Joseph Pémartin, né le à Oloron (généralité d'Auch et Pau, actuel département des Pyrénées-Atlantiques), mort le dans la même ville, est un homme politique de la Révolution française, du Consulat, du Premier Empire et de la Restauration.

Entre 1789 et 1815, il est député des Basses-Pyrénées aux États généraux de 1789, à la Convention nationale où il vote la réclusion de Louis XVI, au Conseil des Cinq-Cents puis Corps législatif, où il est élu président.

Biographie Fils de l'avocat Jean-Pierre Pémartin, Joseph Pémartin nait à Oloron le et s'engage dans la carrière d'avocat.

En 1789, il est élu député du Tiers état pour le Béarn et adhère à la majorité réformatrice.

En , Joseph Pémartin est élu député des Basses-Pyrénées à la Convention nationale, sur six, par 281 voix sur 457 votants. Lors du procès de Louis XVI, il vote contre l'appel au peuple, pour la réclusion du roi et pour le sursis. Favorable à la réaction thermidorienne, il est secrétaire de la convention nationale en l'an III et siège au Comité de sûreté générale du 15 ventôse an III à la dissolution de la Convention. En cette qualité, il pousse la Convention à prendre des mesures contre les insurgés de germinal, obtient la mise en jugement de Jean-Nicolas Pache et de Jean-Baptiste Bouchotte, mais échoue à obtenir celle de Gaspard-Jean-Joseph Lesage-Sénault et de Jean Guillaume Taillefer.

En l'an IV, il est élu au Conseil des Cinq-Cents par huit département et choisit les Basses-Pyrénées. Il maintient sa ligne politique et est réélu le 26 germinal an VII.

Favorable au coup d'État du 18 brumaire, il est désigné le 4 nivôse an VIII par le Sénat conservateur pour représenter les Basses-Pyrénées au Corps législatif. Secrétaire de cette assemblée du au 16 frimaire an IX ( au ), il accède à sa présidence entre le et le et occupe deux fois la charge de vice-président, en nivôse an XII et . Sa présidence n'est ponctuée d'aucun évènement remarquable. Lors de l'annonce de la paix d'Amiens, Joseph Pémartin est désigné pour conduire la députation envoyé par le corps législatif pour féliciter le premier Consul. Alors que le Tribunat évoque dans son message la possibilité du consulat à vie, Pémartin s'abstient de faire référence à une quelconque modification de la Constitution. Réélu le 2 fructidor an XII et le , il siège jusqu'à la fin de l'Empire et vote la déchéance de Napoléon le .

Il quitte la vie parlementaire au retour de Napoléon et occupe, pendant les Cent-Jours, le poste de sous-préfet d'Oloron. Il rentre ensuite dans la vie privée et en sort brièvement en 1830 pour reprendre la charge de sous-préfet d'Oloron. Il meurt à Oloron le .

Distinctions Le , Joseph Pémartin est fait chevalier de l'Empire.

Membre de la Légion d'honneur depuis le , il est fait officier de cet ordre à la Restauration, le Dossier sur la base Léonore..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Joseph Pémartin dans

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