Romano Bilenchi, né le 9 novembre 1909 à Colle di Val d'Elsa et mort le 18 novembre 1989 à Florence, est un écrivain et journaliste italien.

Biographie

Jeunesse fasciste Né à Colle di Val d'Elsa dans une famille de petits industriels et élevé par un père socialiste, Romano Bilenchi, après avoir commencé ses études à Sienne, adhèra très jeune au mouvement fasciste et commença à collaborer avec plusieurs revues dont L'Universale de Berto Ricchi, Il Selvaggio de Mino Maccari, Critica fascista, etc.

Associé à ce qui fut qualifié de « gauche fasciste », Bilenchi en appela au rejet catégorique du modèle « démocratique, libérale, capitaliste » et à l'opposition aux tendances « réactionnaires » du fascisme. Attaché à la mystique du Travail et à un fascisme ancré dans la tradition mazzinienne, il écrivait : « À la tête des nations révolutionnaires se trouve l’Italie fasciste dans une lumière très nette, qui donne un grand relief à une solide conscience sociale, sans la possession de laquelle on pourra accomplir de belles choses dans divers domaines, mais on ne pourra jamais apporter une quelconque contribution à la question du siècle qui s’identifie avec la création de la civilisation du travail vers laquelle le Fascisme s’oriente et cherche à orienter le monde. » Concernant le communisme, il écrivait que celui-ci « se vainc sur le plan des réalisations révolutionnaires » et non à base de « chasse aux noms juifs, aux révélations sur la menace souterraine judéo-maçonnique-bolchevik » : « Désormais, toutes les fois que l’Italie polémique avec la Russie, elle ne doit pas oublier que cette dernière, outre qu’elle est une Nation, est une révolution qui veut réaliser ces principes de justice sociale qui forment la véritable substance des revendications prolétariennes. Il faut donc éviter que le Fascisme adopte une position, par rapport à la Russie et, principalement, au communisme, de critique aride et destructive qui le fasse apparaître aux yeux du prolétariat mondial comme un État de capitalistes bourgeois réactionnaires. Il faudra au contraire opposer une doctrine sociale constructive qui revendiquera, d’une manière bien meilleure que le communisme, les aspirations ouvrières. » Installé momentanément à Turin en 1931, il devint rédacteur en chef à La Stampa sous la direction de Curzio Malaparte. En 1934, grâce à la recommandation de Galeazzo Ciano, il entama une collaboration avec La Nazione de Florence. En 1931, il publia son premier roman, Vita di Pisto, opuscule racontant l'histoire de son grand-père garibaldien.

Lutte clandestine, Résistance et adhésion au communisme En 1943, pendant l'occupation allemande, il fut très actif dans la lutte clandestine et, dans les premières années de l'après-guerre, devint rédacteur en chef de La Nazione del Popolo, organe du Comité de Libération Nationale toscan, et adhéra au Parti communiste italien (PCI) tout en se montrant très vite critique à l'égard du stalinisme. Il dirigea, à partir du 11 septembre 1948, Il Nuovo Corriere de Florence puis, à partir de 1954, Il Contemporaneo.

Œuvres

Fictions

Vita di Pisto, Torino, Il Selvaggio, 1931. Cronaca dell'Italia meschina, ovvero Storia dei socialisti di Colle, Firenze, Vallecchi, 1933. Il capofabbrica. Racconti, Roma, Circoli, 1935. Mio cugino Andrea, Firenze, Vallecchi, 1936. Anna e Bruno e altri racconti, Firenze, Parenti, 1938. Segnalazione nell'ambito del Premio Viareggio. Conservatorio di Santa Teresa, Firenze, Vallecchi, 1940. La siccità: racconti, Firenze, Edizioni di Rivoluzione, 1941; nuova ed., binomiale: La Siccità-La Miseria, Firenze, Vallecchi, 1944. Dino e altri racconti, Firenze, Vallecchi, 1942. Racconti, Firenze, Vallecchi, 1958. Una città, Galatina (Lecce), Pajano, 1958. Il bottone di Stalingrado, Firenze, Vallecchi, 1972. Il processo di Mary Dugan e altri racconti, Torino, Einaudi, 1972. La rosa non finita, Firenze, Pananti, 1980. Il gelo, Milano, Rizzoli, 1982. Gli anni impossibili, contiene: La siccità, La miseria, Il gelo, Milano, Rizzoli, 1984. ISBN 88-17-79005-2. Pomeriggio. Due racconti, Siena, Taccuini di Barbablù, 1985. I tedeschi. Racconto, Milano, All'insegna del pesce d'oro, 1985. ISBN 88-444-1018-4. L'attentato, Firenze, Pananti, 1986. Maria, Prato, Comune di Prato, 1986. Due ucraini e altri amici, Milano, Rizzoli, 1990. ISBN 88-17-66048-5.

Documentaires

I silenzi di Rosai, Firenze, Galleria Pananti, 1971. Amici. Vittorini, Rosai e altri incontri, Torino, G. Einaudi, 1976: Nuova edizione, con prefazione di Gianfranco Contini, Milano, Rizzoli, 1988. ISBN 88-17-66046-9.

Autres écrits

Il gusto della fuciliera: Romano Bilenchi-Mino Maccari lettere 1927-1982. A cura di Maria Antonietta Grignani con un'appendice di testi di Romano Bilenchi e Mino Maccari - Fiesole, Cadmo, 2010

Traductions française Récits [« Racconti »], trad. de Maddy Buysse, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Du monde entier », 1969, 332 p. Les Années impossibles [« Gli anni impossibili »], trad. de Marie-José Tramuta, Lagrasse, France, Éditions Verdier, coll. « Terra d’altri », 1994, 189 p. Anna et Bruno [« Anna e Bruno »], trad. de Marie-José Tramuta, Paris, Éditions Tour de Babel, coll. « Les bilingues de Babel », 1995, 87 p.

Notes et références

Liens externes

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