Cet article propose une liste de personnalités liées à Carling, commune située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Personnalités liées à la noblesse François-Marie-Claude Richard de HautesierckLouis de La Roque et Édouard de Barthélémy, Catalogue des Gentilshommes de Lorraine et du duché de Bar, Dentu & Aubry libraires, Paris, 1863, baron d'Überherrn / Bois Richard (L'Hôpital), seigneur de Carling et de Bois-Richard, chevalier de l'ordre de Saint-Michel et de Saint-Louis, conseiller d'État, médecin de Louis XVMichael Fetik, Das Kunstgeschenk Der Mesdames de France an Den Baron D'Uberherrn, Grin Verlag - Germany, 2012, . Né à Sierck-les-Bains en 1712. Après de brillantes études en médecine, il est nommé en 1743 docteur en médecine et Médecin du Roi et premier médecin des armées à l’hôpital militaire et ville de SarrelouisHans-Peter Buchleitner, Die Baronie Überherrn Ein Beitrag zur Geschichte des Warndts und des Kreises Saarlouis, Eine Quellenstudie, Saarbrücken - Germany, 1953. Il publia plusieurs travaux en matière médicaleJ. Lambert Des Cilleuls, Un précurseur de la presse médicale en France - Richard de Hautesierck, Histoire des sciences médicales, tome VI, n° 3, juillet-septembre 1972, pages 153-159. Il décéda en 1789 à Paris. Il portait également le surnom de Richard sans peurLettre de Madame Du Deffand à Voltaire du 16 juin 1774 ; Voltaire, Correspondance, édition Besterman, D18992.

Par lettre patente et décision du roi Louis XV en 1767 il devint baron d'Überherrn et seigneur de Carling et de Bois-Richard (L'Hôpital). La mise en place de l'accord se fit en 1770. Carling fut échangé contre Emmersweiler et rattaché à la France. Le fut signé un accord à Fontainebleau par le seigneur Mathis pour la France et le baron von Gunderode pour la principauté de Nassau-Saarbruck. L'article VIII précise :

François-Marie-Claude Richard de Hautesierck a également donné son nom à la cité Bois-Richard située sur le ban des communes de L'Hôpital (Moselle) et de Carling (rue de la Paix).

le baron Adolphe Schlinker (voir ci-dessous).

Militaires Jean-Pierre Tredemy, né le à L'Hôpital, tourneur à Carling puis garde de corps à Strasbourg et à Saverne de Louis René Édouard, prince de Rohan, cardinal-évêque de Strasbourg qui fut impliqué dans l'Affaire du collier de la reine. Il a été obligé de quitter domicile et biens à Carling, alors terre de Nassau, avec son épouse Barbe Edel (1724-1771) à cause des injustices du Prince de Nassau. Nicolas Schoug, né le à Carling. Fusilier de la Compagnie du Bataillon du Régiment d'Infanterie de Ligne de l'Armée d'Afrique (matricule 14998). Atteint de la fièvre typhoïde, il entre le à l'hôpital militaire de Constantine (Algérie). Il y meurt le . Nicolas Heisz, né le à Carling, capitaine retraité, chevalier de la Légion d’Honneur, seul officier de Carling à avoir servi sous la Révolution et l’empereur Napoléon Ier. Il meurt à Carling le . Il a été maire de Carling de 1821 à 1839. Jean-François Nivoix, né à Godbrange (canton de Longwy) le , soldat au Régiment d'Infanterie de Ligne de la Division Militaire. S'installe à Carling comme mineur. Il meurt le . vignette|upright=0.6|Louis Cobai (1885-1942) à Merano en 1915. Louis Cobai (Luigi Cobai) (1885-1942), soldat et héros de la Première Guerre mondiale. Né à Monteaperta (Italie) le . Il étudia l'architecture auprès de l'ingénieur et architecte Eugenio Geiringer à Trieste. Il fut l'auteur de différentes peintures votives : l'une est conservée au sanctuaire de la Madone des Grâces d'Udine et l'autre dans l'église paroissiale de Monteaperta (1905). Avec trois de ses frères, Joseph/Giuseppe (qui s'installa plus tard à L'Hôpital), Giacomo et Giovanni il construisit à Monteaperta le palazzo Cobai (1905), ainsi qu'une des routes et les ponts qui mènent à la bourgade. Il participa à la construction d'un campanile dans la vallée de Resia (Italie). Il s'installa à Carling vers 1910 et travaillait alors à Sarrebruck pour la société de construction Michael Geimer. En 1915 il rejoint les forces alliées qui combattent aux côtés de la France en intégrant les troupes des Alpins (en italien : les Alpini) qui sont les troupes de l'armée italienne spécialisées pour le combat en zone montagneuse et qui lutteront pendant trois ans dans les Alpes en s'opposant aux troupes de montagne allemandes et autrichiennes. Il fut affecté à une brigade du Génie Alpin. Il servit d'interprète à Merano. Héros de la Première Guerre mondiale il abattit un avion avec son fusil et la médaille militaire lui fut décernée. Après la Première Guerre mondiale, il regagna sa famille et participa à la reconstruction des villes du Nord dévastées ainsi qu'à la construction de l'église de Seppois (Haut-Rhin) avant de revenir à Carling où il travailla auprès de l'entreprise en construction de l'un de ses fils Igino (Gino) Cobai (1909-1952), rue de Diesen. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il servit de cuisinier militaire bénévole dans l'ancien restaurant Kirchmann qui était réquisitionné (rue Principale à Carling) aux soldats français du Groupe-Franc du Secteur Fortifié de Faulquemont et de Carling-L'Hôpital en poste à Carling en 1939 et commandé par le capitaine Vernhes. Avec son fils René Cobai, il fut l'un des derniers habitants à quitter Carling en camion à chaînes et fut évacué à Chambon-Feugerolles. De retour à Carling en 1941, il y décéda le et est inhumé au cimetière de la paroisse. Son fils René Cobai (1921-2006), soldat d'artillerie de montagne des troupes antifascistes du maréchal Pietro Badoglio sera fait prisonnier à Dresde et survivra aux terribles bombardements de cette ville. Il sera libéré par les Russes en 1945. Un autre de ses fils, Igino (Gino) Cobai (1909-1952), entrepreneur à Carling, restaura après les conflits la statue de Jeanne d'Arc du monument aux morts de la ville, qui avait été démontée par l'occupant et cachée par les Carlingeois à côté de l'église Saint-Gérard de Majella. L'un de ses petits-fils est Lucien Pascolo né le 22/02/1932 à L'Hôpital, ancien combattant. Capitaine Vernhes du R.I.F, officier de réserve rappelé et mobilisé le à Zimming, commandant de la cie () du R.I.F, il prend ensuite le commandement du Groupe-Franc du Secteur Fortifié de Faulquemont et de Carling-L'Hôpital. Il est tué au combat en 1940 au cours d'une mission de retardement de l'ennemi, infiltré dans le secteur de Saint-Avold. Croix de guerre 1939-1945 et Légion d'honneur à titre posthume. Mort pour la France. vignette|upright=0.6|Le général George Patton (1885-1945) George Patton ( – ), né à San Gabriel (Californie), général américain de l'US Army pendant la Seconde Guerre mondiale. S'est illustré en Lorraine par la libération de Nancy en septembre 1944 et la bataille de Metz qui a duré plusieurs semaines entre septembre et . Elle s'est terminée par la victoire des alliés et par la reddition des forces allemandes occupant Metz et ses fortifications. Parallèlement, entre octobre et , la mena des combats difficiles dans les Vosges. Il séjourna à Carling pendant l'offensive des Alliés en Lorraine face aux troupes allemandes en Sarre dès décembre 1944. Il s'établit dans l'actuel Hôtel de Ville de Carling, rue de Creutzwald. Son état-major était établi dans le bâtiment en briques rouges adjacent, qui abritait également les services de cartographie du conflit. Très discret dans ses contacts avec la population il se faisait passer pour un colonel. Il fréquentait régulièrement le billard du restaurant Ernst-Sacksteder situé près de son état-major.

Personnalités liées au secteur politique Ambroise Renard (1894-1941), premier maire de Carling, conseiller de l'arrondissement de Forbach. Christophe Schoumert, né vers 1816. Ancien Juge de Paix, chef comptable de la Cie Houillère de Moselle, maire de L'Hôpital-Carling de 1860 à 1865. Pierre Ernst, maire de Carling du au . Né le , mort le . Il est devenu maire en pleine mondiale à l'âge de 40 ans. Il a fait construire l'école primaire actuelle en 1930. Elle a été inaugurée le . Il a donné son nom à l'école primaire le qui s'appelle désormais Groupe scolaire Pierre Ernst. Armand Nau, maire de Carling de à . Ancien conseiller général (DVD puis UDF) de l'ancien canton de Saint-Avold (1976-1985). Ancien conseiller régional, membre (DVD) de la Commission permanente du Conseil régional de Lorraine. Ancien adhérent de l'UDCCAS (Union Départementale des Centres Communaux d'Action Sociale).

Personnalités liées au secteur économique le baron Adolphe Schlinker, maître de forges et propriétaire d'une fonderie de fer fonctionnant au charbon de bois à Carling (1854). Son épouse était Anne Ernestine née Paysse. Le baron Adolphe Schlinker fut maire de Creutzwald de 1855 à 1871. Conseiller général de la Moselle et membre de l'académie de Metz, il était passionné d'archéologie. Il est décédé en 1905. Maximilien Pougnet (1818-1873). Négociant puis industriel, né à Strasbourg le , fils de Maximilien François Henri Pougnet et de Françoise Anne Roget, chevalier de l'Ordre impérial de la Légion d'honneur, membre du conseil général de la Moselle, marié à Marie Paulin le . Découvrit les gisements de houille de Creutzwald et Carling ; établit à Carling le premier puits de charbon du Bassin Houiller de Lorraine, un puits qui porta son nom (puits Saint-Max) et dont l'aménagement lui valut d'être décoré de la Légion d'honneur le . Il découvrit les bancs de sel gemme à Varangéville, constata la présence de minerai de fer à Marange. Il eut deux fils, Thomas Maximilien Pougnet et Joseph Eugène Pougnet et mourut à Landroff le . Gérard Joseph Godin, né vers 1828 à Herstal (Belgique), il fut directeur de la mine de Carling. Il meurt le à Carling. Julien Cantineaux (1835-1879), ingénieur aux houillères de Carling. Joseph Lévy, ingénieur des mines et directeur des travaux aux houillères de Carling jusqu'en 1871. Au moment de l'occupation prussienne il se réfugia avec sa famille à Paris. vignette|upright=0.6|Charles July (1906-1984). Plaque commémorative située en mairie de Carling. Charles Jully (1906-1984), né le à Haguenau, il intégra la cokerie de Carling en tant qu'ingénieur en 1936. Il fut directeur de la cokerie de Carling du premier janvier 1948 à 1963. Il a eu pour mérite de créer un procédé de fabrication du coke à partir du charbon lorrain, relançant par là-même la production de charbon et donnant naissance à la plate-forme chimique de Carling - Saint-Avold. Son procédé qui porte son nom (Technique Jully ou Procédé de Carling) connu un retentissement international et Charles Jully fut nommé conseiller technique des gouvernements de Belgique et du Venezuela, puis supervisa la construction en Inde de cokeries utilisant ce même type de procédé. Ingénieur en génie mécanique, il fit toute sa carrière aux Houillères du Bassin de Lorraine pour terminer comme ingénieur en chef. Il décéda à Strasbourg le . L'une des zones d'activités de Carling, une rue de Carling ainsi que le lycée technologique et professionnel de Saint-Avold portent son nom. Norbert Festor, entrepreneur en matériaux de construction. Il décéda le à Saint-Avold à l'âge de 81 ans et est enterré à Carling. Il était conseiller municipal à Carling de 1965 à 1971. Il épousa Annie Cobai, la fille de l'entrepreneur en construction Igino (Gino) Cobai (1909-1952).

Personnalités liées au monde littéraire, scientifique et culturel vignette|upright=0.6|Monument d'Émile Moselly (1870-1918), cité Moselly à Carling Émile Moselly (1870-1918), écrivain, qui y avait une maison. Une cité de Carling porte son nom. Germaine Chénin-Moselly (1902-1950), artiste graveur, fille du précédent, qui y mourut.