Des astres et des ombres (titre original : ) est un recueil de nouvelles de science-fiction de George R. R. Martin, publié en .

Parutions du recueil États-Unis Le recueil est notamment paru aux États-Unis : en juillet 1977 chez Pocket Books, Notice sur iSFdb ; en 1981 chez Coronet Books, Notice sur iSFdb.

France Le recueil a notamment été publié en France :

chez J'ai lu, dans la collection « Science-fiction », : , , Notice sur iSFdb ; , , Notice sur iSFdb ; réédition en octobre 2009Notice sur Noosfère.

chez J'ai lu, dans la collection « Science-fiction », : , , Notice sur iSFdb.

Allemagne Le recueil est paru en Allemagne en 1979 sous le titre « Lieder von Sternen und Schatten »Selon iSFdb..

Liste des nouvelles Les nouvelles sont précédées d'une préfaceSur Noosfère.

Résumés des nouvelles Tour de cendres

Titre en anglais : This Tower of Ashes. Parution aux États-Unis : avril 1976, dans Analog Annual. Parution en France : 1983. Début du récit : Johnny est le narrateur et raconte un événement qui s'est déroulé quelques mois auparavant. Sur la planète Jamison, Johnny a vécu une histoire d'amour avec Crystal mais celle-ci l'a quitté. Il a appris qu'elle s'est mise en couple avec Gerry. Johnny réside avec son compagnon domestique qu'il a appelé « P’tit-Gris ». Or Johnny apprend que Crystal et Gerry viennent le voir. Il les accueille à son domicile rustique, situé près de la « Tour de cendres », un antique bâtiment jadis construit par des extraterrestres ayant aujourd'hui quitté la planète. La rencontre est plutôt cordiale. Après avoir dîné et avoir bu tous trois plus que de raison, il les emmène visiter les alentours : ils voient en contrebas d'un petit ravin les toiles d'araignée mises en place par les Araignées-à-rêves… Remarque : La nouvelle a été proposée pour le prix Locus de la meilleure nouvelle courte 1977 (« Best short story ») et a été classée sur 15 finalistesFiche sur iSFdb..

Saint Georges ou Don Quichotte Titre en anglais : Patrick Henry, Jupiter, and the Little Red Brick Spaceship. Parution aux États-Unis : décembre 1976 dans Amazing Stories. Parution en France : 1983. Remarque : le « Patrick Henry » cité dans le titre en anglais fait référence à Patrick Henry (révolutionnaire américain). Résumé : Au siècle, un couple d'astronautes (Janie et Vito) découvre dans l'espace la carcasse d'un vaisseau spatial, peut-être construit un siècle auparavant lors de la Grand épopée de la conquête spatiale. Des flashbacks ont lieu pour raconter les origines de la création de ce vaisseau spatial. On est au début du siècle : Peter Van Dellinore est obsédé par les voyages spatiaux. Quand son milliardaire de père décède et qu'il se retrouve à la tête du conglomérat familial, il se lance dans un projet fou : concurrencer Américains et Russes qui rêvent de conquérir en premier la planète Jupiter. Les Américains sont en train de construire le « Patrick Henry », les Russes le « Jupiter ». Il dépense sans compter des sommes énormes pour financer son projet de construction du vaisseau « Challenger ». Est-il le courageux Saint Georges qui lutte contre le dragon mythologique, ou pire, un Don Quichotte qui voit des moulins à vent au mépris de la réalité ? Quoi qu'il en soit, la NASA et les Russes, qui avaient déjà de l'avance, font partir leurs vaisseaux, et Peter n'est pas suivi par son conseil d'administration, qui vote sa destitution de son poste de président. La carcasse du vaisseau, pourtant bien avancée, est abandonnée à la dérive dans l'espace. Cette carcasse est redécouverte un siècle après par Janie et Vito, qui vont récolter une énorme somme d'argent de ce vaisseau dont la décision de construction fut délirante. Liens externes : Notice sur iSFdb Notice sur Noosfère

La Bataille des Eaux-Glauques Coauteur : Howard Waldrop. Titre en anglais : Men of Greywater Station. Parution aux États-Unis : mars 1976 dans le magazine Amazing Stories. Parution en France : 1983. Résumé : Sur cette planète lointaine, une expédition scientifique a été envoyée aux fins d'exploration. La station, bâtie en hauteur non loin de marécages, a été appelée la « Station des Eaux-Glauques ». Mais ces explorateurs sont entrés en contact avec une entité semi-intelligente, « la Moisissure », qui s'oppose à eux. Elle prend possession d'animaux endémiques de la planète et les envoie lutter contre eux. Plusieurs explorateurs sont déjà morts. Ils ne sont plus que sept hommes à rester vivants et à survivre, comme ils peuvent, dans l'attente de l'arrivée d'un vaisseau de ravitaillement. Or justement le vaisseau de ravitaillement est arrivé hier et, dès son arrivée, a été attaqué par la Moisissure. Elle s'est emparée du vaisseau. Reste le cas des camarades du vaisseau : à supposer qu'ils soient encore vivants, ont-ils succombé aux assauts épidémiques de la Moisissure qui transforme les Humains en zombies, ou alors la Moisissure les a-t-elle négligés en estimant que ses ennemis sont la station d'exploration et le vaisseau spatial de secours pris dans leur globalité, et pas les humains individuels qu'elle pourrait assimiler à de simples animaux secondaires ? Le débat est vif entre les minoritaires qui envisagent une mission de secours pour venir en aide aux éventuels rescapés et les vacciner, et les majoritaires qui estiment que le vaccin n'est pas assez puissant et que de toutes façons il n'y a aucun espoir de guérison à moyen terme. Autre question : faut-il attaquer l'équipage de secours, à titre de précaution, et tuer tous ces humains (contaminés ou non par les spores), ou au contraire attendre qu'ils attaquent, et dans l'attente se barricader ? Delvecchio dirige le débat, qui aboutit à la décision de ne pas venir en aide aux membres de l'expédition de secours et d'attendre l'attaque. Mais l'un des sept, Reyn, passe outre et, la nuit suivante, s'empare d'un hélicoptère d'observation et se rend, muni de vaccins, vers le lieu du crash du vaisseau. On n'entend plus parler de lui. Quelques jours après, l'attaque de la Moisissure a lieu. Plusieurs humains sont parmi les attaquants. Les six rescapés se défendent comme ils le peuvent. Ils tuent un à un les humains du vol de secours. Alors que Delvecchio et Sheridan sont les seuls survivants, Reyn est là, devant eux : il avait bien vacciné les collègues de l'expédition de secours et, loin d'être des ennemis, les hommes, munis de radios défectueuses, venaient « rentrer au bercail » vaccinés. C'est trop tard maintenant : la Moisissure lance une ultime attaque. Reyn meurt de ses blessures, Sheridan est tué, et Delvecchio constate qu'il ne lui reste guère de temps à vivre. Article connexe : la nouvelle peut être considérée comme une évocation lointaine du Siège de Fort Alamo. Liens externes : Notice sur iSFdb Notice sur Noosfère Avis de George Martin sur Horace Waldrop : Dans son introduction à la nouvelle, George R. R. Martin évoque ainsi sa collaboration avec Waldrop en 1972Des astres et des ombres, édition J'ai lu , introduction au recueil, pages 9-10. : « (…) L'auteur texan Howard Waldrop et moi-même correspondions depuis 1963, alors que nous nous trouvions tous les deux au lycée (…) mais nous ne nous sommes rencontrés en chair et en os qu'en 1972, lors d'un congrès de science-fiction à Kansas City. (…) Howard sortait sa machine à écrire portative. L'un écrivait pendant que l’autre allait faire la fête — à la fin du week-end nous en étions déjà à la moitié de l'histoire. Howard a emporté le manuscrit au Texas, il a fini le premier jet et me l’a envoyé. Moi j'ai révisé le texte, je l’ai développé, peaufiné, et j'ai fini par lui trouver un éditeur. (…) Horace Waldrop a une imagination incroyablement fertile. Il est capable de vous pondre davantage de bonnes idées en un seul après-midi que moi en six semaines. Il se pourrait bien qu'un de ces jours Howard prenne possession du monde entier. Par chance, ce petit bonhomme est extrêmement peu productif. (…) »

Un luth constellé de mélancolie

Titre en anglais : The Lonely Songs of Laren Dorr. Parution aux États-Unis : mai 1976 dans le magazine Fantastic. Parution en France : 1981, sous le titre Comme un chant de lumière triste dans l'anthologie Le Livre d'or de la science-fiction : Le Monde des chimères aux éditions Pocket. Début du récit : Sharra voyage entre les mondes infinis et les multi-dimensions. Cela fait des siècles qu'elle voyage ainsi, passant de mondes en mondes, chacun de ceux-ci étant surveillés par des Gardiens. Un jour, elle pénètre dans un monde, dans un système stellaire à l'étoile violette. La dernière planète qu'elle avait visitée l'a laissée blessée : le Gardien n'avait pas été tendre ! Quand elle arrive, affaiblie et épuisée sur ce nouveau monde, le Gardien se montre bienveillant. Assez gentil, empathique, il dit s'appeler Laren Door. Après son rétablissement, elle noue des contacts amicaux avec lui. Laren Door lui raconte son vécu : ancien dieu déchu, surveillé par les Sept Dieux, il est condamné à vivre seul dans ce monde désert. Il souffre de la solitude, mais sait bien qu'il ne peut pas quitter cette planète pour faire cesser cette solitude. Alors, il se promène, il chante, il joue du luth, il rêve. Aussi bien promeneur, philosophe, chanteur que ménestrel, il lutte comme il peut contre ce sentiment de solitude et de déréliction qui lui pèse. Il propose à Sharra de rester un mois sur ce monde, puis il lui montrera où se trouve la Porte qui permettra à la jeune femme de poursuivre ses pérégrinations. Sharra accepte sa proposition. Ils se promènent sur la planète. Il chassent du gibier sans le tuer. Ils font l'amour sur la plage. Ils chantent et récitent des poèmes sous la voûte du firmament. Sharra lui raconte le grand amour qu'elle a eu avec Kaydar et qu'elle ne parvient pas à oublier…

La Nuit des vampyres

Titre en anglais : Night of the Vampyres. Parution aux États-Unis : 1975. Parution en France : 1983. Résumé : Le président des États-Unis annonce dans les médias que des avions militaires ont été volés. Il s'agit du Front de Libération Américain qui menace de faire exploser des missiles nucléaires sur Washington si ses exigences ne sont pas satisfaites. Liens externes : Notice sur iSFdb Notice sur Noosfère

Les Fugitifs

Titre en anglais : The Runners. Parution aux États-Unis : dans le magazine The Magazine of Fantasy & Science Fiction. Parution en France : 1982, sous le titre La Poursuite dans la revue Fiction aux éditions OPTA. Remarque : il s'agit de la nouvelle la plus courte du recueil (9 pages). Début du récit : Adrien Colmer est un « Maître Sondeur », doté de télépathie et capable de lire les esprits. Il est contacté par Ed Bryl. Celui-ci se dit poursuivi par trois personnes : une femme blonde, un homme mystérieux et une vieille femme à moitié folle. Cela fait des mois qu'il les fuit, mais inexplicablement, ce trio le retrouve. Non pas que ces trois personnes soient menaçantes : elles ne lui ont pas fait de mal. Mais pourquoi donnent-elles l'impression de le traquer, sans jamais se mettre en rapport avec lui ? Que veulent-elles ? Que cherchent-elles ? Pourquoi la police, auprès de laquelle il a porté plainte, ne fait rien ? Y-a-t-il un complot ? Colmer est ensuite contacté par la femme blonde. Elle aussi a le « Talent » de sonder les esprits. Que Colmer lise le sien et il saura la vérité…

Équipe de nuit

Titre en anglais : Night Shift. Parution aux États-Unis : 1973. Parution en France : 1983. Résumé : Récit d'une journée de travail de Dennison, contremaître dans un dock interstellaire. Liens externes : Notice sur iSFdb Notice sur Noosfère

« …pour revivre un instant »

Titre en anglais : …for a Single Yesterday. Parution aux États-Unis : 1975. Parution en France : 1983. Résumé : Après la Conflagration, seuls quelques rescapés se sont regroupés en clans. Keith, musicien nostalgique de cette période passée, doit affronter la nouvelle réalité, et les nouveaux venus. Liens externes : Notice sur iSFdb