Le de transmissions est un régiment de l'Armée de terre française basé à Thionville en Moselle.

Historique Le RT a son origine dans la création le du Bataillon de transmissions à Fribourg-en-Brisgau (Allemagne de l'Ouest). En 1956, il prend l’appellation de Bataillon de transmissions à l'occasion de son départ pour l'Algérie, où il tient garnison successivement à Batna, Khenchela et Tébessa, pour théâtre d'intervention, le massif des Aurès. La Compagnie de transmissions est créée à Coblence (Allemagne) en 1958. Celle-ci sera dissoute le .

Le , le Régiment de transmissions est créée au quartier Turenne à Neustadt an der Weinstraße en Allemagne et reçoit son drapeau le du Général Stuck, Inspecteur des Transmissions. En 1973, il déménage à Sarrebourg en Moselle et s'installe dans les quartiers Dessirier et Gérôme. Le , le Colonel Junqua devient officiellement le d'armes de la Place de Sarrebourg et la Saint-Gabriel ce jour-là se déroule en présence du Premier ministre Pierre Messmer, du général Valentin, commandant la Armée et du général Petkovesk, inspecteur des Transmissions.

À compter de 1984, il s'installe dans la garnison de Thionville (quartier Jeanne d'Arc) et à Hettange-Grande (quartier Guyon-Gellin). Régiment de la armée jusqu'à la chute du mur de Berlin, du d'armée, il intègre la brigade de transmissions et d'appui au commandement en 1994. Depuis le , il est soutenu par la base de défense de Metz.

En 2009, le RT est le premier régiment des forces terrestres à avoir formé une section de cadets de la défense dans le cadre du plan égalité des chances. En 2012, il encadre pour la quatrième année consécutive une section de cadets. Cette action de formation est réalisée en partenariat avec les lycées de Thionville.

Héraldique Insigne aux couleurs bleu royal et or qui porte les lions (lions du palatinat) adossés à la ville de Neustadt, symbole de force et de courage, rehaussés du "T" de l'arme des transmissions. La devise en haut et le numéro du régiment en bas sont inscrits en exergue. La devise est portée fièrement mais sans prétention.

Le premier insigne est homologué le sous le numéro G2247. Le RT étant le premier régiment de transmissions à porter le numéro 40, il ne possède pas de tradition.

"Lors de l'envoi de mon projet d'insigne pour le régiment, il fut refusé une première fois du fait que l'on avait omis de doter les lions de leur sexe! Colonel Lair".

Un second insigne du régiment existe, identique au premier à l'exception de la devise qui ne figure plus. Elle fut supprimée en 1979 à la demande du Chef de corps de l'époque, le Colonel Landart, et des cadres qui la jugeait "d'une prétention ridicule"(homologation G2756).

Drapeau du régiment thumb|120px|alt=Ici figure le drapeau du Régiment de Transmissions, décrits dans le paragraphe ci-contre.|Drapeau du Régiment de Transmissions.

Depuis 1812 (campagne de Russie), les couleurs du drapeau régimentaire sont celles de la Nation, adoptées à la suite de la journée du : l'association du bleu et du rouge (couleurs municipales de Paris) à la cocarde blanche du Roi. À l'origine, ces couleurs étaient dans un ordre différent (rouge, blanc, bleu) et c'est à la demande du célèbre peintre David, député, que la convention inversa les couleurs du drapeau français le : "Pour l'esthétisme, le bleu doit être attaché à la hampe, le blanc situé au milieu, le rouge doit flotter dans les airs".

Le modèle actuellement en vigueur dans ses symboles et figurations remonte aux traditions de la Troisième République (1880). Sur les deux faces et les quatre angles, il porte des couronnes de chêne et de laurier. À l'avers "République française", au revers "Honneur et Patrie" avec le nom et la date des batailles attribuées à l'unité.

Les traditions du Régiment ne remontant qu'après la Libération avec pour seul engagement l'Algérie (1956-1962), le drapeau du régiment ne bénéficie pas d'inscription sur ses plis.

En outre, sont ajoutés une cravate bicolore en soie brodée, une hampe bleue surmontée d'un fer de lance en bronze doré portant à sa base "RF" placé dans un macaron avec le numéro de l'unité. 1969-1971: Le RT reçoit pour mission de fournir en toutes circonstances l'ensemble des liaisons permettant au Général commandant la Armée de commander ses unités subordonnées. Il s'agit en outre de réaliser l'interface entre les transmissions des forces et celles du Haut Commandement National (HCN). Dès l'origine, il était prévu de faire implanter l'unité de transmissions d'armée au côté de son autorité de tutelle à Strasbourg (PC de la Armée). Les casernements prévus au Camp d'Oberhoffen (67) n'étant pas encore réalisés, il est décidé de maintenir le nouveau RT à Neustadt. Ce dernier lieu devant être occupé par le RT alors organisme d'instruction des Transmissions FFA. Le maintien provisoire du RT entraîne une transformation du régiment qui devient unité de support au Groupement d'instruction. Il est chargé de la formation élémentaire toutes armes (FETTA) et de la formation élémentaire d'armes (FEA) sauf pour certaines spécialités à la charge du RT. De telle sorte que le régiment constitue entre 1969 et 1971 un véritable Centre d'Instruction de Transmissions (CIT) pour les FFA. Le , le régiment s'aligne sur de nouvelles structures de soutien des transmissions du commandement de la Armée par la scission de la Compagnie de Transmissions d'Armée (CTA) en une Compagnie d'exploitation (CE) et une Compagnie de Faisceaux Hertziens (CFH). Cette nouvelle organisation permet de mieux adapter le régiment à sa mission au fur et à mesure qu'évoluent les correspondants de la Armée, ainsi que les moyens mis à sa disposition, comme l'intégration de l'arme nucléaire tactique (combinaison de la manœuvre blindée et feu nucléaire).

Anciens chefs de corps

2025-2027 : Colonel Lacroix Cyrille 2023-2025 : Colonel Lara Mathieu 2021-2023 : Colonel Kauffman David

2019-2021 : Colonel Maire Nicolas 2017-2019 : Colonel Branche Lionel 2015-2017 : Colonel Augustin Christophe 2013-2015 : Colonel Ortemann Anne-Cécile 2011-2013 : Colonel Naville Thierry 2009-2011 : Colonel Fourmond Nicolas 2007-2009 : Colonel Diard Jean-Michel 2005-2007 : Colonel Barbe Sully 2003-2005 : Colonel Teisseire Pierre Jacques 2002-2003 : Colonel Dessin Marc 2000-2002 : Colonel Maïsetti Jacques 1998-2000 : Colonel Lapprend 1996-1998 : Colonel Bazin Patrick 1994-1996 : Colonel Souchet 1992-1994 : Colonel Marcadier Gilles - décédé le , touché par une maladie foudroyante pendant son commandement. La salle de conférence du régiment porte aujourd'hui son nom. 1990-1992 : Colonel Padernt 1988-1990 : Colonel Barbot 1986-1988 : Colonel Moller 1984-1986 : Colonel Audren 1982-1984 : Colonel Ferret 1980-1982 : Colonel Egretaud 1978-1980 : Colonel Landart 1976-1978 : Colonel Mutin 1974-1976 : Colonel Le Coz 1971-1974 : Colonel Junqua 1969-1971 : Colonel Lair

Organisation Le de transmissions est subordonné à la brigade d'appui numérique et cyber.

Son soutien est assuré par le groupement de soutien commissariat de Metz.

Le régiment se compose de sept unités élémentaires : une compagnie de commandement et de logistique ; cinq compagnies de transmissions spécialisées dans la mise en œuvre des moyens de transmissions par satellite, radio, des réseaux informatiques de commandement des forces terrestres ; une compagnie de réserve.

Chaque compagnie du RT est jumelée avec une commune environnante de la ville de Thionville. la avec la commune de Kœnigsmacker. la avec la commune de Yutz depuis le . la avec la commune de Terville. la avec la commune de Rodemack. la avec la commune de Roussy-le-Village. la Compagnie de Commandement et de Logistique avec la commune de Cattenom. la avec la commune de Florange depuis le .

Missions

thumb|thumbtime=0:20|Démonstration dynamique en 2012 représentant l'entrée sur un théâtre d'opération.

La mise en place d'une politique de défense, orientée principalement vers l'action et la projection extérieure et pour la protection du territoire national, implique de disposer de moyens humains et matériels de transmissions déployables et sécurisés sous court préavis, pour fournir des moyens de commandement à la force.

Les modules de transmissions du régiment permettent de : fournir aux autorités militaires des moyens de télécommunications protégés permettant la planification et la conduite d'opérations aéro-terrestres ; armer et commander un groupement de transmissions du volume de 200 à 300 hommes au profit d'une force interarmées ou interalliés ; réaliser l'interface entre systèmes de transmissions opérationnels français et alliés dans le cadre de la projection d'une force multinationale : Afghanistan, Liban, Kosovo, Côte d'Ivoire,Sahel ; participer à la projection intérieure (Sentinelle, Vigipirate, Polmar, Hephaistos...) et aux relèves de postes outre-mer (Harpie en Guyane, île de La Réunion) ; participer aux expérimentations tactiques ou technico-opérationnelles avec des industriels.

La compagnie, unité de réserve, participe au plan d'alerte nationale des réservistes (TN800 - mettre 800 réservistes en action dans des délais très courts sur le territoire métropolitain).

Opérations extérieures Depuis 2005, le régiment de transmissions a participé notamment à de nombreuses opérations : en 2011, le RT était présent en Côte d'Ivoire, aux Émirats arabes unis, à La Réunion. en 2012, le RT était présent au Liban et en Afghanistan. en 2013, le régiment verra le départ d'un détachement en Guyane française dans le cadre de l'opération Harpie, et arme le groupement de transmissions de l'opération Serval au Mali. en 2014, le régiment est déployé au Liban et en République de Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris en 2015-2016, le régiment est projeté dans la bande sahélo-saharienne (Tchad, Mali et Niger) et arme le groupement de transmissions de l'opération Barkhane. en 2016, le régiment est déployé au Liban et sur l'île de La Réunion. en 2017, le régiment est projeté dans la bande sahélo-saharienne (Tchad, Niger, Mali) et arme le groupement de transmissions de l'opération Barkhane.

Succession des occupants au Quartier Jeanne d'Arc La caserne d'infanterie a été construite de 1912 à 1914 par l'empire allemand et se situait à l'époque en bordure de l'agglomération thionvilloise. Elle a pris le nom de caserne Jeanne d'Arc en 1918. 1918-1923 : Régiment d'Infanterie de ligne 1923-1930 : Bataillon de chasseurs à pied 1930-1936 : Régiment d'Infanterie de marche 1936-1939 : Régiment d'Infanterie de forteresse / Régiment de tirailleurs algériens 1940-1944 : Centre de rééducation des blessés de guerre allemands 1945 : Centre de transit des prisonniers allemands 1945-1981 : Régiment d'Artillerie 1981-1984 : Régiment du Matériel de Corps d'Armée 1984 : Arrivée du détachement précurseur du R.T. 1985 : Arrivée du reste du régiment.

Le quartier Jeanne d'Arc abrite désormais l’État-major et 4 unités élémentaires du R.T.

Cadets de la Défense Le régiment accueille par ailleurs un centre de cadets de la Défense.

Localisation Le de transmissions, implanté en Moselle (57), occupe le Quartier Jeanne d'Arc à Thionville (Lorraine) et le Quartier Guyon Gellin à Hettange-Grande.

Photos

Bibliographie

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste de régiments français Régiment de transmissions français

Liens externes Page officielle, sur defense.gouv.fr

Catégorie:Unité de transmissions française Catégorie:Thionville