Henri François van der Burch, né le et mort le , est le de Cambrai, prince du Saint-Empire, duc de Cambrai, comte du Cambrésis. Il était auparavant évêque de Gand.

Maison Van der Burch Baudouin II de Bourcq († ), "troisième Roi de Jérusalem comte d'Édesse", marié à Morfia de Malatya est l'un des fondateurs de la maison. En 1238 nous trouvons un Jean Van der Burch, "comte de Flandres" ; qui épouse en 1240 Wolfand De Ghistelles. En 1320 Guillaume Van der Burch, chevalier, prend alliance avec la Famille de Bailleul puis en 1365 Pierre van der Burch, gentilhomme de Louis II de Flandre, est autorisé à apporter l'hermine, symbole de Bretagne, à son blason. Le comte époux de Barbe Van der Schoore, président du conseil de Flandre, conseiller d'état, secrétaire du Roi Philippe II d'Espagne qu'il accompagne à Londres pour traiter de son mariage avec Marie Ire d'Angleterre.

Le neveu de l'archevêque, Philippe Van der Burch prend en possession du Château d'Écaussinnes-Lalaing en 1642 qui l’habitent jusqu’en 1854.

La famille van der Burch s'est éteinte dans les mâles vers 1990Oscar Coomans de Brachène, État présent de la Noblesse belge, 2004, p. 196ss..

Biographie thumb|left|150px|François Van der Burch, évêque de Gand thumb|left|100px|carte archevêché de Cambrai sous François Van der Burch thumb|left|100px|François Van der Burch - Tombeau thumb|right|François Van der Burch - archevêque de Cambrai - Blason thumb|right|François Van der Burch - archevêque de Cambrai - épitaphe François Van der Burch et le fils de Jean Van der Buch et de Marguerite Diacetto, de Florence, qu'il épousa à 31 ans. François Van der Burch part à Utrecht à 13 ans pour ses humanités qu'il termine à 19 ans . Ensuite il rentre au collège des jésuites de Douai pour apprendre la philosophie et le droit qu'il terminera à l'université de Louvain. Le il est licencié en droit avec distinction extraordinaire. Mathieu Moulart évêque d'Arras lui offre alors un canonicat et un vicariat dans sa cathédrale puis un canonicat à Sainte-Waudru de Mons et enfin il devient vicaire de Malines durant 16 ans sous Matthias Hovius. À l'heure de la retraite qu'il désirait à Sainte-Waudru de Mons; Albert d'Autriche, gouverneur des Pays-Bas, le propose pour le siège d'évêque à Gand et ce n'est qu'avec l'ordre de Paul V, pape, qu'il accepte. Il occupera la fonction trois ans du au . À la mort de l'archevêque de Cambrai François Buisseret, Albert d'Autriche, écrit de sa main un appui pour sa désignation lors de l’élection du futur archevêque. Il est élu à la majorité absolue. Il reçoit le le pallium de l’évêque de Tournai transmis par le pape Paul V au cardinal André Feretti, et arrive à Cambrai .

Sa devise est : Unitas Libertatis Ars, L'unité est le fort de la liberté.

Infatigable archevêque il consacre 5 évêques, 39 abbés, 8 abbesses, 6752 clercs, 3746 sous-diaconnats, 3697 diaconnats, 3860 prêtres, 3431 autels, 89 églises et confirme en une année 120 000 personnes, selon l'Abbé Foulon, son secrétaire.

François Vanderburch consacre le 10 Avril 1616 la chapelle Saint Macaire à Obourg en présence de l'abbé Henri De Buzegnies de l'abbaye de St Denis en Broqueroie, chapelle édifiée en l'honneur du saint dont les reliques venues de Gand et portées en procession durant la terrible épidémie de peste de 1615 avaient convaincu les habitants de l'intervention du saint dans le recul du fléau.

C'est notamment lui, qui, le , consacre la chapelle Saint-François de Fauroeulx, malheureusement aujourd'hui disparue. Il consacre aussi l'église Saint-Martin de Bougnies en 1617, comme le rappelle une pierre commémorative toujours en place dans l'église.

Il confirme également le miracle d'Isabeau le Veau de Houtain le .

Il décède le à Mons son tombeau restera à l'église des jésuites jusqu'à sa destruction le , il ensuite transféré à Cambrai

Institution Notre-Dame de Grâce François Van der Burch est le fondateur de l'Institution Notre-Dame de Grâce à Cambrai en 1633, regroupée dans l'ensemble pédagogique Saint-Lucl'Institution Notre-Dame de Grâce à Cambrai. site Officiel: . La charte de fondation prévoit l'entretien et la nourriture à quatre-vingt ou cent jeunes filles élevées en la crainte de Dieu.. Rubens thumb|left|100px|Pierre Paul Rubens- La mise au tombeau (1616) La mise au tombeau de Rubens représente Saint-Joseph d'Arimathie et Nicodème portant le corps de Jésus, accompagnés de saint Jean et des trois saintes femmes. L'une de ces femmes est la vierge en vêtement bleu, l'autre Madeleine en vêtement vert représentée sous les traits d'Isabella Brant, modèle puis première épouse de RubensGallica- lire en ligne. Cette peinture fut achetée par le chanoine Sébastien Briquet et donnée en 1616 aux Capucins de Cambrai pour l'église Saint-Aubert, l'actuelle Saint-Géry. Pour la Mise au tombeau également appelée la Descente de Croix, Rubens en 1616 avait fait le Christ nu. D’après Eugène Bouly il n'est plus intact : . La retouche est attribuée à L’Anonyme d'Anvers. Le Mercure de France évoque la colère de Rubens: Le Mercure de France au dix-neuvième siècle -1831- A lire .

Le litige remonte à l'archevêque François Van der Burch, nouvellement arrivé à Cambrai. Une entrevue est accordée dès le lendemain à Rubens en présence de L’Anonyme d'Anvers. Un accord est trouvé et Rubens obtient le paiement de son œuvre. Lors de cette entrevue est évoqué l'état de santé du roi; Philippe III d'Espagne; roi d'Espagne, roi de Portugal et d'Algarves (Philippe II de Portugal); beau frère d'Albert d'Autriche, gouverneur des Pays-Bas.

Bibliographie

Notes et références

Catégorie:Archevêque de Cambrai Catégorie:Évêque de Gand Catégorie:Histoire de Cambrai + Catégorie:Prince du Saint-Empire romain germanique Catégorie:Naissance en juillet 1567 Catégorie:Décès en mai 1644 Catégorie:Décès à 76 ans