L’abbaye de Bonlieu est une ancienne abbaye cistercienne, fondée au par des cisterciennes de l'abbaye Notre-Dame de Bellecombe, et qui était située sur le territoire de l'actuelle commune de Sainte-Agathe-la-Bouteresse, dans le département de la Loire.
Historique Fondation Dès 1110, il est fait mention d'une église paroissiale dédiée à sainte Agathe. En 1199, Guillemette (ou Ermengarde), épouse du comte de Forez Guigues II, fonde sur cette paroisse, dite La Bouteresse, un prieuré de sœurs cisterciennes venues de l’Abbaye Notre-Dame de Bellecombe, près d'Yssingeaux .. C'est la troisième implantation cistercienne en Forez (après les abbayes de la Bénisson-Dieu et de Valbenoîte) ..
Moyen Âge Ce prieuré devient abbaye en 1259 ; elle reçoit aux plusieurs dons de la part des comtes du Forez et de la famille d’Urfé, dont un membre, Arnulphe, semble participer en 1324 à la réfection de l'église abbatiale. Claude d'Urfé, gouverneur et bailli royal du Forez, élève en 1543 un mausolée familial dans l'église abbatiale ..
Cependant, la suzeraineté religieuse des sœurs vient se surajouter à la suzeraineté des seigneurs locaux, et cela amène parfois des conflits entre communautés et entre villageois ..
Destructions et reconstructions Les bâtiments monastiques (mais pas l'église) subissent plusieurs incendies et sont reconstruits au , en 1682 et en 1711. L'église paroissiale Sainte-Agathe est elle aussi reconstruite, au .
La Révolution et le En 1790, l'abbaye est fermée et vendue comme bien national. Au , l’église abbatiale brûle et est complètement détruite. Seule demeure l'église paroissiale Sainte-Agathe ..
Époque contemporaine L'abbaye est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du . L'arrêté de classement du se substitue à l'arrêté d'inscription.
L'abbaye gauche|vignette|redresse|alt=Photographie de bâtiments anciens situés dans un cadre naturel.|Vue générale de l'ancienne abbatiale et des bâtiments environnants.
L'abbaye de Bonlieu est majoritairement bâtie en briques tirées de la terre du lieu et en pisé. En 1711, après la troisième reconstruction de l'abbaye, celle-ci se compose de deux corps de logis séparés par le canal du moulin, encore visible sur le cadastre de 1826.
L'église, dont les collatéraux ont la même hauteur que la nef, ne respecte pas le classique plan cistercien à chevet plat et deux chapelles de chaque côté du chœur : à Bonlieu ce dernier est heptagonal et se termine par une abside à pans, encadrée de deux absidioles dont l'axe forme un angle de avec celui de la nef. La nef est voûtée d'ogives. Les murs nord, ouest et sud (façade et deux côtés) de l'abbatiale sont en moellons de grès, de calcaire et de granite ; le chevet, ainsi que tous les supports, arcs, ogives, voûtes, encadrements de baies, et contreforts, sont en parements de briques moulées. Les interstices du chevet sont comblés par un blocage de petits moellons de granite et de calcaire, sur un soubassement de moellons.
Outre les bâtiments classés, l'abbaye compte également deux objets classés : une cloche datant du dernier quart du , classée le . et deux stèles funéraires datant du deuxième quart du , commandées par Claude d'Urfé en hommage à son épouse Jeanne de Balzac ..
Notes et références
Voir aussi Articles connexes
Bibliographie
Liens externes L'abbaye de Bonlieu sur le site du musée de l'archidiocèse de Lyon. Histoire de l'abbaye sur un site personnel.
Bonlieu Bonlieu Bonlieu Catégorie:Monument historique inscrit en 1952 Catégorie:Monument historique classé en 2023 Bonlieu Catégorie:Monument historique dans la Loire Catégorie:Prieuré fondé au XIIe siècle Catégorie:Édifice religieux fondé en 1199 Catégorie:Prieuré devenu abbaye Catégorie:Abbaye fondée dans la décennie 1250 Catégorie:Édifice religieux fondé en 1259