Les Macrons, Macrones ou Makrones ( ; ) sont un peuple antique de la région du Pont, entre les Alpes pontiques et le Pont-Euxin.
Noms Le nom de Macrons peut être relié à celui de (Κρώμνη, aujourd'hui Yağlıdere en Turquie, au nord-est de Gümüşhane qui a été au un haut-lieu ) ; ma- ou mo- est un préfixe kartvélien qui marque souvent la formation d'un ethnonyme à partir d'un nom de lieu.. La linguistique caucasienne y a aussi vu la racine kol=kar de Colchide..
Dans le Périple du Pseudo-Scylax figurent à cet endroit les : Makroképhaloi (« grosses têtes ».), peut-être un sobriquet des Macrons... Le Circuit de la Terre du pseudo-Scymnos. comme le font explicitement des synonymes de ces deux noms.
Le nom de Machelons peut désigner soit des voisins étroitement liés aux Macrons, soit les Macrons eux-mêmes.
Histoire Les Macrons font l'objet de nombreuses références dans les récits classiquesHécatée, fragm. 191 ; Hérodote, II - 104, III - 94, VII - 78 ; Xénophon, Anabase, IV - 8 ; V - 5, § 18 ; VII - 8, § 25 ; Pseudo-Scylax, § 85 ; Apollonios de Rhodes, I, 1023-1024 ; II, 392 ; Pseudo-Scymnos, fragm. 21 ; Strabon, XII - 3, § 18 ; Pline, VI - 4 ; Denys le Périégète, 766 ; Étienne de Byzance, Les Ethniques, § M429.5 ; , 9r34.. Venant après Hécatée de Milet, Hérodote (vers 450 ) dit d'eux qu'ils étaient, comme leurs voisins les Mosches, , Mosynèques et , des bûcherons, des constructeurs de forteresses en bois et de navires, des guerriers sur terre et sur mer tributaires de l'Empire achéménide, inclus sous dans la satrapie., ayant combattu sous , et qu'ils pratiquaient la circoncision, signe d'une influence colchidienne.
Xénophon (430-355 ) situe leur territoire entre le mont , à l'est, et les abords de Trébizonde ( en Turquie moderne). Le pseudo-Scylax et Strabon confirment une position dans l'arrière-pays de cette colonie grecque ; en revanche, Hécatée et, sans doute à sa suite, Apollonios de Rhodes et Denys le Périégète, ainsi que Pline l'Ancien, quoique de façon confuse, ou encore l'auteur du Périple apocryphe du Pont-Euxin, qui suit Arrien, placent les Macrons plus à l'ouest, entre Trébizonde et Kérassonte. Ces variations se mêlent à celles des limites données à la Colchide, que Xénophon étend vers le sud-ouest jusqu'à cette région tandis que le pseudo-Scylax la cantonne à peu près au bassin du Phase.
vignette|Les Macrons sur une carte du voyage des Argonautes d'Abraham Ortelius . Strabon écrit que les populations anciennement appelées Macrons portent, à son époque (à l'approche du ), le nom de Sanni, alors que Pline les mentionne comme deux peuples distincts. Cette identification, reprise par Étienne de Byzance (), combinée à l'affirmation de Procope de Césarée qui fait de Sanoi l'ancien nom des Tzanniens, permet de relier ceux-ci aux Macrons.
Les kartvélologues modernes considèrent souvent les Macrons, avec leurs voisins les Chalybes, Mosynèques, Tibarènes ou , comme une population aborigène dont la présence dans le Nord-Est de l'Anatolie aurait précédé celle des Hittites ; les noms énumérés par Hérodote renverraient à des peuples caucasiens de langues kartvéliennes qui auraient survécu à la disparition de l'Urartu et dont descendraient les Zanes, ethnie géorgienne de l'actuelle Turquie. La mention des Macrons parmi les Pélasges, tirée du scholiaste d'Apollonios de Rhodes, est invoquée à l'appui d'une hypothèse kartvélienne de déchiffrement du linéaire A..
Notes et références
Bibliographie . . .
Catégorie:Peuple dans le Caucase Catégorie:Ancien peuple géorgien