thumb|280 px|L'église de Gossoncourt et son célèbre donjon médiéval.

Gosuin van Goetsenhoven est un membre référentiel de la famille van Goetsenhoven. Son nom est emprunté au village appelé officiellement en néerlandais moderne Goetsenhoven et connu en français sous le nom de Gossoncourt. Le village de Gossoncourt, situé près de Tirlemont, en Belgique, dans le Brabant flamand, s'est constitué au . Selon l'étymologie, il s'est développé en référence à une ferme, à une manse ou à un manoir ayant appartenu à un seigneur dénommé Gozelen, Goson, ou Gosuin.

Le prénom Gosuin s'est transmis par filiation. Quant au nom de famille van Goetsenhoven, il fut porté par les seigneurs du village de Gossoncourt, village dont il reste le célèbre donjon médiéval. Gosuin II, Gosuin III, Gosuin IV et Gosuin V, membres de la Maison d'Héverlé, furent seigneurs de Gossoncourt et chevaliers aux .

On les retrouve liés à l'abbaye de Parc et à la charte de Cortenbergh, acteurs lors des batailles de Worringen, des éperons d'or et de Mons-en-Pévèle, et près du duc Jean III de Brabant alors qu'une guerre entre la France et l'Angleterre se préparait. Le sceau original du seigneur Gosuin de Goetsenove, chevalier, est conservé aux Archives générales du Royaume, à Bruxelles.

Origines L'étymologie de Goetsenhoven nous apprend qu'il existait, à l'origine, une ferme, une manse ou un manoir (cour ou hof) qui fixait des serfs auprès d'un seigneur dénommé Gozelen, Goson, ou Gosuin, ou attirait tout simplement des ouvriers pour leur travail. Un village s'est développé en référence à cette ferme.

Le village, appelé officiellement en néerlandais moderne Goetsenhoven (olim Goetsenove) et connu également en français sous le nom de Gossoncourt. est une section communale de Tirlemont, en Belgique, dans le Brabant flamand. L'église de Gossoncourt ayant été bâtie dans les premières années du , l'origine de ce village du duché de Brabant doit donc remonter au moins au siècle précédent.

Le prénom Gosuin a été transmis par filiation agnatique, et le nom de famille van Goetsenhoven fut porté par les seigneurs du village de Gossoncourt.., dont il reste le célèbre donjon médiéval.. Gosuin III, Gosuin IV et Gosuin V furent en effet seigneurs de Gossoncourt aux .

Gosuin d'Heverlee vignette|droite|Abbaye de Parc. vignette|droite|Armoiries de la ville d'Heverlee.

Existence relatée avant le Goswin, sire d'Heverlee, scelle en 1129 l'acte de fondation de l'abbaye de Parc.

Cette abbaye possède, entre Vinckenbosch et Heverlee, plusieurs moulins offerts par Gosuin van Heverlee et Renier, seigneurs d'Heverlee, entre 1140 et 1145. Elle publie un ouvrage dans lequel elle indique, s'agissant de la définition de son domaine, que Gérard d'Everberg et Gosuin d'Héverlé ont procuré chacun un moulin..

On apprend de plus que durant l'administration du de Parc Philippe, donc entre 1142 et 1166, Renier, sire d'Heverlé, fit don à l'abbaye de Parc de deux manses et d'un bonnier de terre situés à Eegenhoven ainsi que trois moulins situés dans le village d'Heverlé. Or, le père de Renier est Gozuin, le don effectué ayant pour but d'expier ses propres péchés et pour contribuer au repos des âmes de son père Gozuin et de sa mère Riesinis.

Il apparaît par ailleurs qu'.

Ascendant de Gosuin van Goetsenhoven Les seigneurs d'Heverlee, connus dès le , sont chambellans héréditaires des ducs de Brabant, ce qui constitue la plus haute dignité de la cour brabançonne.. Notons que le lignage d'Heverlee portait « d'or au sautoir de gueules », et que les échevins d'Heverlee scellaient d'un sautoir du .

Goswin d'Heverlee a eu en particulier deux fils : l'ainé dénommé Reiner II van Heverlee, et son frère cadet Gosuin de Gossoncourt.. Ce dernier est le seigneur de Gossoncourt le plus ancien que l'on connait, identifié par Goswin (1190-1236) dans la littérature..

Le nom « van Goetsenhoven » est donc porté par une branche cadette issue de la Maison d'Héverlé, le « sautoir » en matière d'héraldique ayant été repris pour les armes des seigneurs de Goetsenhoven.

Famille de Gosuin van Goetsenhoven aux Arbre généalogique descendant L'arbre généalogique simplifié, présenté ci-dessous, repose sur la prise en compte d'éléments historiques extraits d'ouvrages référencés en annexe. Les éléments d'information connus fournissent les liens de parenté entre les différentes personnes de cet arbre. Il est vraisemblable que tous les fiefs de cette famille de la noblesse brabançonne soient passés dans des descendances féminines au , et donc à d'autres familles par le fait des mariages. En particulier, la seigneurie de Gossoncourt est transmise à Walter de Golard, fils de Gude van Goetsenhoven.

Gosuin II van Goetsenhoven Généralités Le chevalier Gosuin est ordinairement qualifié de noble homme et son nom figure dans un grand nombre de chartes, tantôt seul comme en 1206, 1215, 1216, 1217, 1220, 1221, 1223, 1224, 1225, 1226, 1227, 1231, 1232, 1234, 1235, tantôt avec le chevalier René de Gossoncourt et Henri de Gossoncourt, ou encore Francon de Gossoncourt.

Éléments historiques Vers 1219, les religieux de l'abbaye de Parc se mirent à célébrer le service divin en la chapelle de Vaelbeek qu'ils possédaient et pour laquelle Gosuin, sire d'Heverlé, avait fait don de huit et demi bonniers de terres, dans le but d'obtenir la rémission de ses péchés et de ceux de ses prédécesseurs.

En 1224, Gosuin II de Gossoncourt compta parmi les arbitres chargés de mettre fin au conflit qui opposait Henri de Brabant à Gérard, duc de Grimberghe.

Vers 1226, Gosuin de Gossoncourt est cité sur une liste d'honneur pour avoir été grand bienfaiteur de l'abbaye de Parc.. Plus précisément, Hugues de Pierrepont, évêque de Liège, fait savoir que Gosuin II de Gossoncourt, chevalier, a cédé à l'abbaye de Parc une part notable de la dîme d'Archennes, comme le révèle un parchemin daté du , muni du sceau de l'évêque, en cire verte, détérioré.. Cette information est reprise quand on lit qu'..

En 1227, Gossuinus de Gochoncurt est un témoin officiel de trois chartes signées par Henri, duc de Lotharingie, lesquelles nous indiquent d'une part que le duc renonce à ses droits sur les châteaux de Moha et Waleffe en faveur de l'évêque de Liège et de son église, d'autre part que son fils renonce à ses prétentions sur ces deux châteaux, et qu'enfin l'évêque et le chapitre de Cologne en sont spécialement informés.. Une quatrième charte signée à Waremme le par le duc Henri de Lotharingie à la suite des trois autres précise que Gosuin, comme les autres témoins, s'engage à ne pas venir en aide au duc ni à son fils si ces derniers violaient leur promesse au sujet des châteaux de Moha et Waleffe..

Sur une charte datée du émanant de Godefroid, prévôt de Saint-Pierre à Louvain, et Goswin, seigneur de Gossoncourt, ces derniers déclarent que le chevalier Wautier, fils de Robin de Tirlemont, a donné à l'abbaye de Heylissem la dîme de tous les biens qu'il possédait à Budingen..

Sur une autre charte datée du émanant de Goswin, seigneur de Gossoncourt, on peut lire qu'intervenant par mandat spécial et au nom du duc de Brabant et de Lothier, il transporte à l'abbaye de Heylissem la dîme de Glabbeek, dont Aloius, fils de feu Alois de Glabbeek, avait fait don à l'abbaye.Une étude des entourages princiers au Moyen Âge a été menée par Alain Marchandisse et Jean-Louis Kupper en 2003. Elle s'appuie notamment sur une publication de Godfried Croenen intitulée : l'entourage des ducs de Brabant au XIIIe siècle. Nobles, chevaliers et clerc dans les chartes ducales (1235-1267). On y apprend que Goswin intervient précisément sur cette charte comme protagoniste attaché au duché de Brabant sans pour autant être considéré comme acteur d'une charte ducale, cette charte étant reprise dans l'ouvrage de Marchandisse parce qu'elle cite des témoins ducaux. L'étude des témoins ducaux par Godfried Croenen présente en outre un caractère statistique, analysant l'influence des différents témoins dans les chartes du duc de Brabant entre 1235 et 1267 par un travail de dénombrement...

Par un acte daté de l'an 1237, on apprend que l'abbaye d'Averbode possédait à Saint-Remy-Geest et dans les communes voisines, des bien considérables qu'elle avait acquis, au moins en partie, de Gosuin II, seigneur de Gossoncourt..

Stèle funéraire Une pierre tombale, , portait l'inscription suivante :

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Cette stèle, dont la traduction du latin figure en noteTraduction : « Gosuin de Gotsenhoven a signé avec le duc Henri l'an 1230 et 1233. Il est enterré dans l'enceinte de l'abbaye de Parc près de Louvain, il est représenté gisant gravé sur la pierre (tombale) en arme et ses pieds soutenus par un dragon avec un écu et une inscription comme elle est ici mise : "SEIGNEUR <GOSUIN III> FILS DE GOSUIN (II) SEIGNEUR DE GOTSENHOVEN, CHEVALIER, IL MOURUT L'AN 1260". Cette inscription indique que père et fils portaient le même nom. Gosuin (IV) de Gotsenhoven a vécu lors des guerres de Flandre de 1302. Gilles en 1380, Walter en 1422. », est à la mémoire de Gosuin II et évoque ses descendants Gosuin III, Gosuin IV, Gilles et Walter. L'inscription fait référence à Henri duc de Brabant.

Gosuin III van Goetsenhoven Existence L'existence du chevalier Gosuin III est avérée en 1277, son père Gosuin II étant mort en 1260, et son fils Gosuin IV n'étant armé chevalier qu'à la bataille de Worringen en 1288.

Fait historique En 1281, Gossuin III de Gossoncourt vend à l'abbaye du Val-Saint-Bernard, près de Diest, une petite pièce de terre située à Neerheylissem.En effet, peu après la fondation de ce monastère, les religieuses ont eu une politique d'accroissements domaniaux par achats répétés, faute de donations importantes.. Précisément, le , le chevalier Gossuin, seigneur de Gossoncourt, déclare avoir vendu à cette abbaye trois verges et demie de terre à Neerheylissem, et renonce à toute action contre l'abbaye qui a fait cultiver une terre ainsi qu'un pré au-delà de leurs bornages, en empiétant sur le chemin auquel ils sont contigus..

Gosuin IV van Goetsenhoven vignette|droite|Bataille de Worringen. vignette|droite|Bataille des éperons d'or, enluminure sur parchemin (après 1380), British Library. vignette|droite|Original de la charte de Cortenbergh.

Bataille de Worringen La bataille de Worringen, en 1288, se termina par la victoire de Jean Ier de Brabant contre les troupes de l'archevêque de Cologne. C'est juste avant ce combat que Gosuin IV fut armé chevalierDans les Stadsrekeningen van Brugge (Comptes de la ville de Bruges) des années 1302-1303, on peut lire, en effet, que Goswijn van Goetsenhoven a été fait chevalier sur le champ de bataille de Worringen..

Défense de Lille On retrouve Gosuin IV de Goidsenhoven dans la défense de Lille en 1301. En effet, l'aristocratie brabançonne était alors généralement plus sympathique aux Français qu'aux Flamands, mais plusieurs de ses membres combattirent du côté flamand. Ce fut le cas de Gosuin IV qui dirigea cette défense de Lille contre les troupes de Philippe le Bel..

Extension de la lutte et délivrance du pays flamand Les milices des communes de la Flandre ne se sont pas limiter à guerroyer contre les troupes de Philippe le Bel, elles envahirent aussi les États de Jean de Hainaut et obtinrent de grands succès en Zélande. On peut lireHendrik Conscience écrit dans Le Lion des Flandres : , que Gui de Namur a convoqué au Prinsenhof le , les gens des métiersHendrik Conscience écrit dans Le Lion des Flandres : et des nobles du pays flamand, notamment des chevaliers, pour statuer sur l'état du pays en prise avec l'autorité française, ce qui a constitué les prémices de la délivrance du pays flamand, avec notamment Goswin de Goatzenhoven..

Bataille de Courtrai