vignette|300px|Zone démilitarisée créée au sud du Mandchoukouo par la trêve de Tanggu en 1933. Les campagnes de Mongolie-intérieure ont lieu de 1933 à 1936 dans le cadre de l'invasion japonaise de la Mandchourie avant le début officiel de la seconde guerre sino-japonaise. En 1931, l'empire du Japon envahit le Nord-Est de la Chine et met en place l'État du Mandchoukouo, puis en 1933, l'opération Nekka détache la province du Jehol de la République de Chine.
Dans l'impossibilité d'avancer vers le sud du fait de la trêve de Tanggu, l'armée impériale japonaise porte son attention vers l'ouest, dans les provinces du Cháhāěr et du Suiyuan en Mongolie-Intérieure dans le but d'établir un http://www.ibiblio.org/hyperwar/PTO/IMTFE/IMTFE-5a.html International Military Tribunal for the Far East, Chapter 5: Japanese Aggression Against China.
Afin d'éviter une violation de la trêve, le gouvernement japonais utilise des armées alliées dans ces campagnes tandis que la résistance chinoise se met en place dans le Cháhāěr. Les forces du gouvernement chinois sont ouvertement hostiles à cette résistance anti-japonaise et ne commencent à combattre l'agression japonaise dans le Suiyuan qu'à partir de 1936.
Contexte En , après la réussite de l'invasion du Jehol, l'armée japonaise du Guandong envoie un petit détachement japonais et la majeure partie de l'armée impériale du Mandchoukouo surveiller la frontière orientale du Jehol, tandis que le reste des forces japonaises se déplacent vers le sud pour affronter les Chinois à la défense de la Grande Muraille. En , le général collaborationniste Liu Guitang, sous les ordres japonais, pénètre dans la province du Cháhāěr pour faire croire à une invasion et attirer des renforts chinois pour dégarnir la Grande Muraille. Trouvant peu de résistance sur place, Liu mène ensuite ses plus loin à l'est vers Zhangbei. Bien que décrit à l'époque comme étant une invasion japonaisehttp://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,847239,00.html Heaven-Sent Army, From the May. 1, 1933 issue of TIME Magazine, l'avance de Liu s'est faite sans l'accord explicite des Japonais.
Le comité militaire du Kuomintang à Pékin nomme alors le général Fu Zuoyi à la tête de la de route, et le charge de sécuriser la frontière avec le Jehol occupé. Fin avril, lorsque les Japonais approchent de Miyun, He Yingqin rappelle les troupes de Fu Zuoyi pour renforcer la défense de Pékin à Changping et laisse la frontière du Cháhāěr sans protection. Les Japonais et le Mandchoukouo saisissent cette occasion et s'emparent le de la région du Duolun, rapidement suivis par l'avance de Liu, et occupent ensuite le Guyuan, juste avant la signature de la trêve de Tanggu le .
L'armée anti-japonaise populaire du Cháhāěr Les termes de la trêve de Tanggu mécontentent l'opinion publique chinoise. Des groupes de patriotes, autant du Kuomintang que du Parti communiste chinois, s'opposent à la politique de Tchang Kaï-chek, de même que des communautés chinoises à l'étranger qui forment et soutiennent des forces irrégulières ou des armées de volontaires anti-japonaises pour résister aux agressions japonaises.
Le général Feng Yuxiang et son ancien subordonné Ji Hongchang se montrent capables de recruter de nombreux anciens soldats de l'armée dissoute du Guominjun. Fang Zhenwu réunit des volontaires de toute la Chine. En plus de cela s'ajoutent également les milices locales du Jehol repoussées par les Japonais, les forces de guérilla anti-japonaises de Mandchourie menées par Feng Zhanhai, la milice locale du Cháhāěr, et une armée mongole commandée par Demchugdongrub. Même le collaborateur Liu Guitang change de camp et rejoint les alliés anti-japonais tout comme l'ancien bandit Wang Ying.
Après une réunion d'officiers le , l'armée anti-japonaise populaire du Cháhāěr est officiellement formée avec Feng Yuxiang pour commandant-en-chef, Fang Zhenwu pour vice-commandant-en-chef et Ji Hongchang comme commandant de première ligne. L'effectif de l'armée est estimé à entre selon les sources, le chiffre de étant affirmé par Feng Yuxiang. Ce nombre est cependant à relativiser car la plupart des soldats de l'armée manquent de fusils ou d'autres armes modernes.
Campagne de l'armée alliée anti-japonaise Au moment de la formation de l'armée alliée anti-japonaise, l'armée japonaise du Guandong renforce ses défenses à Duolun. La ville se voit garnir de hommes de la de cavalerie japonaise et d'une unité d'artillerie. À l'extérieur de la ville, les Japonais érigent 32 blockhaus reliés par des tranchées, des lignes de communications, et de multiples obstacles. Ces défenses extérieures sont gardées par des troupes du Mandchoukouo commandées par Li Shouxin. Au sud, le japonais est stationné à Fengning pour soutenir les forces de DuolunGuo Rugui, 第二部分:从“九一八”事变到西安事变抗日同盟军的抗日行动.
L'armée alliée anti-japonaise voit sa situation empirer de jour en jour. Le , l'aviation japonaise bombarde , le , Baochang est prise par les Japonais, tout comme Kangbao le . Le , Feng Yuxiang ordonne à l'armée alliée anti-japonaise de lancer une contre-offensive en trois colonnes pour reconquérir le territoire perdu. Le , son avant-garde approche de Kangbao, et après plusieurs heures de combat, les forces du Mandchoukouo du général Cui Xingwu fuient, et les forces chinoises reprennent la ville.
Fin juin, une force menée par Ji Hongchang avance au nord-est vers Duolun avec deux corps. Le corps du nord récupère Baochang en chassant les unités démoralisées de Cui Xingwu. Le corps du sud de Fang Zhenwu avance sur Guyuan, tenue par le général collaborationniste Liu Guitang. Celui-ci est convaincu de changer de camp, et remet Guyuan et d'autres villes du sans combattre.
Le , avant l'aube, Ji Hongchang commence l'assaut de Duolun, capturant les deux lignes de défense extérieures avant être repoussé avec de fortes pertes. Plus tard, certains de ses soldats sont envoyés déguisés dans la ville pour recueillir des renseignements pour une seconde attaque. Celle-ci recapture Duolun le , et repousse les forces japonaises et du Mandchoukouo hors de la province du Cháhāěr. Fin juillet, Feng Yuxiang et Ji Hongchang forme le « comité pour la reconquête des quatre provinces du Nord-Est » à Kalgan, dans le but de menacer directement les Japonais au Mandchoukouo.
La fin de l'armée alliée anti-japonaise Tchang Kaï-chek croit que les communistes dominent l'armée alliée anti-japonaise, et qu'elle est une menace à son autoritéGuo Rugui, http://www.xiaoshuo.com/readbook/00163571_18141.html 第二部分:从“九一八”事变到西安事变抗日同盟军的解体和. Lors de sa formation officielle, le comité militaire du Kuomintang de Pékin décide de détourner les trains de voyageurs de Kalgan. Plus tard, il envoie un train blindé près de Kalgan, et dirige Yan Xishan vers les troupes stationnées à la frontière entre le Shanxi et le Cháhāěr, où se trouvent la de Feng Qinzai, la de Fu Zuoyi et la de Pang Bingxun. En juillet, la de Xu Tingyao et la de Wang Jingjiu viennent en renforts des forces de Sun Dianying et prennent le contrôle de la voie ferrée Pékin-Suiyuan, empêchant l'armée alliée anti-japonaise de recevoir de l'approvisionnement et des renforts.
Tchang Kaï-chek utilise également les dissensions internes de l'armée alliée anti-japonaise contre elle-même, envoyant des espions pour recueillir des renseignements, créer des rumeurs, semer la discorde, et acheter ou retourner certains commandants. Les généraux Gang Bao, Feng Zhanhai, Li Zhongyi, Tan Zixin changent ainsi de camp pour rejoindre Tchang. Deng Wen est quant à lui assassiné.
Le Japon saisit l'occasion de ces désunions pour de nouveau envahir le Cháhāěr en août. Le , les Japonais bombardent Guyuan puis attaquent la ville en même temps que Duolun. Ji Hongchang parvient à stopper temporairement les forces japonaises, mais les effets du blocus de Tchang se font ressentir sur l'approvisionnement en nourriture, vêtements, munitions et argent. Feng Yuxiang se montre incapable d'apporter ces biens au Cháhāěr, et la province elle-même manque de ces ressources pour soutenir l'armée.
vignette|gauche|Feng Yuxiang Feng Yuxiang envoie un télégramme le , annonçant qu'il est officiellement en train de dissoudre l'armée alliée anti-japonaise et demande au gouvernement national de laisser Song Zheyuan rentrer pour superviser le processus. Beaucoup des officiers et des soldats de l'armée alliée anti-japonaise, maintenant sous-payés, souffrent de faim et de maladie, et également d'une baisse de moral qui les fait rejoindre l'armée nationale révolutionnaire ou acceptent facilement la dissolution. Feng Yuxiang abandonne son poste le et quitte le Cháhāěr. Duolun est re-capturée par les Japonais immédiatement après.
Song Zheyuan nomme Ruan Xuanwu (ancien commandant du ) à la tête de la garnison de Shandu, de deux régiments, et Fu Chun (ancien commandant de la ) à la tête d'un autre régiment de Ruan. Zhang Lingyun (ancien commandant du ) est nommé à la tête de la garnison de Baochang, avec Mie Yuling (ancien commandant de la division de guérilla) pour adjoint, commandant lui-même deux régiments. Huang Shouzhong (ancien commandant du ) prend la tête de deux bataillons du détachement provincial de la guérilla. Sun Liangcheng (ancien commandant du corps Herald), Liu Zhendong et Tang Juwu reçoivent chacun le commandement d'un régiment. Zhang Lisheng accepte le poste de conseiller du gouvernement provincial en retour de la dissolution de l'armée d'autodéfense du Cháhāěr. Tan Zixin, Zhang Renjie, Li Zhongyi sont placés sous le commandement du comité militaire de Pékin. Les unités de Yao Jingchuan, Song Kebin, et d'autres sont réduites et réorganisées.
Une fois l'armée alliée anti-japonaise considérablement réduite par Song, Fang Zhenwu, nouveau commandant-en-chef, ordonne à l'armée d'avancer vers Dushikou. Certains des subordonnés de Ji Hongchang tentent alors de se déplacer vers l'ouest à Ningxia en passant par le Suiyuan. Cependant, Fu Zuoyi et Zhang Lingyun les poursuivent et les bloquent à l'est de Ertaizi, les forçant à se rallier à Fang Zhenwu.
Le , Ji Hongchang se rend à Yunzhou (au nord de Chicheng) pour rencontrer Fang Zhenwu, Tang Yulin, et Liu Guitang pour une conférence militaire où ils décident de réorganiser leurs troupes et de les renommer en « Armée expéditionnaire punitive pour résister aux voleurs japonais », Fang Zhenwu en devient commandant-en-chef, Tang Yulin vice-commandant-en-chef, Liu Guitang commandant droit de route, et Ji Hongchang commandant gauche de route. Encerclés par les forces nationalistes au sud et les Japonais au nord, la décision est prise de quitter Dushikou et d'avancer au sud vers Pékin.
Après la rencontre, les troupes de Ji avancent au sud et traversent la rivière Hei pour arriver à Huairou à l'est de la Grande Muraille, et les troupes de Fang Zhenwu se déplacent à l'ouest de la Grande Muraille en suivant la rivière Bai. Les deux forces passent de l'autre côté de la Grande Muraille le et, le lendemain, Ji attaque Huairou et Fang Zhenwu attaque et occupe Miyun.
Pendant ce temps, Liu Guitang, après avoir parlé avec Sung Che-yuan, fait défection et rejoint les Japonais. Il reçoit le titre de « Commandant chargé de la suppression des bandits de l'est du Cháhāěr », commandant trois régiments stationnés à ChichengJowett pg.40, Dushikou et Yunzhou. Les forces de Liu bloquent les troupes de Tang qui suivent le reste de l'armée alliée anti-japonaise, laissant Fang Zhenwu et Ji Hongchang continuer seulsGuo Rugui 第二部分:从“九一八”事变到西安事变察哈尔民众抗日同盟军 1.