thumb|300px|L'île de la Tortue au . Anne Dieu-le-veut (Anne Dieuleveult, parfois appelée Marie-Anne) née le à Gourin en Bretagne, morte le à Cap FrançaisGH de la Caraïbe, Généalogie et Histoire de la Caraïbe - , éd. Généalogie et Histoire de la Caraïbe, décembre 2009, Gourin, registre des baptêmes et des naissances, , , année 1661Médéric Louis Elie Moreau de Saint-Méry, Loix et constitutions des colonies françoises de l'Amérique sous le vent: 1704-1721, Chez l'auteur, 1785 est une pirate française au XVIIe siècle. Veuve de Pierre Lelong puis de Joseph Chérel, elle épouse Laurent de Graff.
Éléments biographiques En 1684, elle épouse le flibustier Pierre Lelong, premier commandant du Cap Françaiségalement appelé Pierre Length, qui meurt lors d'une rixe le . En 1691, elle épouse Joseph Chérel qui meurt à son tour en .
Plus tard, se sentant insultée, elle provoque en duel Laurent-Corneille Baldran dit de GraafLouis Moréri, Le Grand Dictionnaire Historique Ou Le Mélange Curieux De L'Histoire Sacrée Et Profane, édition de Bâle, t. 2: C - GRO, Volume 8, 1745, 1054 p. (ou encore de Graff) et se présente chez lui, pistolet à la main pour lui en demander raison. Pierre Margry, Relations et mémoires inédits pour servir à l'histoire de la France sous les Pays d'outre-mer tirés des archives du ministère de la marine et des colonies, Challamel, 1867. En 1685, Laurent de Graaf, gentilhomme hollandais, avait demandé et obtenu la nationalité française pour lui et sa première épouse: Pétruline Gusman. En 1693, il obtient l'annulation de ce premier mariageJean-Jacques Seymour, Les chemins des proies: une histoire de la flibuste, Ibis Rouge Éd., 2010, 299 p..
Le , Anne Dieu-le-veut et Laurent de Graaf se marient au CapPublicaciones del Consejo Superior de Investigaciones Científicas, Escuela de Estudios Hispano-Americanos, Consejo Superior de Investigaciones Científicas, 1972 et s'établissent à La Tortue (Saint-Domingue). Ils auront une fille née vers 1694 et un fils mort en bas âge. Anne Dieu-le-veut accompagne Laurent de Graff en mer. À la différence d'autres figures féminines de la piraterie telles que Mary Read ou Anne Bonny, elle ne dissimule pas son sexe. L'équipage, loin de succomber à la superstition qui voulait que le fait d'emmener à son bord une femme portât malheur, en avait fait une mascotte et lui réservait même une part de butin.
En 1695, lors de l'invasion anglo-espagnole, elle est capturée par les Espagnols et détenue à San Domingos. . Elle n'est ainsi libérée qu'à la suite de nombreuses démarches accomplies par la Franceon dit que Pontchartrain serait personnellement intervenu auprès du Roi d'Espagne pour la faire libérer, en 1698. Sa libération est la dernière mention connue de son nomPierre-François-Xavier de Charlevoix, Jean-Baptiste Le Pers, Histoire De L'Isle Espagnole Ou De S. Domingue, L'Honoré, 1733, .
Le , âgée de 48 ans, Anne Dieu-le-veut meurt à Cap Français. Sa fille Catherine, en digne héritière, restera connue pour avoir défié en duel un prétendant dont la cour fut jugée trop insistante.
Sa vie a inspiré un film de Jacques Tourneur : La Flibustière des Antilles (1951) dans lequel l'actrice Jean Peters l'incarne..
Descendance
Références
Catégorie:Pirate français Catégorie:Femme pirate Catégorie:Personnalité féminine française Catégorie:Naissance dans la province de Bretagne Catégorie:Naissance en août 1661 Catégorie:Décès en janvier 1710 Catégorie:Décès à 48 ans Catégorie:Décès en Haïti