Ernest François Amédée Anselin, né le à Chambon-sur-Voueize et mort au combat le à Fleury-devant-Douaumont, est un officier général français.
C'est l'un des 42 généraux français morts au combat durant la Première Guerre mondiale.
Biographie Ernest Anselin naît le à Chambon-sur-Voueize (Creuse), il est le fils d'un maréchal des logis de gendarmerie, François Jules Anselin et de Marguerite Malvina DubucheActe de naissance de la commune de Chambon-sur-Voueize..
Carrière militaire Il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1880 (promotion des Kroumirs).. En 1882, il en sort sur et intègre la cavalerie. Le , il entre à l'École d'application de la cavalerie jusqu'au , il est sur 71 au classement de sa promotion avec la note . Il est promu au grade de sous-lieutenant en sortie de ce cursus et est affecté au de chasseurs d'Afrique le . Il fait campagne en Algérie du de cette année-là jusqu'au . Il devient lieutenant le et placé au de chasseurs d'Afrique à cette date.
Il se marie à Sainte-Gemme, le , avec Hortense Louise Boullier.
Il intègre l'École supérieure de guerre en 1890, il est breveté d'état major en 1892, se classant sur 81 avec la mention . Il est transféré au de chasseurs à cheval au et, est stagiaire à l'état major de la d'infanterie dans le même temps, il exerce ces fonctions jusqu'au .
Il est élevé au rang de capitaine le et devient stagiaire à l'état major du commandement de la subdivision de Cleman, division d'Oran au . Il reprend un service actif en Algérie du au et devient ensuite officier d'ordonnance du général commandant la d'Alger et la subdivision de Cleman le . Il est promu capitaine commandant et affecté au de dragons le . Il est fait chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur le ..
Il est officier d'ordonnance du ministre de la guerre d'alors, le général André, du au , date à laquelle il est promu chef d'escadron et affecté au de dragons. Il devient lieutenant-colonel le et est transféré au de dragons, il exerce dans le même temps la fonction de sous-chef de cabinet du ministre de la Guerre Berteaux.
Il devient colonel le et prend le commandement du de cuirassiers. Il est ensuite placé en activité hors-cadre comme sous-directeur à la du ministère de la Guerre du au . À cette date, il prend le commandement du de dragons, puis successivement celui du de cuirassiers au et du de cuirassiers au . Il occupe ce poste jusqu'au , date à laquelle il devient le directeur de l'École d'application de la cavalerie.
Il est ensuite directeur de la cavalerie au , poste qu'il occupe en parallèle avec divers autres : celui de commandant du de dragons à partir du , celui de membre de l'état major particulier du ministre de la Guerre au et celui de membre de l'état major général de l'armée au . Il est promu général de brigade à cette date et promu au grade d'officier de la Légion d'honneur le .
Première Guerre mondiale et mort au combat vignette|Sa tombe, la croix à droite dans l'Ossuaire de Douaumont en 1920. vignette|La tombe du général, numérotée « 1 », au pied de l'escalier d'honneur de l'ossuaire de Douaumont.
Il exerce toujours ce poste de directeur de la cavalerie lorsque la guerre éclate mais ne souhaitant pas rester au ministère alors que le conflit faisait rage, il demande à être affecté à une unité combattante, sa demande est satisfaite et il est nommé commandant de la d'infanterie de la du général Passaga en .
Il est tué par un éclat d'obus à la poudrière de Fleury-devant-Douaumont près de son poste de commandement pendant la préparation de l'attaque sur le fort de Douaumont le « Ernest François Amédée Anselin », base Mémoire des hommes, ministère français de la Défense., pendant la bataille de Verdun. Il est enterré aussitôt après sa mort dans un cimetière provisoire non loin de là. Reconnu , son cercueil est transféré en 1948 au cimetière militaire de Douaumont, où il demeure encore aujourd'hui« Ernest François Amédée Anselin », base des Sépultures de guerre, ministère français de la Défense. Le maréchal Pétain, lors d'une visite du site en 1934 avait indiqué vouloir être enterré à l'endroit où le général Anselin le sera en 1948. Aussi lors du vol de son cercueil à l'île d'Yeu en , les autorités surveillèrent les abords de la tombe du général Anselin, abords alors fréquentés par de nombreux journalistes..
Le général Nivelle lui fait attribuer une citation à l'ordre de la le :
Le général Passaga écrira à sa veuve :
Distinctions
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Postérité Son nom est inscrit au monument des Généraux morts au Champ d'Honneur 1914-1918 de l'église Saint-Louis à l'hôtel des Invalides de ParisRelevé du mémorial des généraux 1914-1918, Hôtel des Invalides..
Il existe une rue du Général-Anselin et un square du Général-Anselin dans le de Paris.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie .
Liens externes
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