident à la cour, il signa en tant que témoin sur un pouvoir de Vélasquez à ses avocats.. Il signa également comme témoin des pouvoirs de Vélasquez et de sa femme Juana Pacheco, en octobre et , pour la gestion de biens à Séville, et le fut encore en , signant à cette occasion le pouvoir pour être témoin de Francisca Vélasquez, fille du peintre..
En 1649, il accompagna Velásquez lors de son second voyage en Italie. Le peintre sévillan peignit là bas son célèbre portrait Juan de Pareja (New York, Metropolitan Museum of Art), exposé le au portique du Panthéon à Rome lors de la fête en l'honneur du patron de la congrégation des Virtuoses du Panthéon, à laquelle appartenait Velázquez depuis un mois. Cette même année, le , toujours à Rome, Velázquez lui donna une lettre lui rendant la liberté qui devait prendre effet quatre années après à condition que durant ce temps il ne fuît pas et ne commît pas d'acte criminels..
Dès lors et jusqu'à sa mort à Madrid en 1670, il exerça la profession de peintre indépendant, manifestant dans sa peinture les connaissances acquises dans l'atelier de Velázquez, où il put vraisemblablement développer des compétences plus grandes que celles suggérées par Palomino. Il montra également une connaissance des œuvres des autres peintres, tant italiens qu'espagnols.
Œuvre Juan de Pareja imita dans ses portraits la manière de son maître. Antonio Palomino signale son habileté singulière de laquelle il dit : Dans ses compositions religieuses, cependant, il se montre et se rapproche des courants centraux du baroque et à la manière de Francisco Ricci et Juan Carreño..
Un bon exemple de ces toiles est sa Vocation de Saint Mathieu (musée du Prado), la première de ses œuvres datées (1661) dans laquelle il inclut son autoportrait parmi les assistants de la scène, portant un papier avec sa signature ; ainsi qu'une toile de plus grande intensité, le Baptême du Christ (1667, , dépôt du musée du Prado), qui se rapproche par la conception de la couleur des peintures du Tintoret.
Personnage littéraire
La vie de Juan de Pareja a fait l'objet d'un nombre important d'adaptations littéraires..
Jacques Bornet, Jean Paréja, drame en un acte, en vers Henri Allard, Juan de Pareia, ou Rubens chez Vélasquez, scène historique Auguste de Roosmalen, Le Mulâtre ou L’Atelier de Vélasquez, comédie historique en trois actes
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Notes et références
Notes
Références
Annexes
Bibliographie
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Articles connexes Juan de Pareja (Portrait, Vélasquez)
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