, née à Carnières, le et morte au combat à Temploux le , est une résistante belge de la Seconde Guerre mondialeCommission de l'historique de la résistance, Livre d'or de la résistance, éditions Leclercq, Bruxelles, 1949 .
Éléments biographiques Laurette Demaret est née à Carnières, le . Elle est scolarisée à l’École moyenne du Centre, à La Louvière (l'actuel Athénée royal)
Sa mère décède en 1931. La mort de son père, le , lors des premiers bombardements allemands, motive son engagement précoce au sein de la résistance. Elle n'a alors que 18 ans.
Elle est membre du Mouvement national belgeElle fera d'abord partie de la Légion Belge puis du Mouvement national belge, est affectée dans un réseau de renseignements et d’évasion de pilotes alliés. Elle effectue aussi des missions de transport et de livraison d'armes, d'explosifs. Elle prend de nombreux risques qui lui valent une première arrestation. Elle parvient néanmoins à se faire libérer et reprend son combat.
Circonstances de sa mort
Le , deux véhicules de la résistance se rendent à Namur pour récupérer deux aviateurs américains, Laurette Demaret occupe le second véhicule aux côtés de trois autres résistants. Arrivés au premier carrefour à l'entrée du village de Temploux, ils constatent qu'un barrage y a été dressé. Le premier véhicule parvient à passer de justesse. Le second se lance à vers le remblai de la voie ferrée vicinale qui borde la route. Une fusillade éclate, Laurette Demaret est mortellement touchée. Un autre résistant est blessé à l'épaule droite. Le véhicule parvient néanmoins à prendre la fuite et continue sa course trois kilomètres encore avant d'abandonner le véhicule et de fuir vers les bois. Ils sont à nouveau pris en chasse par les Russes blancs du général Vlassov qui combattaient pour le Reich. Les trois hommes parviennent à échapper à leurs poursuivantsGuy Deudon, in The commando Dagger, , 7 avril 2012, asbl Musée des commandos, Flawinne, 2012, .
Le corps de Laurette est emmené à la caserne de Flawinne où elle est enterrée. Elle sera exhumée, le et à nouveau inhumée, le à Chapelle-lez-Herlaimont.
Reconnaissances
Le est inauguré dans la cour de l'École Moyenne de la rue de Bouvy à La Louvière, un monument dédié à Marguerite Bervoets et à Laurette Demaret, anciennes élèves de cet établissementHommage à Marguerite Bervoets et Laurette Demaret. Sur un socle de pierre, le sculpteur, Hector Brognon, représente une jeune femme en pied, tenant en main un fusil et semblant vouloir aller de l’avant d’un pas décidé. Son visage est une synthèse des visages des deux jeunes femmes. Le , au cours d'une cérémonie officielle, elle est faite, à titre posthume Chevalier de l'Ordre de Léopold II et reçoit la Croix de guerre avec palme ainsi que la médaille de la résistance. En 2019, la commune de La Louvière décide de donner le nom de Laurette Demaret à une nouvelle rue. Mais en 2021, cette rue n'existe toujours pas.
Bibliographie Roger Darquenne, Images de Chapelle-lez-Herlaimont, Ecomusée régional du Centre, 1994. Femmes-Soldats, dans la revue Cœurs belges, du , d'après M. Dewelde, chef de zone du M.N.B. Hainaut.
Notes
Références
Catégorie:Résistante belge Catégorie:Personnalité wallonne Catégorie:Naissance en novembre 1921 Catégorie:Décès en août 1944 Catégorie:Personnalité exécutée par le Troisième Reich Catégorie:Décès à 22 ans Catégorie:Naissance à Carnières Catégorie:Chevalier de l'ordre de Léopold II